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Mignardises. 25 recettes pour cuisiner les hommes
Lefebvre Marion ; Ricard Francis ; Meerson Mari
FILIGRANES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782350463339
Le ciel est haut, la terre est basse, il n'y a que la table et le lit qui soient à la bonne hauteur". C'est la découverte de ce proverbe anonyme qui a tout déclenché. C'est toujours sans nous y préparer que l'inspiration apparaît. Elle s'accroche mystérieusement à un petit rien qui résonne en nous et nous presse sur un chemin de création jusque là inexistant, qui ne se trace que parce qu'on l'emprunte. Le projet Mignardises est donc né de la délicieuse petite phrase qui incarne à merveille cette posture existentielle française, vaguement désenchantée, qui admet la nature triviale de notre condition humaine - située à mi-chemin entre les dieux et les bêtes - et nous invite à en jouir avec simplicité, à hauteur d'homme. Exposé à la Galerie Le 29 pendant le Festival International de la Photographie Culinaire à Paris et au lancement de Radical Dining Society en Angleterre en 2012, puis à la galerie Le Triton aux Lilas et au Bé2M à Nantes en 2013, ma série Mignardises a également été publié dans plusieurs revues photographiques tels que Raw Photo magazine et Regards. C'est sous la forme d'un livre que cette compilation jubilatoire, qui allie le sel de l'esprit au poivre de la chair, va aujourd'hui trouver son aboutissement. Marion Lefebvre photographe plasticienne, c'est avant tout en tant que fine gueule que j'ai eu envie de rendre hommage à ce proverbe et à l'homme, ce compagnon de toutes les ripailles. Il est l'ingrédient indispensable, la muse appétissante des réjouissants festins qui composent les 25 recettes du livre. Il y est assaisonné, mijoté, mariné, braisé, flambé, bref, cuisiné à toutes les sauces, ou presque. Les recettes sont rédigées selon le protocole traditionnel de la méthode du pas à pas et les mets sont mis en valeur par l'illustration photographique. Mignardises reprend les codes classiques de la "fiche-cuisine" pour les subvertir avec espièglerie et célébrer le lien inaltérable et complice qui existe entre la chère et la chair.
La série "La chute? met en scène les corps en apesanteur de danseurs de Hip Hop de Capoeira et de danse contemporaine. Une « chute de l'ange » des années 2000, toute en tension et en énergie, entre ciel et terre.Juste après la crise des banlieues de 2005, entre pesanteur et gravité, j?ai réalisé des photographies en suspension dans une architecture générique et populaire. J?aime qu?à l?ère de Photoshop, la photographie puisse encore surprendre et témoigner d?instants ayant réellement existé, sans trucages, ni manipulations explique Denis Darzacq.Dans des cités d?un Paris populaire et urbain, il créée des images baroques de corps en apesanteur, en lévitation. Propulsion. Perte de gravité. Energie. Poussée. Bascule des perspectives. Et UNE question: que fait-on de cette énergie? Que fait-on de ces corps qui veulent entrer dans le ?je? et qui risquent de s?écraser au sol si on les ignore, si on les laisse tomber.Il y a dix ans, en pleine guerre du Golfe, l?artiste s?est rendu en Algérie pour faire un reportage sur des danseurs algériens, dont il a tiré une pléthore de photos et de vidéos. Séduit par ces visions de jeunes en suspension dans l?espace, le photographe décide par la suite de se rendre dans les cités et de demander à des danseurs et des sportifs de sauter devant des fonds choisis."
Jean Bizien débarque aux Etats-Unis en 1946. Très jeune homme. Il découvre le pays par une ville ? : New York. Une cité faite de centaines d'autres villes, de milliers de Villages d'Irlande, d'Italie, de Russie, de Chine, du Mali, d'Afrique du Sud, du Mexique, du Brésil... Des milliers de villages, des millions d'hommes, des milliers d'habitudes différentes, des milliers de fêtes, de langues, des centaines de couleurs de peau, des millions de démarches, une seule langue pour parler ensemble. Une seule ville pour vivre ensemble. New York est un miracle. Des millions d'hommes si différents se côtoient, vivent, commercent en paix. New York est un miracle sombre et joyeux. La paix et la justice humaine sont très relatives. Pour pouvoir vivre ensemble, inventons autre chose ?? Une ville haute et plus verticale. Et pourtant les humains photographiés par Jean Bizien sont des villageois dans une ville aux immeubles immenses.