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AU JARDIN DES MALENTENDUS. Le commerce Franco-Allemands des idées
Leenhardt Jacques ; Picht Robert
ACTES SUD
12,20 €
Épuisé
EAN :9782742713776
Chaque moment de crise dans la construction européenne rappelle que si l'Allemagne et la France en sont les pivots nécessaires depuis la réconciliation que scellèrent Jean Monnet, Robert Schuman, de Gaulle et Adenauer, l'entente franco-allemande reste un combat culturel et que ce qui nous rapproche n'abolit jamais la singularité de nos perceptions des valeurs et des choses. (...) C'est lorsque tombent les murailles garantissant des structures anciennes que menacent les crispations identitaires et les chasses aux sorcières. Chacun est alors tenté de faire de ses habitudes autant de valeurs intemporelles, prompt à critiquer les méthodes ou les objectifs de l'autre qu'il a peine à comprendre. Lorsque le monde s'ouvre subitement, le dogmatisme culturel abonde. Le but de cet ouvrage est de contribuer à dépasser ces obstacles. La richesse et la diversité des cultures dans lesquelles se sont structurés nos pensées et nos comportements doit rester une chance et non un handicap. Mais pour cela, il faut que nous connaissions mieux ces cultures qui nous étonnent et bien vite nous inquiètent.
Proposer une lecture politique du roman c'est d'emblée situer celui-ci à la charnière du champs sociologique et de ses manifestations idéologiques. C'est lier le fonctionnement du discours au jeu des catégories mentales et des systèmes de représentation cristallisés aussi bien au plan socio-politique qu'à celui des formes littéraires. Appliquant cette position théorique à La Jalousie d'Alain Robbe-Grillet, cet essai se propose de la situer non seulement par rapport au Nouveau Roman considéré comme phase idéologique, historique et littéraire, mais dans son rapport à des ensembles idéologiques figés tels que la vision coloniale du monde et le topos bourgeois du triangle conjugal. L'écriture du Nouveau Roman y apparaîtra comme dépassement esthétique de la contradiction entre la forme romanesque traditionnelle et les exigences émanant de la transformation des données économiques, sociales, et politiques.
Entre architecture et sculpture, les oeuvres de Jean-Charles Pigeau sont conçues comme autant de lieux de réserve et de contemplation, invitant l'autre à repenser sa place dans le monde". J. Leenhardt Jean-Charles Pigeau est né en 1955, à Pithiviers, il étudie à l'Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris de 1975 à 1978. Il est de ces sculpteurs des années 1980 qui opèrent une conversion de la sculpture devenue critique de son objet, vers une sculpture esthétique et spirituelle dont les problématiques sont l'homme et son environnement. Se décentrer pour comprendre. A chaque fois au cours de ses itinérances, de la Beauce au Mexique, de la Nouvelle-Calédonie, au Japon puis à la Chine, J-C Pigeau cherche à apprendre pour comprendre. De formidables civilisations disparues dans le passé de l'Humanité, il sait qu'il reste des traces vivantes dans la nature et dans les hommes. Il les cherche et il les trouve.
Des textes dadaïstes et provocateurs aux poèmes des années 1970, en passant par des écrits engagés dans le combat surréaliste ou pour la défense du réalisme socialiste, ce volume rassemble, pour la première fois dans leur intégralité, les écrits d'Aragon consacrés à l'art du XXe siècle. Les quatre-vingt-douze textes de cette édition, initialement publiés dans des revues, des journaux ou des catalogues d'expositions depuis longtemps disparus, sont pour la plupart introuvables. Aucune prise de position, dont certaines jugées plus tard avec sévérité par Aragon lui-même, n'a été écartée de ce recueil qui constitue une référence sur les rapports de la politique et de l'art, et sur l'histoire de ce siècle dont Aragon fut acteur et spectateur.
Qui lit quoi ? Ou, plus simplement, qui lit ? Telles sont les questions que la sociologie se pose d'ordinaire. La réponse est connue. Les études sur la lecture ont jusqu'à présent négligé de s'interroger sur cet échange complexe qu'est la lecture du texte littéraire. Qu'advient-il en effet du texte lorsque la lecture est le fait d'individus d'âge, de formation scolaire ou de milieu socioprofessionnel, voire de pays différents ? On ignore encore tout de l'arbitrage auquel procède le lecteur entre les exigences du texte et les contraintes qui résultent pour lui de la stratification sociale. Pour la première fois, une étude tente d'élucider cette question en analysant les différentes " lectures " qui ont été faites, à Paris et à Budapest, de deux romans choisis comme test.
Salomon Thierry ; Jedliczka Marc ; Marignac Yves ;
Depuis toujours l'énergie sous-tend et structure l'histoire des sociétés humaines et celle des individus. Ceci est d'autant plus vrai aujourd'hui, dans nos sociétés mécanisées, industrielles, consommatrices de loisirs et de temps. Se chauffer, s?éclairer, se déplacer, faire fonctionner tous les appareils qui nous entourent: l'énergie est au c?ur de nos vies. Nous vivons encore l?illusion d?un monde aux ressources infinies. Pourtant, la fin prévisible des réserves disponibles, les bouleversements climatiques de jour en jour confirmés et Deep Water Horizon, Tchernobyl ou encore Fukushima, sont autant de signaux d?alerte, qui ne laissent plus la place au doute, quant à la nécessité de changer notre manière d?appréhender l?énergie aujourd?hui. En 2003, vingt-quatre ingénieurs engagés dans la recherche d?un avenir énergétique durable réalisaient le Scénario Négawatt, certainement la proposition la plus aboutie pour repenser la politique énergétique de la France. Ce travail repose sur une méthodologie rigoureuse constituée de trois piliers fondamentaux: la sobriété énergétique, l?efficacité énergétique, et le recours aux énergies renouvelables. Cette grille de lecture simple et efficace permet de repenser intégralement notre rapport à la consommation énergétique et d?envisager un futur positif, constitué d?énergies propres, où la société revoit tout à la fois sa manière de consommer et celle de produire l?énergie dont elle a besoin. A l?horizon 2050 ce scénario, qui a déjà été actualisé une première fois en 2006, prévoit de se passer totalement du nucléaire, de réduire la dépendance aux énergies fossiles, de développer les énergies renouvelables et de réduire considérablement les dépenses. Cet ouvrage présente, dans une approche pédagogique et intelligible par tous, la toute dernière actualisation de ce scénario. Un guide à la fois théorique et pratique destiné à tous ceux qui, par un changement de leur rapport à l?énergie, souhaitent contribuer à la préservation et au partage équitable des ressources naturelles. Ce « manifeste négaWatt » est aussi et surtout un appel à oser résister aux conformismes et aux habitudes, à s?engager, avec volonté et lucidité, vers un autre paysage énergétique.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.