Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Lecture politique du roman. La Jalousie d'Alain Robbe-Grillet
Leenhardt Jacques
MINUIT
24,99 €
Épuisé
EAN :9782707301543
Proposer une lecture politique du roman c'est d'emblée situer celui-ci à la charnière du champs sociologique et de ses manifestations idéologiques. C'est lier le fonctionnement du discours au jeu des catégories mentales et des systèmes de représentation cristallisés aussi bien au plan socio-politique qu'à celui des formes littéraires. Appliquant cette position théorique à La Jalousie d'Alain Robbe-Grillet, cet essai se propose de la situer non seulement par rapport au Nouveau Roman considéré comme phase idéologique, historique et littéraire, mais dans son rapport à des ensembles idéologiques figés tels que la vision coloniale du monde et le topos bourgeois du triangle conjugal. L'écriture du Nouveau Roman y apparaîtra comme dépassement esthétique de la contradiction entre la forme romanesque traditionnelle et les exigences émanant de la transformation des données économiques, sociales, et politiques.
Qui lit quoi ? Ou, plus simplement, qui lit ? Telles sont les questions que la sociologie se pose d'ordinaire. La réponse est connue. Les études sur la lecture ont jusqu'à présent négligé de s'interroger sur cet échange complexe qu'est la lecture du texte littéraire. Qu'advient-il en effet du texte lorsque la lecture est le fait d'individus d'âge, de formation scolaire ou de milieu socioprofessionnel, voire de pays différents ? On ignore encore tout de l'arbitrage auquel procède le lecteur entre les exigences du texte et les contraintes qui résultent pour lui de la stratification sociale. Pour la première fois, une étude tente d'élucider cette question en analysant les différentes " lectures " qui ont été faites, à Paris et à Budapest, de deux romans choisis comme test.
De renommée mondiale, Wifredo Lam compte parmi les plus grands créateurs du XXe siècle, aux côtés de Picasso et de Max Ernst qui furent ses amis. Si, depuis trente ans, d'innombrables recherches ont approfondi les différentes facettes de sa peinture, il restait à les rapprocher et les confronter. Ainsi Jacques Leenhardt explore-t-il toutes les subtilités à travers une nouvelle approche globale. Sa vision est inédite. L'auteur retrace le parcours du peintre cubain aux origines multiples et les drames de son époque. Il décrit un artiste itinérant, ouvert et curieux de tout, anticonformiste et contestataire, tourmenté et confiant. Il évoque l'homme des rencontres et l'ami des poètes - parmi lesquels Césaire, Breton, Char... - de même que son engagement politique contre le fascisme, le racisme et toutes les dictatures. Jacques Leenhardt définit la singularité de cet artiste inclassable, qui a su à la fois retourner aux origines pour mieux s'en détacher. Réconcilier primitivisme et modernité. Parti très jeune de son île pour étudier les maîtres du passé - Bosch et Goya furent ses modèles, tout comme Chardin ou Matisse -, Lam a su puiser dans les avant-gardes, du surréalisme à CoBrA, qui furent pour lui des écoles de liberté. Son parcours est une invitation à penser et à sentir. Son v?u? Faire naître un langage transculturel, donner un espace artistique à tous. Cette rencontre des cultures n'est-elle pas le point d'orgue de notre XXIe siècle? L'?uvre de Lam, d'une étonnante actualité, a bien une valeur universelle.
Chaque moment de crise dans la construction européenne rappelle que si l'Allemagne et la France en sont les pivots nécessaires depuis la réconciliation que scellèrent Jean Monnet, Robert Schuman, de Gaulle et Adenauer, l'entente franco-allemande reste un combat culturel et que ce qui nous rapproche n'abolit jamais la singularité de nos perceptions des valeurs et des choses. (...) C'est lorsque tombent les murailles garantissant des structures anciennes que menacent les crispations identitaires et les chasses aux sorcières. Chacun est alors tenté de faire de ses habitudes autant de valeurs intemporelles, prompt à critiquer les méthodes ou les objectifs de l'autre qu'il a peine à comprendre. Lorsque le monde s'ouvre subitement, le dogmatisme culturel abonde. Le but de cet ouvrage est de contribuer à dépasser ces obstacles. La richesse et la diversité des cultures dans lesquelles se sont structurés nos pensées et nos comportements doit rester une chance et non un handicap. Mais pour cela, il faut que nous connaissions mieux ces cultures qui nous étonnent et bien vite nous inquiètent.
Dès la première phrase, vous entrez dans le livre, ce livre que vous écrivez en le lisant et que vous finirez par ramasser sur la banquette du train qui vous a conduit de Paris à Rome, non sans de multiples arrêts et détours. Le troisième roman de Michel Butor, paru en 1957, la même année que La jalousie d'Alain Robbe-Grillet, Le vent de Claude Simon et Tropismes de Nathalie Sarraute, reçut d'emblée un excellent accueil de la critique. Couronné par le prix Renaudot, traduit dans vingt langues, c'est encore aujourd'hui le plus lu des ouvrages du Nouveau Roman.
Un des pionniers du Théâtre de l'Absurde, Samuel Becket, offre un spectacle qui fait rire jaune à plus d'une reprise. Deux personnages en attendent un troisième et pendant cette attente, ils refont le monde à leur manière. Jamais ce que l'on nomme l'absurde n'aura été si visionnaire et réellement vrai.
Qu'est-ce que ça veut dire, moderato cantabile ? - Je ne sais pas. " Une leçon de piano, un enfant obstiné, une mère aimante, pas de plus simple expression de la vie tranquille d'une ville de province. Mais un cri soudain vient déchirer la trame, révélant sous la retenue de ce récit d'apparence classique une tension qui va croissant dans le silence jusqu'au paroxysme final. " Quand même, dit Anne Desbarèdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile. "
Il y a le stigmate d'infamie, tel la fleur de lys gravée au fer rouge sur l'épaule des galériens. Il y a les stigmates sacrés qui frappent les mystiques. Il y a les stigmates que laissent la maladie ou l'accident. Il y a les stigmates de l'alcoolisme et ceux qu'inflige l'emploi des drogues. Il y a la peau du Noir, l'étoile du Juif, les façons de l'homosexuel. Il y a enfin le dossier de police du militant et, plus généralement, ce que l'on sait de quelqu'un qui a fait ou été quelque chose, et "ces gens-là, vous savez..." Le point commun de tout cela ? Marquer une différence et assigner une place : une différence entre ceux qui se disent "normaux" et les hommes qui ne le sont pas tout à fait (ou, plus exactement, les anormaux qui ne sont pas tout à fait des hommes) ; une place dans un jeu qui, mené selon les règles, permet aux uns de se sentir à bon compte supérieurs devant le Noir, virils devant l'homosexuel, etc., et donne aux autres l'assurance, fragile, qu'à tout le moins on ne les lynchera pas, et aussi l'espoir tranquillisant que, peut-être, un jour, ils passeront de l'autre côté de la barrière.