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Léon Dehon. Fondateur des Prêtres du Sacré-Coeur
Ledure Yves
NOUVELLE CITE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782853134293
Le père Dehon (1843-1925) appartient à cette génération de prêtres de la deuxième moitié du XIXe siècle qui ont préparé l'Église à entrer dans la modernité. Il milite pour une Église qui se détache de ses liens politiques pour devenir l'alliée du peuple. Chaud partisan de la démocratie, il invite l'Église à prendre en compte les aspirations du peuple à plus de justice et d'égalité. Il sera le commentateur écouté des encycliques sociales de Léon XIII. Par le collège qu'il fonde, les sessions de formation, par ses nombreux écrits, il se veut éducateur de prêtres ouverts aux questions de société, de laïcs chrétiens engagés. En fondant une congrégation - les Prêtres du Sacré-Cœur -, il propose une spiritualité forte qui met l'accent sur l'intériorité et le Dieu-Charité. Un type de prêtres religieux qui prennent le temps de se former pour mieux servir.
Résumé : De l'époque des Lumières est née une société dans laquelle l'institution chrétienne, prisonnière de ses traditions, n'a pas su trouver sa place. On mesure aujourd'hui à quel point ce décalage a mis en porte-à-faux le discours chrétien. Trop souvent, le christianisme n'a pas compris qu'avec les Lumières commençait un nouveau mode d'évaluer qui fait de l'homme le paramètre des valeurs et des interprétations. Plutôt que de s'expliquer vigoureusement avec cette philosophie, il a préféré cultiver d'inutiles nostalgies qui engendrent plus de peurs que de créativité. Or si la crise n'interdit ni le doute ni l'hésitation, elle est d'abord en profondeur le temps des réévaluations, des mises en perspective historique. Elle demande analyse et jugement. Ce travail de discernement doit conduire à de nouveaux positionnements. Car le christianisme n'est pas une comète, étrangère à nos systèmes de valorisation, qui traverserait en aveugle le temps et l'histoire des hommes. Il est lui-même histoire, en perpétuelle évolution de lui-même, qui propose toujours un parcours d'incarnation et une aventure spirituelle originale. Ce livre est le fruit d'un discernement rigoureux qui ouvre de nouveaux horizons au christianisme.
Pendant des siècles, notre univers culturel s'est identifié au christianisme. L'essentiel de nos valeurs découlait de son message. Avec l'essor des techniques, la communication entre les hommes a fait un bond prodigieux au point que chaque humain n'a plus qu'une patrie : la planète terre. Le brassage de cultures et de mentalités qui s'ensuit, interroge nos différentes identités, fragilise nos croyances, relativise nos certitudes. Le christianisme s'est toujours considéré comme un produit d'éternité que les mutations du temps et de l'histoire laissaient insensible. Peut-il encore camper sur ces positions souveraines quand il n'est plus l'espace fondateur de notre culture ? Ne doit-il pas lui-même se mesurer à la diversité des cultures qui désormais structure nos sociétés ? Tester et confronter les nouveaux croisements culturels dans lesquels le christianisme est impliqué est le but que se propose cette nouvelle collection. Le projet est porté par la Faculté des Lettres de l'Université Catholique de Paris. Son champ d'enseignement et de recherches offre le meilleur espace de cette confrontation entre cultures et christianisme. Le premier titre de la collection est consacré au volume d'hommage offert à Monseigneur Marchasson dont la seule ambition fut de servir la culture chrétienne.
VOICI le premier numéro de l'année 1988. Nous ne sommes plus au temps des voeux, mais je voudrais en formuler un. Or, que peut-on souhaiter aux lecteurs d'une revue, sinon d'en être contents ? Notre désir est ainsi de continuer à vous plaire en cheminant avec vous à travers le monde des Pères. D'ailleurs, il existe un moyen pour que ce souhait se réalise pleinement : c'est de nous faire part de vos remarques et de vos demandes. Grâce à elles nous pourrons continuer d'améliorer "Connaissance des Pères" . Ce numéro est intitulé : "Judaïsme et chrétienté" . Il est la continuation du précédent. Mais le changement de titre indique un changement de tonalité. Les relations entre le judaïsme et le christianisme ont connu deux phases. La première correspond à la situation de l'Eglise jusqu'au quatrième siècle. Elle est alors minoritaire dans un monde païen qui, très tôt, lui est hostile : c'est le temps des grandes persécutions. Au quatrième siècle on assiste à un retournement de situation. Le christianisme, toléré officiellement, devient religion d'Etat. Ainsi, aux quatrième et cinquième siècles, l'empire devient un pays de chrétienté. Une telle transformation ne pouvait manquer d'affecter les relations de l'Eglise avec le judaïsme. C'est ce que l'on vérifie effectivement en lisant les Pères contemporains de ce changement. Mais on retrouve, comme à la période précédente, la même variabilité d'attitudes. l'aide de deux des Pères les plus célèbres de l'époque, Jean Chrysostome et Augustin, nous vous proposons de découvrir comment était perçu le judaïsme dans des cultures et des lieux différents. Jean Chrysostome est sans doute le Père qui a été le plus accusé d'antisémitisme. Il n 'est pas facile de répondre. D'une part, Jean est sémite et sa langue maternelle est un dialecte araméen, le syriaque. D'autre part, à Antioche, comme en Syrie à cette époque, l'Eglise connaît une situation paradoxale : des chrétiens continuent de fréquenter régulièrement la synagogue. La réaction virulente de Jean est dans la ligne de Paul : continuer pour un chrétien à suivre les coutumes juives, c'est nier l'oeuvre salvatrice du Christ Jésus (cf Ga 5, 2) : à chacun de lire l'ensemble et de se faire son opinion. J. FANTINO, o. p.
On parle souvent des premiers siècles de l'Eglise comme du temps des Pères. Pour la plupart ce sont des pasteurs, des moines, exceptionnellement des laïcs. Mais tous sont des hommes. Que dire alors des femmes, des chrétiennes de l'époque ? Il est d'ailleurs caractéristique de remarquer le très petit nombre d'écrits laissés par elles. II est vrai que ce phénomène est général dans l'Antiquité. Au premier regard donc les femmes ne semblent pas avoir eu une place importante en ce temps-là. Pourtant, en y regardant de plus près, on s'aperçoit qu'elles eurent un rôle fondamental dans la vie de l'Eglise tant dans le développement d'une vie familiale authentiquement chrétienne que dans le monachisme. Ce numéro ne prétend pas traiter la question des femmes au temps des Pères. Mais, pour faire découvrir la variété des vies chrétiennes menées par ces femmes, il en présente quelques exemples au quatrième siècle. Il y a tout d'abord la vie familiale avec Macrine soeur aînée de Basile de Césarée et de Grégoire de Nysse. Il y a aussi la vie des premières moniales. Mais peut-être plus original encore est ce cercle de femmes du monde à Rome qui s'est constitué autour de Jérôme. Deux traits différencient ce groupe des autres patriciennes : une vie chaste et austère jointe à l'étude non seulement des Ecritures mais aussi d'ouvrages théologiques. Une véritable révolution par rapport à la société environnante. Tous ces exemples n'épuisent pas le sujet. Mais ils témoignent d'une réelle diversité de vie qui pourtant dans son fond vise le même but, vivre en communion les uns avec les autres. C'est ce qu'illustre encore l'amitié entre Basile et Grégoire de Nazianze dans un article qui fait le lien avec le numéro précédent. J. FANTINO, o. p.
Quand on lit les Pères, on est frappé par la connaissance qu'ils ont des Ecritures. On peut même parler de familiarité avec elles. Ils nous montrent ainsi qu'on ne peut pas vivre en chrétien sans être nourri par les saintes Ecritures. Les Ecritures, en effet, parlent de Dieu et du salut qu'est Jésus le Christ. C'est pourquoi le Christ est présent dans toutes les Ecritures, dans le Nouveau Testament bien sûr, mais aussi dans l'Ancien, car "partout dans les Ecritures de Moïse est semé le Fils de Dieu" (Irénée, Haer, 4, 10, 1). Ainsi les Ecritures sont source de vie, elles nous font entrer dans le mystère de Dieu et du salut et nous font découvrir qui est cet homme que Dieu a créé pour l'aimer. On voit maintenant pourquoi les Pères ont eu à coeur de prêcher et d'enseigner à partir des Ecritures. Ce sont elles, en effet, qui nourrissent la foi et développent en - nous l'amour envers Dieu et le prochain. Mais pour cela encore faut-il les comprendre. Cette compréhension résulte d'un long cheminement avec elles en compagnie des témoins du Christ : les Apôtres et les Pères qui nous ont précédés sur cette route. Les Ecritures lues dans cette perspective sont une nourriture quotidienne. Elles servent à nous guider dans notre manière de vivre et à instruire notre intelligence concernant le mystère de Dieu et du salut. Ce numéro propose de voir comment des Pères ont lu les Ecritures pour nourrir leur foi et accroître leur intelligence du mystère. J. FANTINO, o. p.
Ce numéro est consacré aux symboles de la foi, ce que l'on désigne sous le nom plus familier de "Credo" . Avec cette appellation, on voit tout de suite de quoi il s'agit. On sait en effet que le "Credo" fait partie intégrante de la messe et que ce texte exprime l'essentiel de la foi de l'Eglise. Dans notre liturgie il en existe deux versions : le symbole de Nicée-Constantinople et le symbole des Apôtres. Mais il y en eut bien d'autres. Tous remontent au temps des Pères. Ces symboles de foi étaient utilisés essentiellement lors de la préparation au baptême des candidats qui, à cette époque, étaient pour la plupart adultes. On retrouve cela aujourd'hui : les catéchumènes adultes reçoivent le symbole de la foi lors d'une célébration préparatoire au baptême. Cet exemple montre l'enracinement liturgique des symboles. La liturgie en effet a toujours été le coeur de la vie des chrétiens : lectures, hymnes, prières, prédications, catéchèses, paroles et gestes des célébrations ont façonné la vie et la pensée des communautés chrétiennes au long des siècles. Ainsi la liturgie a été un lieu essentiel de création et de composition à toutes les époques en fonction des événements. C'est dans ce creuset que s'est forgée la théologie. C'est dans ce trésor que, tels les scribes avisés dont parle l'Evangile, les Pères ont tiré de l'ancien et du nouveau. C'est des textes qu'ils entendaient ou chantaient, qu'ils puisèrent les formules des premières confessions de foi, qui servirent notamment lors des célébrations baptismales. J. FANTINO, o. p.