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Lectures du genre
Boisclair Isabelle
REMUE MENAGE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782890912014
Qu'en est-il du masculin et du féminin dans la production littéraire contemporaine? Que permettent d'apprendre sur les textes du passé les hypothèses actuelles quant au caractère culturel du dispositif de la différence des sexes? Cette mise en question de l'identité de genre est-elle présente dans la littérature? Autant de questions qui peuvent être soulevées au moment d'interroger les textes, en recourant aux notions de détermination et d'indétermination, de brouillage et de glissement du genre, qui sont reliées de près à celle de l'identité sexuelle. Chaque texte littéraire recèle une vision du genre sexuel et constitue à ce titre un lieu de médiation où il est possible de reproduire ce dispositif ou de le subvertir. Aborder la question du genre vient ouvrir, en quelque sorte, celle du féminin et poser, à ses côtés, celle du masculin, et, plus globalement, celle de la division du monde.
Résumé : Depuis le début des années 1980, l'État providence est remis en question dans la plupart des pays occidentaux. Dès lors, les dirigeants politiques entreprennent de moderniser et de transformer les administrations publiques en instaurant de nouveaux modes de gestion, ce que les spécialistes appellent le nouveau management public. S'appuyant sur des pratiques inspirées du secteur privé, ils explorent différentes options leur permettant de réaliser des équipements et des services collectifs en gérant mieux leurs ressources, particulièrement financières. À travers une vision systémique, les différents textes présentés dans cet ouvrage montrent les divers aspects et paramètres à prendre en compte dans l'élaboration, la mise en ?uvre et la gestion des partenariats, qu'ils soient privés, public-public ou public-communautaire. Ils s'adressent aux élus, aux gestionnaires des réseaux, aux professionnels et aux étudiants soucieux d'approfondir leur réflexion à propos des partenariats. Les lecteurs y trouveront également quelques exemples d'application.
On connaît peu la pensée chinoise contemporaine. Annie Boisclair s'intéresse ici tout particulièrement au philosophe Mou Zongsan (1909-1995) au parcours singulier. D'origine modeste, il quitte le milieu rural de Shandong pour aller étudier à l'université de Pékin en 1929. Juste avant la prise du pouvoir par les communistes en 1949, Mou fuit à Taïwan puis, plus tard, à Hong Kong. Il enseignera dans diverses universités et les turbulences sociales et politiques de la Chine seront intimement liées à l'approfondissement de sa connaissance de la tradition intellectuelle chinoise qu'il mettra en relation avec les courants philosophiques occidentaux. C'est le dialogue entre les deux traditions et leur fécondation mutuelle que Annie Boisclair fait apparaître en suivant la pensée du philosophe. De tous les penseurs de ce courant, peu ont eu autant d'influence que Mou Zongsan. Mou supposait que les Chinois subiraient une perte d'identité culturelle s'ils ne valorisaient que le savoir étranger et, en même temps, que la civilisation chinoise ne survivrait pas à un enfermement sur elle-même. La pensée de Mou intégrait déjà plusieurs traditions fondamentales chinoises comme le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme, il était donc naturel d'y inclure des courants de philosophie occidentale. Rarement traduit en français, l'auteure propose en annexe de l'ouvrage quelques pages du philosophe.
Tour à tour sacralisé, transformé, utilisé ou violé, le corps des femmes incarne lidée même de désir : le fétiche de la représentation, nous dit la philosophe Judith Butler. Comment casser la triade sexe, genre et désir qui fait de lhomme lunique sujet désirant et de la femme, léternel objet désiré ? Est-il possible de penser le désir hors des identités sexuelles ? Pour sortir de cette impasse politique, symbolique et narrative, il faut rompre avec cette équation qui domine lespace des représentations de la sexualité. En revoyant les scripts sexuels à loeuvre dans notre imaginaire, du Petit Chaperon rouge à Merveilleuse Angélique, les articles rassemblés ici réfléchissent à la question des femmes qui désirent et agissent, tout en examinant ses figurations dans les images et les textes contemporains. Loccasion dexplorer de manière critique le désir féminin au plan de la production artistique, de la réception et de linterprétation symbolique. Au final, y a-t-il même un authentique désir à désirer , loin des représentations dominantes ? Des textes de Karine Bellerive, Isabelle Boisclair, Nicole Côté, Wendy Delorme, Martine Delvaux, Philippe Dumaine, Catherine Dussault Frenette, Karen Ferreira-Meyers, Stéphanie Kunert, Jonathan Lamy, Vincent Landry, Audrey Laurin, Julie Lavigne, Sabrina Maiorano, Joëlle Papillon, Lori Saint-Martin, Julie Silveira et Nathanaël Wadbled.
Boisclair Isabelle ; Landry Jean-Luc ; Poirier Gir
En plus d'offrir un portrait des productions culturelles queer au Québec tant francophones qu'anglophones, dont certaines autochtones, cet ouvrage s'attarde à révéler le caractère queer de celles qui ne le sont pas de facto. Il se présente comme un manuel de référence sur le sujet, avec des essais critiques — qui portent autant sur la littérature et le monde du spectacle que sur les arts médiatiques ou la presse gay — et des textes expérimentaux — fictions, dessins, récits autobiographiques. Plus de 27 oeuvres de fiction publiées entre 1965 et 2017 y sont analysées sous différents aspects, avec des méthodologies diverses, mais toujours sous l'éclairage queer (un terme à la nature instable, paradoxale, que calque la forme éclatée de l'ouvrage). Du polyamour à l'inceste, en passant par le racisme, l'urbanité, le suicide, le non-désir d'enfant, l'alimentation ou les processus de production, le queer met en scène des personnages hétéros ou homosexuels, intersexués, cis, trans, travailleur.euse.s du sexe, gros et plusieurs autres... Cette juxtaposition d'états, de genres, de thèmes, de formes et de pratiques constitue l'une des forces de ce livre qui intéressera bien sûr un lectorat d'intellectuel.le.s et de personnes issues des communautés LGBTQIA2S+, mais pas seulement. Il deviendra, sans nul doute, une ressource indispensable pour l'enseignement de nouvelles perspectives dans le cadre des sciences humaines et sociales.
Résumé : Est-il possible de mettre fin à l'opposition entre recherche et création ? Ce livre cherche à approfondir les potentialités de la recherche-création lorsqu'elle est menée par des personnes issues de groupes minorisés ou qui s'intéressent à différents types de marginalités. Les textes abordent la culture du viol, la santé mentale, les douleurs chroniques, les enjeux de classe, de racialisation, de sexualité et de blanchité, dans des formes plurielles et propres à la recherche-création. D'entrée de jeu, Nicholas Dawson et Marie-Claude Garneau discutent de leurs choix et de leur pouvoir éditorial dans l'introduction rédigée sous la forme d'une pièce de théâtre - avec un prologue, quatre scènes et un épilogue - qui se déroule dans le huis clos d'une cuisine pendant la pandémie. L'amitié est posée comme une question transversale, qui "traverse tout" , qui permet de décloisonner les expériences de minorisation et de marginalisation.
Résumé : Camille Toffoli croit que les chanteuses country, les sad girls et les championnes de rodéo ont quelque chose de fondamental à nous apprendre sur les rapports de genre et les privilèges de classe. "Filles corsaires" construit une pensée qui a les deux pieds dans la vie, qui jette son dévolu sur les figures oubliées et les angles morts d'un certain féminisme universitaire. Pourquoi le célibat volontaire, l'autonomie sexuelle et la non-maternité sont-ils toujours frappés de suspicion ? L'amitié peut-elle réellement lutter contre l'hétéronormativité ? Comment penser une politique de la solitude ? L'autrice investigue ces questions, et bien d'autres, à travers une série de portraits où les anecdotes côtoient les réflexions philosophiques. Une éthique féministe inconfortable qui se déploie quelque part entre les journées de travail en librairie et les soirées karaoké.
Résumé : A l'heure où des crises environnementales, économiques, politiques et humanitaires se croisent et menacent jusqu'à la vie sur Terre, il est troublant de constater que nous ne faisons toujours pas de la défense du vivant une priorité. Et si le travail de soin, les modes de vie égalitaires et durables souffraient du même mépris qui a longtemps occulté le savoir et l'action des femmes ? Ce livre postule l'urgence de l'écoféminisme. Comprendre les similitudes dans le fonctionnement du patriarcat et de l'exploitation de la nature permet de revaloriser de puissantes stratégies de résistance.Les auteures de ce recueil réfléchissent à la décentralisation du pouvoir, à la décolonisation, aux droits des animaux, à la crise de la reproduction, aux grands projets d'exploitation des ressources, au retour à la terre, à la financiarisation du vivant, à la justice entre générations. Toutes sont engagées sur plusieurs fronts pour freiner la destruction du monde.