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Pourquoi croire encore en l'homme ?
Besnier Jean-Michel ; Bourgeois Bernard ; Lecomte
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782343108643
Crise financière, crise sociale, crise morale, etc., notre société traverse une série de malaises que certains observateurs attribuent plus largement à une crise de sens : pourquoi vit-on ? Où va notre humanité globalisée ? Faute de réponses satisfaisantes, le pessimisme gagne. Cette situation de crise, dans laquelle notre société semble plonger peu à peu, n'est-elle pas en partie liée à la perception de l'être humain qui a été aux fondements des théories - économiques, sociologiques, philosophiques, psychologiques - sur lesquelles se sont élaborés notre vision du monde et nos rapports aux autres ? Un homme violent et égoïste ; un animal, peut-être rationnel et social, mais qui resterait malgré tout "un loup pour l'homme". Dans une telle conception, doit-on s'étonner de la friabilité du ciment éthique indispensable à la construction et au développement de toute société viable ? Il ne s'agit pas ici de nier la dimension animale, égoïste ou agressive de l'homme. Mais n'a-t-on pas omis ou déprécié d'autres dimensions, porté trop peu d'attention aux vertus que l'homme possède en propre et aux moyens dont il dispose pour les parfaire ? Sans tomber dans un optimisme béat, quelles sont aujourd'hui les données qui permettent de renouveler l'idée que l'on se fait de l'homme, de lui redonner confiance en lui afin de le motiver à l'action juste et bonne ? Pour répondre à ces questions, l'approche choisie est double : philosophique et scientifique. Ainsi, nous voyagerons d'abord de l'antiquité grecque à la philosophie humaniste du XXe siècle. Puis, c'est l'exploration de travaux récents issus de la psychanalyse, de la psychologie positive et de la médecine, qui nous invitera à porter un autre regard, optimiste, sur la "nature" humaine.
Résumé : Clones, robots, cyborgs, organes artificiels?: la science-fiction d?hier devient notre réalité et l?on se demande déjà comment préserver une définition de l?humain. Chez ceux que les machines fascinent, Jean-Michel Besnier perçoit une forme de lassitude ? voire de honte ? d?être seulement hommes. Aux autres qui, au nom d?idéaux humanistes, refusent les progrès techniques, il reproche en revanche leur inconséquence: n?ont-ils pas cru que la liberté humaine consistait à s?arracher à la nature ? ce que la technique permet d?obtenir effectivement? Les métaphysiciens de toujours souhaitent que l?Esprit triomphe de la Nature. Les visionnaires d?aujourd?hui, proclamant l?avènement du posthumain, annoncent la réalisation concrète de cette ambition. Grâce à son ingéniosité, l?homme n?aura bientôt plus le souci de naître: il s?autoproduira. Il ne connaîtra plus la maladie: des nanorobots le répareront en permanence. Il ne mourra plus, sauf à effacer volontairement le contenu téléchargé de sa conscience. Mais comment vivrons-nous dans ce monde-là? Quelle éthique nous mettra en harmonie avec une humanité élargie, capable d?inclure autant les animaux que les robotsou les cyborgs? Quels droits, par exemple, devrons-nous accorder à ces robots chargés, là où les hommes sont défaillants, de rendre nos fins de vie plus humaines? Les utopies posthumaines nous obligent à affronter ces questions, à évaluer nos dispositions à engager le dialogue avec cet autre, hier animal ou barbare, aujourd?hui machine ou cyborg. N?est-ce pas là justement, aujourd?hui comme hier, que se joue la grandeur de l?humain?Jean-Michel Besnier, né en 1950, est professeur de philosophie à l?université Paris-Sorbonne (Paris IV) et membre du Centre de recherche en épistémologie appliquée (le CREA, laboratoire de l?École polytechnique et unité du CNRS). Il appartient aux comités d?éthique du CNRS (le COMETS) et de l?INRA (le COMEPRA). Il est l?auteur d?une douzaine de livres, dont une Histoire de la philosophie moderne et contemporaine (Grasset, 1993; Le Livre de poche, 1998).
Selon les auteurs, la culture est certes le témoignage historique de la prise en charge par les hommes de leur destin mais aussi la condition de toute orientation pratique dans le temps présent. Si l'homme cultivé sait s'arracher aux déterminismes naturels qui l'enfermeraient dans l'espace et le temps de son existence particulière, il n'en est pas moins capable de reconnaître et d'assumer l'histoire des siens. Cet ouvrage restitue les grandes lignes des traditions intellectuelles qui constituent la toile de fond des débats contemporains. En ce sens, il se présente comme la mémoire de nos questions. La culture qu'il voudrait illustrer traduit donc à la fois l'arrachement aux réalités figées et le souci du présent qui est nôtre.
Jean-Michel Besnier est professeur de philosophie à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV) et membre du CREA (centre de recherche en épistémologie appliquée, Ecole Polytechnique et CNRS). Il appartient aux comités d'éthique du CNRS et de l'INRA. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont une Histoire de la philosophie moderne et contemporaine (Grasset 1993; Le livre de poche 1998) et L'homme simplifié (Fayard, 2012).
Résumé : De tout temps, les philosophes se sont attachés à démonter les mécanismes du savoir, à identifier ses présupposés théoriques et à exprimer ses implications philosophiques. Selon le philosophe Jean-Michel Besnier, la volonté de connaître est toujours empreinte d'une dimension métaphysique et cette quête de compréhension totale est particulièrement saisissante dans le projet des sciences cognitives.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.