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LA GRANDE ROUTE PAR TOUS LES TEMPS
LECLOUX FREDERIC
ARNAUD BIZALION
18,00 €
Épuisé
EAN :9782369801191
Dans les années 1990, si tant est que j'avais compris quelque chose à la photographie, je photographiais en sonnets. Vingt - six, et puis deux autres, ont traversé les ans : vingt et quelques ans, trente en comptant large. Une paroi de temps. Des images, des photographies peut - être, nées ultérieurement, par hasard plus ou moins dans le lieu d'écriture de chaque sonnet, voudraient leur ouvrir des portes vers le dehors de ce qu'ils sont. Retrouvé ces lignes dans mon journal, en date du 28 novembre 2014 : J'aimerais tant, j'ai peur que ne pas, j'aimerais tant qu'il y ait une continuité. Que tout cela ne soit qu'un seul geste, qu'une seule répétition, tendue d'un seul fil... Parfois j'ai l'impression que tout se réduit à une seule image perdue : bord de Semois, été 1982, grillant des tartines sur la braise, un foulard autour du cou... Ce fut l'apprentissage des arbres et des rivières, et d'une exaltation un peu mièvre qui continue de me jouer des tours. Serait- ce juste la perte de cela ? Tous ces mots et ces images pour reconnaître la perte de cela ? F. L.
En 2015, alors que la construction des infrastructures de la Coupe du monde de football 2022 avait démarré au Qatar, 1 500 hommes népalais quittaient chaque jour l'un des pays les plus pauvres du monde pour aller travailler à l'étranger, 20% d'entre eux émigrant vers le Qatar. Frédéric Lecloux a interviewé et photographié des femmes laissées seules au Népal par leurs fils ou maris partis au Qatar, où il est ensuite parti les retrouver dans leurs camps de travailleurs. Comme des millions d'ouvriers venus d'Asie du sud et d'Afrique, ils luttent au quotidien pour rester en vie malgré les conditions de vie inhumaines. Par cette enquête visuelle et la connaissance qu'il a du Népal, Frédéric Lecloux éclaire une situation qu'on peine à voir. Ce livre est publié en partenariat avec Amnesty France.
«Frédéric Lecloux, hanté par L'Usage du monde, s'efforce de bannir les effets faciles, l'exotisme. S'essaie à l'écriture avec infiniment de rigueur au fil de ce beau livre exigeant.» --Marjorie Alessandrini, Le Nouvel Observateur.
Fin 2019, Frédéric Lecloux entame un travail de création photographique visant à mettre en lumière l'ancrage territorial du cinéma, particulièrement en Ardèche et dans la Drôme. De festival en séance itinérante sous les étoiles, de salle de classe en salle obscure, de ville en village, il montre que le cinéma demeure une expérience qui lie l'intime au collectif. Territoires du cinématographe rassemble des photographies qui rendent compte du rôle social du 7e art, des pratiques des spectateurs et de la magie qui opère dans les salles obscures. Dans son journal, Frédéric Lecloux raconte ce que l'image ne lui permet pas de dire : la beauté des rencontres, ce que filmer et photographier veut dire... Un livre en forme de manifeste qui ouvre une réflexion sur l'avenir du cinéma après la pandémie.
A l'un des architectes les plus connus de Suisse, j'ai osé un jour la boutade que, pour avoir fait ses preuves, un architecte devait avoir réussi son gratte-ciel. Avec Vincent Jendly, j'ai compris que ce qui était à mes yeux le chef-d'oeuvre du bâtisseur l'était aussi pour le photographe. En effet, m'a-t-il expliqué, photographier un gratte-ciel est une gageure. Soit on se trouve au pied de l'édifice, soit on l'approche par le ciel. Dans les deux cas, on a un problème de parallaxe. La seule solution est de l'attaquer à l'horizontale. C'est pourquoi Vincent s'est hissé là où seuls accèdent les oiseaux et quelques écureuils téméraires, pour nous livrer ce face-à-face vertigineux, surprenant et intime. Avec sa lentille perçante, il dissèque virtuellement façades et canyons pour nous révéler la véritable anatomie qui porte le bruissement, la vibration, mais aussi le romantisme d'une ville apparemment folle aux yeux du visiteur superficiel ou furtif. 32 photographies New-York
Cette année, le point commun des quatre photographes d'Amorce sélectionnés par Flore Gaulmier ; Amandine Freyd, Géraldine Arlet, Edwin Fauthoux Kresser, Valentine Vermeil, est un vécu personnel qui fait histoire, étendu dans le temps ou bien relié à des moments éphémères. Ces moments sollicitent la mémoire, poussent à "être en quête de" : souvenirs, traces, acceptations, interrogations, expérimentations, qui s'illustrent par l'image. On décèle ainsi de multiples approches qui pourront être douce, délicate, poétique, chaleureuse ou encore apaisante. Parfois, une légère tension se profile...
A l'orée d'une crise sanitaire qui a fait basculer le monde, des histoires d'exils se rencontrent dans une geste croisant image photographique et forme théâtrale, portée par des jeunes acteurs migrants réfugiés et générant une création performante de l'ordre du soulèvement. Les deux auteurs vivent et expérimentent dans un " en-commun " artistique une insurrection créatrice qui se révèle être un vecteur de transformation de soi et de l'autre, d'attention sensible et d'action éthique et politique, où se nouent de nouvelles alliances de la photographie documentaire avec le monde, constituant de la construction d'une " démocratie sensible ". Utopie concrète, acte de résistance ouvrant à la mise en oeuvre d'un art citoyen et participatif, créateur d'un monde nouveau.