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Bonnot et la fin d'une époque
Leclercq Pierre-Robert
BELLES LETTRES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782251444413
En avril 1912, au terme d'un siège qui rassembla des milliers de spectateurs criant "À mort", Jules Bonnot mourait "à la suite de ses blessures". Un an plus tard, disparaissaient les trois derniers membres d'une association de malfaiteurs connue sous le nom Bandits en auto devenu Bande à Bonnot. Inépuisable sujet où l'effet l'emporte souvent sur la cause, véritable feuilleton entretenu par toute la presse, de décembre 1911 à avril 1913, cette bande est, aujourd'hui encore, en bonne place dans l'histoire criminelle. Bonnot et les siens ne sont pas nés assassins. Il y a, chez la plupart d'entre eux, une évolution de la révolte sociale au crime. Ils sont la face violente d'une anarchie qui condamne le meurtre mais qui est débordée par certains de ses membres, souvent très jeunes. L'histoire n'est pas forcément une répétition, mais telle chronique de 1912 où L'Humanité se trouve en accord avec L'Action Française, semble avoir été écrite à la fin d'un G20 ; tel reportage du Petit Parisien ou du Figaro de 1913 semble illustrer un débat sur nos quartiers dits difficiles. Le crime n'a pas besoin des faiblesses d'une société pour être, mais les journaux de son temps disent, sans trop oser le dire, que Bonnot est aussi un mauvais fruit de son époque.
Résumé : Descendant du maréchal de Saxe par son père et d'un oiselier parisien par sa mère, Aurore Dupin voit le jour à Paris le 1er juillet 1804. Trop tôt privée de la présence paternelle, la future George Sand partage son enfance entre sa mère et sa grand-mère, deux femmes qui ne s'aimeront jamais. Ces premières années sont jalonnées d'événements douloureux, avec la mort du petit frère, et d'images traumatisantes comme celles du Dos de Mayo lors d'un voyage en Espagne, en 1808. Mais c'est aussi la découverte de Nohant, où Aurore développe un amour des animaux et de la nature qui ne la quittera plus, et de fréquents séjours à Paris. C'est là, au couvent des Anglaises et sous l'?il vigilant d'une abbesse intrépide, que la jeune effrontée lie ses premières amitiés féminines, s'adonne au théâtre et... rencontre Dieu. En 1822, après, avoir éconduit nombre de prétendants, elle épouse François Dudevant dit Casimir, dont elle aura deux enfants. Loin de s'assagir, elle revendique son indépendance et au travers de ses liaisons, supposées ou avérées, et de sa collaboration avec Jules Sandeau, affiche son goût de la transgression et de la liberté. Des années de jeunesse tumultueuses où, de Paris à Nohant, se croisent précepteurs, archevêques, hommes politiques, journalistes et soupirants, préfigurant ce que sera la destinée de George, née le 2 mai 1832, date à laquelle s'achèvent ces Années Aurore.
Le XIXe siècle du Second Empire et de la Belle Epoque est celui de Pasteur, d'Haussmann, des frères Pereire, du Sacré-Cœur, de la Tour Eiffel, de l'opérette avec Offenbach, du théâtre avec Rostand. La renommée d'Hortense Schneider et de Sarah Bernhardt est arrivée jusqu'à nous. Il n'en est pas de même pour Emma Valladon. Débutant dans les plus minables des quelque trois cents caf'conc' que compte Paris, Emma, apprentie modiste, accède aux plus fastueux en devenant Thérésa. En quelques mois, son succès rassemble le public des faubourgs et les grands noms du Pouvoir, de Paris à la province, de Rome à Pétersbourg. Avec elle, on reconnaît à la chanteuse populaire le titre d'artiste. Célébrée comme une diva, elle se fait comédienne en jouant des opérettes d'Offenbach, et des compositeurs comme Gounod et Fauré rendent hommage à son talent. Pionnière dans sa profession, elle est la première de la corporation à obtenir des cachets pharamineux, à être sollicitée pour des publicités, à multiplier les produits dérivés, à créer ce qu'on n'appelle pas encore des " tubes ", et elle est à l'origine de ce qui donnera une reconnaissance juridique aux intermittents du spectacle. De 1862 à 1892, sa carrière marque l'apogée et la fin du café-concert qui laisse sa place au music-hall, nouvelle galaxie de la chanson populaire dont toutes les étoiles, persistantes ou filantes, sont les héritières de la petite modiste qui chantait " en triple accord avec ses sens, son esprit et son âme ", comme l'écrit son admirateur, Barbey d'Aurevilly.
Résumé : Le cadran d'or qu'il porte à son poignet dit que pour aller des Terres à la Place de Wagram, il lui a fallu trente minutes. Qu'importe. Quand il ne vous est plus rien, on a tout son temps. Une demi-heure de marche vers la fin du monde, et les montres deviennent inutiles. A l'angle de la rue Jouffroy et du boulevard Malesherbes, il pose la sienne sur le rebord d'une fenêtre. Elle pourra servir à quelqu'un qui n'a pas tout son temps. Il marche. La nuit, beaucoup de sans-logis marchent.
Résumé : L'histoire repasse les plats. Chassepot ou kalachnikov, les morts des guerres sont des morts à la guerre ; de 1940 ou de 1999, les exodes traînent leurs mêmes misères ; il y a toujours des vaincus pour crier " Vive la défaite ! " ; pour l'île du Diable ou Dachau, le racisme distille le même venin ; les scandales sont Semblables, en franc-or ou en euro. Que madame porte crinoline ou minijupe, que monsieur écrive à la plume d'oie ou parlotte dans son portable, ils ont les mêmes joies et misères. Cette permanence des drames et des bonheurs mondiaux ou individuels se vérifie à suivre l'histoire des Doncières, de Léon (? - 1833), débardeur sur le quai de La Rapée, à Gabriel (1925-20..), célèbre avocat versaillais. Ces vies que les événements unissent ou séparent, où les femmes sont souvent images de sagesse et de liberté, ne vont pas sans amours, haines et la note d'espoir qu'apporte un " négrillon ".
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français