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Bouts du monde
Leclair Yves
MERCURE DE FRAN
17,04 €
Épuisé
EAN :9782715220003
De Bagneux à Athènes, de Paris en Dordogne, des hauts lieux alpins au fin fond de la Bretagne, par le petit bout de sa lorgnette, un homme, conscient de la chimie de ses humeurs comme de la contingence de tout, travaille à devenir citoyen du monde, et pense ainsi collaborer à sa genèse. A pied ou à vélo, il tente d'aller au bout de certaines de ses illusions, franchissant le col de ses mythes, pour mieux plonger dans les prodigieux décombres de ce monde. Ce sont alors de charmantes apparitions, où l'on réalise la présence des autres : fraîcheur d'un visage entrevu un matin dans une cité, vieux paysan esseulé boitant dans son champ, bouts de vie d'illustres inconnus que l'on salue dans de petites épopées de poche. Parfois, c'est presque rien du tout : un bout de journal déchiré dans un roncier, mais dont la blancheur figure la seule bonne nouvelle du jour... Finalement, ce journal, ce quotidien de la poésie dans tous ses éclats forme (s'il est vrai que tout est fiction) le puzzle d'un roman en vers : bouts de ficelles effrangées sur lesquels une main sans doute aveugle, par dépit comme par défi au néant, joue de la harpe. Ainsi résonnent des bouts du Chant dont la malicieuse simplicité subvertit la grammaire de nos habitudes et en fait une "poéthique" de l'errance, en reconnaissant dans le prochain comme dans le lointain, toujours inconnus, étrangers, les vrais héros de cette vie.
Résumé : Pierre-Albert Jourdan (1924-1981) fut sans doute l'un des érivains les plus effacés de ce siècle paradeur. Ami des poètes prestigieux de notre temps comme des oeuvres essentielles, fussent-elles les plus secrètes, cet homme ordinaire peu ordinaire pratiqua durant toute sa vie la lecture, la peinture et l'écriture. Esprit radicalement libre, il créa sa revue (Port-des-Singes), publia peu, écrivit beaucoup, laissant une oeuvre riche et lumineuse, mesurée, intime. Deux volumes rassemblant ses écrits ont paru au Mercure de France : Les sandales de paille (préf. Yves Bonnefoy, 1987) et Le Bonjour et l'Adieu (préf. Philippe Jaccottet, 1991).
Résumé : Ce recueil de poèmes en prose est fait de petits riens de la vie : fragments de lettres, souvenirs, moments de grâce, bribes de conversation, impressions de voyages, cartes postales, prières, pensées ; ils composent une manière de journal poétique de haute tenue, où l'on "surprend" de-ci, de-là, entre "apparitions" et "disparitions" , des appels, des images et des échos, non seulement du septième ciel, mais de cette "autre vie" que le paradis promis ou l'au-delà spirituel figurent. Cest simplement beau, délicat, coloré comme un vitrail.
Douze chapitres, consacrés à chacun des douze mois de l'année. Douze ragas, ces " compositions sonores, formées de mouvements mélodiques, qui ont pour effet de colorer le c?ur des hommes ". Comment ne pas penser également au rythme du ragtime, qui lui aussi cadence en ses variations le battement des c?urs, et la démarche des corps. Entre l'ici et l'ailleurs, l'Occident et l'Orient extrême, le présent et l'éternel, Yves Leclair poursuit, le bâton ou le calame à la main, la promenade méditative entreprise avec son Manuel de contemplation en montagne (La Table Ronde, 2005). Nourrie de nos écrivains d'hier ou d'aujourd'hui, Pline le Jeune ou William Cliff, autant que du Tao-te-king, c'est la même émotion qui circule, et nous enseigne que rien d'humain ne nous est étranger. Qu'il évoque le paysage, ou qu'il entreprenne quelque " voyage sémantique " au c?ur du savoir, de la saveur et de la sagesse, l'autour se conforme au v?u de Hölderlin, qui est d'habiter poétiquement notre terre Loin de toute vaine agitation, ces " randonnées " illustrent à merveille le mot de Vialatte : " Le loisir est un état d'âme... "
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.