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Ne t'appuie pas sur un mur, appuie-toi sur ton frère. Structure familiale et émancipation des jeun
Lecestre-Rollier Béatrice
RABELAIS
24,00 €
Épuisé
EAN :9782869067707
Le Maroc n'a pas été épargné par les révoltes du "printemps arabe" de 2011. Comme en Tunisie et ailleurs, l'émancipation individuelle est au coeur des enjeux sociaux. Ce livre propose un regard ethnographique pour comprendre les réalités du Maroc contemporain. Il parle du mal-être de la jeunesse. Il plonge dans l'histoire d'une famille sur plusieurs générations. Il explore les représentations liées aux relations entre les sexes, mais aussi entre les générations. Il souligne l'ampleur des tensions qui travaillent les individus et les familles. Cet ouvrage revient sur les bouleversements de la société marocaine, soulignant à la fois combien les changements dus aux processus de modernisation sont rapides, profonds et irréversibles, et combien sont fortes les résistances. Les valeurs musulmanes apparaissent comme un rempart à ce qui est vécu comme une occidentalisation des moeurs, et la famille comme la garante de leur préservation. Il en résulte cette crispation autour du statut de la femme et des normes religieuses, du corps et de la sexualité, avec laquelle se débattent les jeunes. Comment être moderne sans se dissoudre dans le modèle occidental ?
Résumé : Valentine a tout pour être heureuse, en couple, un travail épanouissant et depuis peu un merveilleux bébé, mais du jour au lendemain son monde s'écroule. " Vous devez faire le deuil de votre fils ! " a-t-il déclaré froidement. Le diagnostic tombe comme un couperet. Il n'aura fallu que cinq secondes à ce médecin pour que l'univers de Valentine s'effondre. Pourtant le choc de l'annonce passé, elle refuse de se laisser abattre et part en guerre contre le destin. Dans ce livre, cette maman raconte son combat, les obstacles qui semblent insurmontables, les phases de découragement. Mais surtout, elle donne les clés indispensables issues de son expérience pour aider son enfant à sortir de l'autisme. Aujourd'hui, Sasha est un garçon comme les autres, rayonnant et joyeux. C'est une incroyable leçon de courage et un message d'espoir : non, l'autisme n'est pas une fatalité.
Boulay Sébastien ; Casciarri Barbara ; Lecestre-Ro
Quiconque a séjourné au Sahara/Sahel aura pu prendre la mesure de l'importance de l'eau dans la vie des populations du nord-ouest de l'Afrique, qu'elles évoluent en milieu urbain ou en milieu rural. L'eau structure les modes de vie, les itinéraires de nomadisme, les choix de sédentarisation, l'habitat. La Mauritanie constitue un laboratoire privilégié pour appréhender les enjeux autour de la ressource hydrique, de sa gestion et des multiples risques auxquels elle est aujourd'hui exposée. Ce double numéro, hommage à Pierre Bonte, est le fruit d'un colloque tenu à l'Université de Nouakchott en mai 2018. Si l'essentiel des contributions porte sur la Mauritanie et la Vallée du fleuve Sénégal, les lecteurs trouvent des points de comparaison avec les montagnes de l'Atlas marocain, le Sahara algérien et le Nord Soudan.
Cet ouvrage porte sur la peinture sur pierre, technique qui apparaît en Italie autour de 1530. Dans un premier temps, cette technique, mise au point par le peintre vénitien Sebastiano del Piombo, vers 1530, s'inscrit dans les débats relatifs au Parallèle des Arts, à la suprématie de la sculpture ou de la peinture. La durée apparaît comme un problème fondamental ; la peinture sur pierre constituerait une réponse puisqu'elle offrirait l'avantage de se conserver plus longtemps que les tableaux peints sur des supports traditionnels comme le bois ou la toile. Dans un deuxième temps, à partir des années 1580-1590, les artistes varient leurs productions en employant des supports comme le jaspe, l'améthyste, l'agate, ou l'albâtre. La diversité et la richesse des matériaux répondent alors à deux attentes : elle correspond au goût pour la préciosité et s'inscrit dans une connivence entre art et nature. Florence et Rome deviennent des centres de production importants et de nombreuses familles dont les Médicis et les Barberini jouent un rôle primordial dans cet essor. Parallèlement, les artistes, poussés par le désir de transposer sur de grandes surfaces les effets picturaux obtenus avec la peinture à l'huile, se lancent dans diverses expérimentations. C'est vraisemblablement dans un tel contexte qu'il faut inscrire l'élaboration de peintures d'autel sur pierre entre 1530 et 1620. Sebastiano del Piombo en serait également l'initiateur mais d'autres personnalités artistiques dont Pierre Paul Rubens seront amenés à élaborer des peintures de grand format sur pierre.
Résumé : Le banquet est une activité représentative des valeurs de l'élite gréco-romaine du IIe siècle apr. J.-C. Il symbolise l'otium (loisir) et la paideia (culture). Le banquet était déjà le cadre de la transmission des normes comportementales et des valeurs de l'élite à l'époque archaïque, en Grèce, par l'entremise des poèmes épiques et lyriques et par l'observation des pratiques des Anciens. A partir du IVe siècle av. J.-C., dans les écoles de philosophie, les manuels de bienséance concourent également à la formation des futures élites politiques et intellectuelles de la Grèce ancienne. A leur époque, Plutarque de Chéronée, Lucien de Samosate et Athénée de Naucratis, par [entremise du banquet littéraire, participent, à leur manière, à la diffusion des connaissances et des bonnes manières. Ils réfléchissent aux manières de table contemporaines en convoquant les autorités littéraires appartenant au passé. Souvent, ils mettent en avant une dégradation des moeurs, faisant preuve d'un préjugé, d'une observation inverse à celle de Norbert Elias pour l'Europe moderne. La thèse du sociologue Elias sur le processus évolutif des bonnes moeurs n'est pas opérante pour [étude des mondes anciens. Au IIe siècle apr. J.-C., à l'époque de l'Empire, les élites grecques et romaines partagent les mêmes loisirs et les mêmes référents culturels. Les banquets grec et romain s'unissent pour former une seule et même institution, un banquet gréco-romain participant à la définition identitaire des élites de l'Empire, comme peuvent l'attester l'apparition de triclinia dans le monde grec et l'introduction de l'épouse grecque au banquet.
Résumé : Dans une région bien délimitée, la légation de Bologne et le duché de Milan, à la même époque, autour des années 1580, trois artistes, Vincenzo Campe, Bartolomeo Passerotti et Annibale Carracci, vont se mettre à peindre un nouveau type de représentations, ce que l'on nommera a posteriori des scènes de genre. Une simultanéité étonnante, d'autant plus que ces nouvelles peintures ont une autre caractéristique commune : elles représentent toutes des personnages aux gestes et aux formes d'action dictés par la présence de la nourriture. Comprendre le rôle de l'aliment dans l'émergence même de la peinture de genre en Italie est ce à quoi s'attache ce livre. D'Anvers à Bologne et Crémone, des tableaux de boucherie à la littérature macaronique de Folengo, du musée d'Ulisse Aldrovandi aux écrits des diététiciens italiens de l'époque, des Zanni de la Commedia dell'arte à la figure emblématique de la Cula, ce texte analyse les liens entre peinture et nourriture, mis en perspective dans la culture italienne du Cinquecento. Basé sur un riche corpus iconographique et un ensemble de textes artistiques, ce livre tire son originalité de l'exploitation de toute une production littéraire et théâtrale de la Renaissance ayant trait à la nourriture, mais aussi de traités de diététiques, de livres de cuisine et de textes relatifs à la théorie des humeurs. Au croisement de l'anthropologie et de l'histoire de l'art, ce travail de recherche éclaire l'apparition de la peinture de genre en Italie par l'analyse des motifs alimentaires qui y sont représentés. Chargée à la fois de significations traditionnelles et de sens nouveaux, la nourriture représentée génère, de toute évidence, un dispositif créateur organisant ces peintures de genre.
Résumé : Tous les produits alimentaires - nourriture ou boissons - sont à la fois sociaux, culturels, économiques et sensoriels, mais dans le cas du vin, ces traits ont été davantage sublimés. Si l'importance sociale et symbolique de sa consommation publique et/ou ostentatoire est attestée depuis l'Antiquité, la mise en discours - esthétique, savante et normative - de son point nodal entre production et consommation est historiquement récente et là encore, plus marquée que celle d'autres produits alimentaires transformés. Mais surtout, les pratiques discursives à son sujet sont foisonnantes, polémiques, intéressées, jamais définitives, émanant de sources multiples - et malgré cette profusion, la figure culturelle de l'oenophilie s'est détachée clairement et sa normativité inhérente s'est singularisée. Cet ouvrage s'inscrit dans le cadre d'une micro-sociologie des pratiques alimentaires, mais à la différence de travaux qui portent sur les pratiques corporelles, il s'intéresse à la production du sens de ces pratiques en partant de la transmission d'injonctions explicites ou de normes implicites. Ce livre montre également comment s'opère un travail de subjectivation qui relie la pratique oenophilique à l'expérience sociale (centrée sur soi, sur la vie sociale ou sur l'objet- ici le vin). Le travail s'inscrit ainsi dans une discussion approfondie d'une sociologie du goût qu'il contribue à ouvrir et à renouveler.