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Pédagogue et républicain : l'impossible synthèse ?
Lecarme Philippe
ESF
22,25 €
Épuisé
EAN :9782710115809
Philippe Lecarme " connaît la chanson " : aussi bien celle des militants pédagogiques dont il fut et est toujours resté un proche compagnon que celle des " républicains " qui voient souvent en ces derniers les fossoyeurs du projet, fondateur de la République, d'intégration par les savoirs. Philippe Lecarme connaît par cœur l'histoire des uns et les arguments des autres. Il sait tout ce que l'école doit faire pour démocratiser véritablement l'accès à la réussite et ne pas la réserver à une petite élite, déjà préparée. Il reconnaît aussi qu'il ne faut pas " jeter le bébé avec l'eau du bain " et sacrifier, sous prétexte de " s'adapter " aux nouveaux publics, les exigences essentielles de l'école. Il sait que, si, au nom de leur générosité, les pédagogues sont prêts à " sauver le monde ", ils peuvent parfois oublier que l'Éducation nationale a des objectifs politiques propres, un rôle dans la construction de la Nation et une fonction de nécessaire résistance contre toutes les tentations de communautarisme ou de déification de l'élève et de ses " différences ". Il sait aussi, symétriquement, que tout projet politique se négocie dans la classe, au quotidien, avec des élèves concrets et face auxquels les déclarations d'intention et les polémiques stériles contre la pédagogie sont particulièrement vaines. Ainsi, Philippe Lecarme est-il un homme précieux et paradoxal : au plus près de la quotidienneté éducative de la classe, au plus près aussi des exigences fortes qui sous-tendent le projet de l'École. Sans compromis : ni pour ses amis, ni pour ses ennemis. Avec les élèves " au cœur ", mais en sachant bien qu'ils ne peuvent pas être toujours " au centre ". Avec un attachement viscéral aux savoirs à transmettre mais le refus d'y sacrifier, pour autant, les objectifs nécessaires du " vivre ensemble ". Et Philippe Lecarme nous livre ainsi un ouvrage particulièrement original : une trajectoire, une histoire, des éclats de voix et de vie, issus de ses " billets du mois " dans les Cahiers pédagogiques : des textes incisifs, sans concession, au cœur des grands événements et débats éducatifs et aussi, tout à la fois, au plus près de la salle de classe et de la salle des professeurs... Un bonheur de lecture rare pour des enseignants et pour tous ceux qui cherchent à entendre ce qui se passe " pour de vrai " dans l'école. Il fait suivre cet ensemble d'un essai synthétique qui s'interroge sur les débats qui opposent " pédagogues " et " républicains ". Refusant, au nom de ses expériences et de ses analyses, toute opposition factice, il plaide pour une école qui sorte, enfin, des guerres de tranchée entre novateurs et conservateurs, partisans de la prise en compte des différences et militants de l'intégration citoyenne. Ainsi nous donne-t-il, à la fois, un livre d'homme de terrain et de philosophe. Un ouvrage de réflexion et de passion. Absolument nécessaire pour désengluer le discours éducatif contemporain. (Philippe Meirieu)
Chacun a noté l'expansion du genre autobiographique et son succès auprès de tous les publics. Beaucoup déplorent ce phénomène et objectent que l'autobiographie n'est pas un genre littéraire. Cet ouvrage, au contraire, propose une définition, une défense et une illustration de l'autobiographie en priorité à travers la littérature française. Il s'agit d'abord de définir ce genre très controversé en présentant tous les termes d'un débat qui demeure très vif. La religion, l'histoire et la psychanalyse sont bien souvent de puissants motifs de l'acte autobiographique, qui a pourtant trouvé, au fil du temps, sa pleine autonomie. Le pacte autobiographique évolue depuis l'acte testamentaire jusqu'à la communication d'une mémoire vive, en passant par des engagements de plus en plus radicaux: l'écrivain se raconte au plus près de sa vie, de son corps. La vie et le sexe étant l'objet même de l'autobiographie, celle des femmes est étudiée en tant que telle. Des portraits d'autobiographes jalonnent la préfiguration du genre (saint Augustin, Abélard et Héloïse, Montaigne), son émergence (de Rousseau à George Sand), son épanouissement au XXe siècle (de Gide à Camus) et ses voies nouvelles (avec Leiris et Perec). Les mutations du geste autobiographique (carnets, enregistrement sonore, radio, illustration photographique, audio-visuel...) sont également explorées. L'actualité du sujet apparaît à travers trois tendances: un espace original - entre roman et autobiographie, désigné par le terme d"" autofiction "-, des récits vrais, nus et sobres et, enfin, les autobiographies de la foi et de la désillusion, jadis appelées credo, qui connaissent un nouvel essor. "
Ateliers d'écriture" ? Le mot fait désormais partie du langage courant. Mais on imagine mal à quel point il recouvre des activités différentes. Ils existent depuis plus de 40 ans et bien des animateurs ont écrit sur leurs pratiques. Le moment est sans doute venu de faire le bilan de toutes ces réflexions, de tous ces moments où des hommes et des femmes ont écrit ensemble. Cette pratique n'a cessé d'entretenir avec l'école des relations complexes : rivalités, parfois échanges, parfois constat de divergences, parfois prometteuses avancées communes. L'auteur a essayé de présenter ici diverses procédures qu'il a mises en oeuvre et de dresser à la fois un historique et une évaluation actuelle de cette pratique pleine d'avenir. Cet ouvrage voudrait être utile à tous ceux qui croient que l'écriture reste toujours à réinventer.
Résumé : Un essai : étude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'?uvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. Un dossier : bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extrait de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Le texte intégral de Mémoires d'une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir est disponible dans la collection " Folio n° 786 ". Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire.
Tout enseignant, tout éducateur se doit d'exercer une autorité. Aucun d'entre eux, d'ailleurs, ne souhaite délibérément abdiquer son autorité ! Pour autant, les injonctions à la "restauration" de l'autorité traditionnelle paraissent bien dérisoires dès lors qu'elles ne s'accompagnent ni d'une réflexion sur la nature de cette autorité, ni d'un travail sur les moyens de l'exercer à bon escient. L'ouvrage de Bruno Robbes rompt tout autant avec les lamentations passéistes sur un âge d'or de l'autorité qu'avec les préconisations simplistes sur "la tenue de classe". L'auteur s'efforce, en revanche, de comprendre comment une autorité peut être véritablement éducative. Il souligne la nécessité de dépasser l'opposition entre contrainte et liberté afin de construire des situations où l'élève consent à s'impliquer dans ce qui lui est proposé pour accéder aux savoirs qui lui permettront de s'émanciper. Il montre aussi que cette autorité requiert une éthique professionnelle qui la rend, tout à la fois, légitime et praticable. Mais l'originalité de ce livre tient aussi dans la manière dont il s'appuie sur des situations concrètes qui, de la maternelle au lycée, permettent de comprendre où se situent les problèmes d'autorité, comment les analyser et les surmonter. Grâce à ces situations, où l'on reconnaîtra le quotidien de notre école, le lecteur pourra non seulement identifier les enjeux de l'autorité éducative aujourd'hui, mais aussi voir comment on peut concrètement s'y prendre pour y faire face. Sans dramatiser ni s'épuiser. Et même en trouvant du plaisir à enseigner ! Philippe Meirieu.
La façon de considérer l'erreur dans l'apprentissage a beaucoup évolué ces dernières années. On est globalement passé d'une conception négative donnant lieu à sanction à une autre, où les erreurs se présentent plutôt comme indices pour comprendre le processus d'apprentissage et comme témoins pour repérer les difficultés des élèves. Sans nier qu'il existe des erreurs liées à l'inattention ou au désintérêt, l'auteur montre avec précision qu'il est possible de s'appuyer sur les erreurs commises pour renouveler l'analyse de ce qui se joue dans la classe et pour mieux fonder l'intervention pédagogique. Ainsi identifie-t-il, en s'appuyant sur de nombreux exemples, huit types d'erreurs pour le quelles il propose médiations et remédiations. Mettre l'erreur au coeur des apprentissages dépasse largement la sphère technico-didactique pour questionner le sens des activités scolaires. Cela peut être angoissant pour les enseignants mais n'est peut-être pas si étranger qu'il y paraît à la question de la violence à l'école.
La pédagogie Montessori considère l'enfant avec toutes ses potentialités, faisant le pari que chacun peut se développer et apprendre si on lui offre un environnement et les outils adéquats. Ni élitiste, ni contraignante, encore moins individualiste, cette pédagogie promeut, au contraire, la personnalisation des apprentissages. Enseignante en maternelle depuis plusieurs années, Marguerite Morin partage, dans ce livre, son expérience et montre qu'il est tout à fait possible de mettre en place la pédagogie Montessori à l'école publique. Elle offre des pistes à tous ceux qui voudraient se lancer dans la même aventure. Elle répond aux questions concrètes que les enseignants se posent : emploi du temps, budget, relations avec les collègues, nombre d'élèves... Mais surtout, elle fait le lien entre la pédagogie Montessori et les récents programmes officiels, afin de répondre aux exigences de l'Education nationale. Des fiches pratiques présentent pas à pas plus de 60 activités Montessori, toutes illustrées de photos d'élèves en situation. Véritable guide pratique, cet ouvrage accompagnera l'enseignant qui souhaite changer de posture et mettre en place la pédagogie Montessori dans sa classe. Des outils téléchargeables en ligne sont un complément indispensable pour bien démarrer : plans de séquences thématiques détaillés séance par séance, fiches de suivi, document d'évaluation, vidéos de vie de classe...
Malarewicz Jacques-Antoine ; Godin Jean ; Benoit J
Résumé : Ce livre parle de communication hypnotique. Cette communication est à la fois particulière, voire suspecte dans l'esprit du public et même des praticiens. Elle peut être banalisée mais aussi merveilleusement créatrice. Les auteurs, Jacques-Antoine Malarewicz et Jean Godin montrent comment Milton H. Erickson a démythifié l'hypnose et l'a utilisée comme fondement d'une redéfinition de nombreuses entreprises psychothérapiques. Ayant utilisé l'hypnose pendant toute une vie de psychiatre psychothérapeute. Milton H. Erickson, longtemps président de la Société américaine d'hypnose thérapeutique, se refusant à construire une théorie, a fondé une nouvelle pratique marquée par l'obstination, la générosité, le sens inventif que lui ont appris ses propres handicaps et, en particulier, par un humour plus parlant que toute technicité. Pour ses patients, ses amis, ses élèves, M. H. Erickson a ouvert de nouveaux horizons. Grâce à son génie de la communication simultanée avec le conscient et l'inconscient d'autrui, il a créé des actes thérapeutiques originaux et efficaces. Les exemples cliniques de cet ouvrage font percevoir, à la fois, l'habileté du psychothérapeute créateur d'un champ relationnel approprié à chaque cas et l'ouverture offerte aux capacités latentes de solutions apportées par le patient à sa propre cure. Dans ces voies nouvelles, les auteurs figurent parmi les premiers en France à pouvoir nous transmettre cette pratique de l'hypnose moderne.