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Marchandes dakaroises entre maison et marché. Approche anthropologiques
Lecarme-Frassy Mireille
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782738499127
Ce livre invite à suivre les marchandes de Dalifort, " village urbain ", à la périphérie de Dakar (Sénégal). Précaire alors, il a été régularisé depuis. Nos interrogations se situent à l'intersection des espaces domestique, marchand et politique. Comment ces femmes répondent-elles aux attentes sociales reproduire sans restriction le lignage de leur mari, assurer les tâches domestiques, exercer une activité marchande ? Comment louvoient-elles entre la logique du profit, l'obligation du don et la nécessité de préserver la paix sociale ? - En Afrique pas d'échange marchand sans parole. Nous analysons comment les tractations jouent sur les identités des acteurs. Cette aptitude intervient-elle dans les rapports de sexe/genre à la maison ? Que deviennent les prescriptions régissant les rapports hiérarchiques entre époux, en ville ? En quoi le rapport marchand, l'évolution de la société, de l'Etat, de ses lois et la part accrue des femmes dans la vie des familles influencent-ils les rapports de sexe/genre ? - La pluridisciplinarité s'imposait ici. Une enquête sur plusieurs années, suivie d'un retour dix ans plus tard, nourrissent cette étude. Sans jargon de spécialiste, elle s'adresse au grand public, qui s'intéresse à la vie d'Africaines en milieu populaire, mais aussi aux linguistes et aux chercheurs en anthropologie sociale et économique.
Construire des jouets optiques, créer des bruitages, reconnaître des républiques... réaliser une foule d'autres activités qui ne nécessitent aucun matériel technique lourd.
Résumé : Qui était Pierre Drieu la Rochelle ? Un écrivain de grand talent ou, comme on l'a beaucoup dit et écrit, un modeste romancier engagé dans la collaboration active avec l'Allemagne nazie ? Un séducteur invincible ou un ancien combattant de 1914-1918 taraudé par sa prétendue impuissance ? Un militant fasciste et antisémite, ou celui qui n'a jamais admiré que les héros de la Révolution internationale, qui n'a envié que le seul Aragon et qui, pour finir, a souhaité la victoire de l'Armée rouge sur toute l'Europe ? Un suicidaire chronique ou l'homme le plus courageux qu'ait connu Malraux ? Un homme de l'ombre ou de la lumière ? Ou bien encore tout cela à la fois ? Par-delà les mille facettes d'un destin particulièrement contradictoire et ambigu, le présent livre dessine avec éclat le portrait en creux de l'auteur de Gilles et de Rêveuse bourgeoisie, mais aussi de ses contemporains les plus proches. Ainsi, à travers les figures croisées de Malraux, Céline, Aragon, Nizan, Sartre, Berl, Brasillach et quelques autres, Jacques Lecarme parvient à cerner les contours d'un homme qui n'a peut-être jamais obéi qu'à une seule logique : celle de l'agent double, ou pour tout dire celle de Judas.
Étude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre: approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Éclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire La vie devant soi de Romain Gary (Émile Ajar)
Philippe Lecarme " connaît la chanson " : aussi bien celle des militants pédagogiques dont il fut et est toujours resté un proche compagnon que celle des " républicains " qui voient souvent en ces derniers les fossoyeurs du projet, fondateur de la République, d'intégration par les savoirs. Philippe Lecarme connaît par cœur l'histoire des uns et les arguments des autres. Il sait tout ce que l'école doit faire pour démocratiser véritablement l'accès à la réussite et ne pas la réserver à une petite élite, déjà préparée. Il reconnaît aussi qu'il ne faut pas " jeter le bébé avec l'eau du bain " et sacrifier, sous prétexte de " s'adapter " aux nouveaux publics, les exigences essentielles de l'école. Il sait que, si, au nom de leur générosité, les pédagogues sont prêts à " sauver le monde ", ils peuvent parfois oublier que l'Éducation nationale a des objectifs politiques propres, un rôle dans la construction de la Nation et une fonction de nécessaire résistance contre toutes les tentations de communautarisme ou de déification de l'élève et de ses " différences ". Il sait aussi, symétriquement, que tout projet politique se négocie dans la classe, au quotidien, avec des élèves concrets et face auxquels les déclarations d'intention et les polémiques stériles contre la pédagogie sont particulièrement vaines. Ainsi, Philippe Lecarme est-il un homme précieux et paradoxal : au plus près de la quotidienneté éducative de la classe, au plus près aussi des exigences fortes qui sous-tendent le projet de l'École. Sans compromis : ni pour ses amis, ni pour ses ennemis. Avec les élèves " au cœur ", mais en sachant bien qu'ils ne peuvent pas être toujours " au centre ". Avec un attachement viscéral aux savoirs à transmettre mais le refus d'y sacrifier, pour autant, les objectifs nécessaires du " vivre ensemble ". Et Philippe Lecarme nous livre ainsi un ouvrage particulièrement original : une trajectoire, une histoire, des éclats de voix et de vie, issus de ses " billets du mois " dans les Cahiers pédagogiques : des textes incisifs, sans concession, au cœur des grands événements et débats éducatifs et aussi, tout à la fois, au plus près de la salle de classe et de la salle des professeurs... Un bonheur de lecture rare pour des enseignants et pour tous ceux qui cherchent à entendre ce qui se passe " pour de vrai " dans l'école. Il fait suivre cet ensemble d'un essai synthétique qui s'interroge sur les débats qui opposent " pédagogues " et " républicains ". Refusant, au nom de ses expériences et de ses analyses, toute opposition factice, il plaide pour une école qui sorte, enfin, des guerres de tranchée entre novateurs et conservateurs, partisans de la prise en compte des différences et militants de l'intégration citoyenne. Ainsi nous donne-t-il, à la fois, un livre d'homme de terrain et de philosophe. Un ouvrage de réflexion et de passion. Absolument nécessaire pour désengluer le discours éducatif contemporain. (Philippe Meirieu)
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.