Les relations de la Communauté européenne, en tant que pilier central de l'Union, et de ses Etats membres, avec les pays et groupements régionaux des Amériques constituent un test de l'aptitude des Européens à répondre de façon pertinente aux défis de la mondialisation et aux initiatives régionalistes récemment prises par les divers Etats du continent américain. Dans tous les domaines abordés, mais plus spécialement ceux du commerce des biens et des services, se pose la question du cadre approprié des relations entre l'Europe et les Amériques : bilatéralisme, birégionalisme, multilatéralisme au sein des Institutions internationales, notamment l'OMC. Plus encore, c'est le libre-échange qui est en question. Avec certains acteurs latino-américains (Mercosur, Chili, Mexique), la Communauté a fait le choix d'un partenariat novateur englobant dialogue politique, coopération économique multidimensionnelle, perspectives de libre-échange. Les accords préférentiels, jusque-là réservés aux partenaires privilégiés de la Communauté dans le cadre d'une politique de proximité (Etats européens, méditerranéens) ou de relations " particulières " (ACP), n'ont-ils pas désormais vocation à régir les relations avec les pays économiquement émergents ? Les craintes exprimées par certains Etats membres, et notamment la France, à l'égard de la libéralisation des échanges agricoles, feront-elles obstacles à cette évolution ? Avec les Etats-Unis, par ailleurs, le projet de Nouveau marché transatlantique présenté par le commissaire Leon Brillait, désormais écarté, ne pourrait-il refaire surface sous une autre forme ? Tels sont quelques-uns des thèmes abordés dans les contributions rassemblées dans cet ouvrage sous la plume de spécialistes français et étrangers des relations euro-américaines : Claude Blumann, Paulo Borba Casella, Danielle Charles-Le Bihan, Bernard Delaunay, Catherine Flaesch-Mougin, Daniel Gadbin, Marc-André Gaudissart, Gianluigi Giola, Damian Hernandez, Jürgen Huber, Sophia Kyriakopoulou, Ramon Torrent, Leon Hurwitz, Pascal Kerneis, Patrick Klaousen, Marie-Françoise Labouz, Joël Lebullenger, Frédéric Maduraud, Leonel Pereznieto Castro, Louis Perret, Jonathan Scheele.
Lebullenger Joël ; Nguyen Minh Hang ; Charles-Le B
L'Asie du Sud-Est est devenue une région cruciale de l'économie mondiale, où l'Union Européenne (UE) est déterminée à jouer un rôle-clé. L'Europe y est confrontée à la concurrence stratégique des puissances du Pacifique, en particulier à celle de la Chine avec son projet de "Nouvelles routes de la soie" , ainsi qu'à celle des pays signataires de l'Accord de Partenariat Transpacifique Global et Progressiste, en même temps qu'elle doit composer avec l'unilatéralisme commercial des Etats-Unis. L'ouvrage rend compte de ces défis en analysant la dimension stratégique des accords de partenariat commercial de l'Europe et des puissances du Pacifique en Asie du Sud-Est, puis en approfondissant l'étude des aspects novateurs des récents accords de l'UE avec le Canada et les pays de l'ASEAN, tels que le lien entre commerce et développement durable, ou l'établissement de mécanismes de règlement des litiges entre investisseurs et Etats. Ces accords révèlent que l'Union s'appuie sur le levier de sa puissance commerciale, en particulier sur le poids de son marché unique, pour tenter de convaincre les pays tiers de reprendre à leur compte certaines valeurs et standards normatifs européens en matière sociale, de développement durable ou d'investissement, en même temps qu'elle s'emploie à mettre en oeuvre une véritable stratégie asiatique à partir du pivot constitué par l'ASEAN.
La mondialisation a changé. Ses cadres normatifs aussi ! Des accords commerciaux d'un nouveau type sont apparus. Transatlantiques, transpacifiques, transasiatiques ou autres, ils viennent brouiller les cartes. Non pas parce qu'ils court-circuitent une Organisation mondiale du commerce toujours plus à la peine, mais parce que les alliances commerciales sont désormais à géométrie variable et que, par leur contenu résolument orienté vers l'interconnexion normative, ils sortent des sentiers battus de la négociation traditionnelle pour entrer dans l'univers sensible de la coopération réglementaire internationale. Cet ouvrage collectif replace les nouveaux accords de partenariat dans leur contexte, puis analyse les enjeux et les motifs d'inquiétude qu'ils suscitent, en s'intéressant tout particulièrement aux partenariats transatlantiques (CETA, TTIP/TAFTA) et transpacifique ITPP).
Résumé : "Quand j'ai publié El-kous, je promettais d'écrire ultérieurement un autre livre où "je raconterais mon père et moi". Mon père, Etienne Ferry, n'est plus là, maintenant que je tiens ma promesse. El-Kous était en Algérie un domaine viticole où il exerçait le triple métier de mécanicien, d'électricien et de caviste. Il était un bel et très bon ouvrier manuel, mais de temps à autre déplorait de n'avoir pas fait d'études pour être un ingénieur, et nous rappelait combien à l'école primaire il aimait faire des rédactions. Au soir de sa vie il rédigea ses "mémoires". C'est dans cet écrit que j'ai puisé pour composer notre face-à-face d'outre sa tombe et restaurer notre passé familial. Ainsi défilent dans ce diptyque des images de mort liées aux atrocités de la guerre d'Indépendance ou à la cruauté du destin individuel (la mort de ma mère, celle de mon frère puîné, et celle d'Etienne), mais aussi des figures d'amour nées de l'expérience, de la culture ou de la fantasmagorie, telle Suzanne la belle Maltaise dont ma grand-mère couturière prenait les mesures sous mes yeux enfantins, ou la stellaire Gina Lollobrigida qui projetait sa vénusté au cinéma comme sur les écrans de mes rêveries exubérantes. Etienne en Algérie, Le fils d'Etienne en littérature : le père mort et le fils encore là s'embrassent dans ces pages, en croisant leurs mots, leurs rédactions et les mailles de leur mémoire."
Résumé : Les nouvelles ici rassemblées ont pour cadres divers pays ou régions : la Flandre belge, l?Alsace, le Roussillon, l?Angleterre, l?Allemagne, pays que Michel Wallon connaît bien pour avoir été longtemps professeur au lycée français de Baden-Baden, l?Autriche et la Roumanie. Le fantastique dont elles sont imprégnées n?a rien d?effrayant. Le personnage à qui toutes ces histoires arrivent, et qui les raconte à la première personne, ce qui confère à l?ensemble une belle unité, entretient une sorte de familiarité avec les puissances invisibles. Il accueille (le plus souvent) avec calme et sérénité les " signes " (c?est d?ailleurs le titre de l?une des nouvelles) qui lui sont adressés, et s?efforce avec une touchante bonne volonté de faire ce qu? " on " lui demande. C?est un fantastique teinté d?humour que Michel Wallon nous propose dans ce court recueil. Comme son nom ne l?indique pas, Michel Wallon est né en Flandre. Dans la partie française de cette région européenne, où l?on a particulièrement le goût de l?étrange. Il n?est donc pas étonnant que cela se retrouve au c?ur de plusieurs de ses nouvelles.
Résumé : L'urbanisme est à un virage de son histoire. La prise en compte de la nature en ville et notamment de la végétalisation participe pleinement à une demande sociétale et économique, tant les services rendus sont im-portants en ces temps de réchauffement climatique et des besoins de régulation des pollutions et d'ambiances ressourçantes. Mais l'idée majeur de cet ouvrage est d'aller encore plus loin en plaçant les processus écologiques et la biodiversité au coeur du projet urbain. Il ne s'agit alors plus seulement d'intégrer la nature dans la ville mais de faire un écosystème urbain. Il ne s'agit plus de bâtir un établissement humain mais bien de donner une place aussi importante au non-bâti qu'au bâti. Les très nombreuses compétences réunies dans l'ouvrage fournissent des pistes de réflexion, des méthodes et des exemples de cas concrets qui souhaitent contribuer à un indispensable changement de paradigme du projet urbain.
Le renouveau de la culture brassicole La bière est l'une des boissons la plus consommée et paradoxalement la moins connue. Le malt, le houblon sont longtemps restés mystérieux aux yeux des consommateurs. L'apparition de la bière artisanale, mouvement venu d'Amérique, a considé-rablement changé ce regard. Le nombre de brasseries françaises est passé de 400 à 1400 en une dizaine d'année. Un succès économique du " small is beautiful " promis à un bel avenir. La révolution brassicole en cours repose sur une montée en qualité du pro-duit, des goûts plus riches et nouveaux. Car au-delà du nombre de brasse-ries, l'enthousiasme tient à l'apparition d'une diversité dans les styles de bière. Les India Pale ale, Porter, Imperial stout surprennent et racontent de nouvelles histoire de bulles et de houblon. Et la diversité, la montée en quali-tés, valent à la bière d'intéresser la sommellerie et de prendre place sur les plus belles tables. Ce nouveau chapitre de l'histoire de la bière nous parle de saveurs, d'éco-nomie et de relations humaines.