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Désir et responsabilité de l'analyste face à la clinique actuelle
LEBRUN JEAN-PIERRE
ERES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782749238944
Bien souvent les patients d'aujourd'hui ne reconnaissent plus un rôle déterminant au langage qui est pris pour un simple moyen d'information, de description, ou de communication. Ainsi deux formulations, dans les échanges ordinaires, sont traitées comme équivalentes si elles véhiculent la même signification. Le langage n'a plus d'épaisseur. À la limite, un mot exprime une idée et une seule, et toute dimension métaphorique se trouve par là exclue.Or c'est précisément l'écrasement de la métaphore que le praticien relève aujourd'hui dans les «nouvelles pathologies», qu'il s'agisse d'entités véritablement nouvelles ou simplement du développement de symptomatologies déjà connues.Comment les auteurs, psychanalystes presque tous membres de l'Association lacanienne internationale, soutiennent-ils leur pratique concrète avec ces patients - enfants aussi bien qu'adultes -pour lesquels Melman a introduit le terme de nouvelle économie psychique?Sans doute la clinique contemporaine impose à l'analyste de «savoir y faire». Non pas de «savoir faire», au sens d'un savoir technique. Mais de se mettre dans la position éthique d'accepter que les réalités cliniques nouvelles puissent le déranger, de devoir inventer sans trop savoir à l'avance ce qu'il invente. À cette seule condition, il pourra «faire avec»: faire avec ce qui, quotidiennement, vient interroger son désir, et sa responsabilité afin de se constituer lieu d'adresse pour ces sujets en mal de parole.Jean-Pierre Lebrun est psychiatre et psychanalyste (Namur, Bruxelles).Avec la participation de: Pascale Belot-Fourcade, Marika Bergès-Bounes, Jean-Luc Cacciali, Jean-Louis Chassaing, Roland Chemama, Christian Dubois, Marie-Christine Forest, Jean Marie Forget, Emmanuelle Gavel-Marcouillier, Jean-Paul Hiltenbrand, Anne Joos de ter Beerst, Claire Josso-Faurite, Martine Lerude, Janine Marchioni-Eppe, Sophie Mendelsohn, Marc Morali, Anne Oldenhove-Calberg, Régnier Pirard, Thierry Roth, Jean-Luc de Saint-Just, Louis Sciara, Jean-Jacques Tyszler.
L'école est en difficulté. En témoignent au quotidien, accrocs et dérapages d'être ensemble : harcèlement, phobie scolaire, violence "gratuite", affaiblissement de la légitimité des adultes... A l'heure où le lien social est façonné par le diktat de la liberté individuelle au détriment du collectif, le processus de socialisation s'en trouve affaibli. Désormais, l'école est devenue le lieu où s'affrontent deux forces contradictoires : l'individualité de l'enfant maintenu dans sa toute-puissance première et l'exigence de la vie scolaire irréductiblement référée au fonctionnement du collectif. Cette opposition n'est pas nouvelle. Mais, l'auteur indique en quoi l'état des forces en présence s'est modifié au détriment de l'éducation et donc du développement même de l'enfant et de l'adolescent.
A partir de sa position de psychanalyste, Jean-Pierre Lebrun interroge l'évolution de la médecine depuis qu'elle est devenue - pour le bonheur de tous - "scientifique", depuis qu'elle est passée, selon Claude Bernard, d'un "art" de guérir à une "science" de guérir. Et l'auteur d'ajouter : d'un art de guérir les "malades" à la science de guérir les "maladies". Au cours de ces dernières années, le fossé entre une médecine de la maladie et une médecine du malade s'est incontestablement encore creusé, ce qui n'est peut-être pas sans conséquence sur l'inflation coûteuse de notre science de guérir : à force d'entendre dans le registre du besoin ce qui relève des champs de la demande et du désir, l'organisation de la santé ne peut que s'emballer. Paru quelques années avant Un monde sans limite (érès, 1997) qui a marqué un tournant dans le monde analytique lacanien, De la maladie au malade constitue le socle à partir duquel Jean-Pierre Lebrun a développé sa pensée sur l'importance du lien social pour la subjectivité. Dans son importante postface inédite, il propose de nouvelles avancées pour saisir les enjeux du malaise du monde médical dont la logique de rationalité scientifique tend à ne plus laisser de place au sujet singulier.
Jean-Pierre Lebrun a imaginé d'écrire la réponse féminine de Monique à Alexis qui, dans le livre de Marguerite Yourcenar lui explique qu'il la quitte sous le prétexte de son homosexualité. Ce texte devenu introuvable, aujourd'hui réédité donne "par anticipation" un éclairage sur ce que l'auteur s'essaie à décrire dans ses ouvrages plus récents, et notamment cette possibilité d'absence à soi-même à laquelle les sujets sont aujourd'hui invités, du fait même de l'évolution sociale qui nous emporte.
Pour chaque enfant, c'est la famille conjugale qui est le lieu de l'humanisation. Les fonctions de la mère et du père restent différenciées et asymétriques même si, aujourd'hui, le mot de parentalité laisse souvent entendre le contraire: la mère est le premier autre, le père intervient en deuxième, et il s'agit pour lui d'inverser la prévalence naturelle donnée à la mère, non pas à son profit - comme le voulait souvent le patriarcat - mais au profit de l'inscription de l'enfant dans le langage, capacité qui définit notre espèce. La parentalité est alors l'indice d'une défense inédite contre le sexuel. La société néolibérale du tout possible prétend se débarrasser de la dissymétrie entre père et mère. Elle ne s'aperçoit pas qu'elle rend ainsi plus difficile le travail d'humanisation que la génération du dessus assume à l'égard de celle qui suit. S'en suivent des conséquences cliniques qui méritent d'être identifiées.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.
L'entretien clinique est au coeur du soin, au coeur du travail des soignants, en particulier en psychiatrie. Il entre dans l'univers de l'entretien psychologique. Dans l'entretien clinique, on verra comment ce qui est mobilisé diffère d'un théoricien à l'autre mais pour un même objectif ? : poser un diagnostic et conduire à une guérison ou à un soulagement des symptômes portés par le patient qu'ils s'agissent d'un enfant, d'un adolescent ou d'un adulte. Nous mentionnons l'originalité de Carl Rogers et son apport incontournable dans l'attitude, en particulier, que le clinicien doit avoir à l'égard de celui qui vint le solliciter et afin de lui apporter tout le réconfort, voire la guérison. Des définitions autour de la question : qu'est-ce qu'un entretien clinique ? Des théories. A quoi, à qui, peut-on rattacher l'entretien clinique ? Dix situations d'entretiens cliniques avec à l'appui quelques interprétations. Des outils nécessaires à la bonne conduite d'un entretien. La communication verbale et non-verbale dans l'entretien clinique. L'entretien clinique et le groupe familial. La formation à l'entretien clinique.
Résumé : Pour sortir de la honte, il faut accepter d'en passer par la rage. Sans elle, impossible de se reconstruire. Tel est le sens de ce récit autobiographique dans lequel Serge Tisseron évoque les hontes qui ont marqué son histoire : celle de ses origines sociales, d'une maladie vécue comme stigmatisante, d'un père écrasé par la faillite familiale. Car longtemps il a vécu avec ce sentiment sans en comprendre les causes réelles. Jusqu'à ce jour récent où, retrouvant une BD qu'il avait créée dans sa jeunesse, un secret enfoui se révèle à lui et lui donne la clé du mystère qui a nourri tout son travail. Le dessin l'a enfin sauvé de la honte. Dans la veine de Comment Hitchcock m'a guéri, ce récit-confidence dévoile la source inattendue des écrits de Serge Tisseron.
Résumé : Consacré à l'utilisation du T. A. T. -Thematic Apperception Test - cet ouvrage expose la méthode d'analyse et d'interprétation élaborée à partir des travaux de Vica Shentoub et de ses successeurs. Conçu comme un manuel, il propose une méthodologie rigoureuse pour l'utilisation clinique du test et comporte de nombreuses illustrations cliniques.
Notre perception de la réalité est influencée par les fonctionnements de notre cerveau. C'est la combinaison de différents paramètres innés qui façonne nos habitudes mentales. Les particularités de ces paramètres colorent notre personnalité et influencent notre rapport au monde environnant. Découvrir la richesse de notre profil mental permet de mieux gérer nos démarches intellectuelles. Comprendre ses fonctionnements contribue à créer des relations plus sereines avec les personnes qui interagissent dans nos apprentissages.