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Jacques Lacarrière. Entretien
Lebrun Jean
FLAMMARION
15,30 €
Épuisé
EAN :9782080682062
Jacques Lacarrière, ce marcheur invétéré, n'a pas seulement marqué notre époque par la redécouverte de la Gréce avant que la mode du tourisme ne l'atteigne, mais il a imposé la marche et l'esprit de liberté qui en découle comme un art de vivre. En même temps que le récit d'un cheminement personnel, ses chroniques de voyage offrent l'occasion de rencontres exceptionnelles (moines du Mont Athos) et d'une réflexion pour une civilisation qui, interrogeant ses mythes, part à la recherche d'elle-même. Il retrace ici sa formation, sa découverte de la culture, du surréalisme, dans les pas d'André Breton. Il raconte la Loire et l'Auvergne, Vézelay et Sacy. Cet itinérant poète est aussi celui de notre imaginaire. Quatrième de couverture "Mémoire vivante" est un témoignage que portent sur leur époque des hommes et des femmes d'exception qui ont, dans une période récente, orienté le cours de l'histoire. Jacques Lacarrière est de ceux-là. Marcheur et conteur infatigable, formidable passeur, aventurier de l'esprit, un des meilleurs connaisseurs du monde antique et de la Méditerranée, Jacques Lacarrière a redécouvert la Grèce au c?ur de notre civilisation et réuni sous ses pas la littérature et l'âme des peuples. L'auteur de L'Été grec a, en précurseur, imposé la marche et l'esprit de liberté comme un art de vivre. Depuis son premier voyage en Grèce en 1947, Jacques Lacarrière n'a jamais cessé de parcourir les chemins, mettant ses pas dans ceux des Anciens, et ouvrant librement les portes de notre imaginaire. L'entretien a été conduit par Jean Lebrun, journaliste à France Culture.
Jean-Pierre Lebrun, psychiatre et psychanalyste, ancien président de l'Association freudienne internationale, a publié de nombreux ouvrages, notamment La Perversion ordinaire (Denoël, 2007) et La condition humaine n'est pas sans conditions (entretiens avec Vincent Flamand, Denoël, 2010).
Résumé : Les grands débats qui ont animé la France jusqu'à nos tablées familiales ont fait de la halle un peuple et du pays une République, on le travail des enfants a été interdit. L'Etat s'est séparé de l'Eglise. l'IVG a été légalisée et la peine de mort abolie. Débattre. ce n'est en effet pas seule- ment croiser le fer pour briller ou faire gagner un parti. Ces' échanger la parole. défendre des idées. des droits. et emmener la société vers son progrès. Jean Lebrun nous fait vivre. dans cet ouvrage. plus de deux siècles d'histoire. A travers ses plus grands moments d'éloquence, on voit le pays choisir ses valeurs, orienter son destin. Le récit est personnel. engagé. car il a été entrepris ces derniers mois. alors que la parole politique se trouve discréditée. et que nous nous demandons si la Ve République ne vit pas là ses derniers temps. Dès lors que la politique ne nous euthanasie pas. elle n'est pas morte. et comme le montre l'histoire. dans le désenchantement on peut trouver des trésors d'énergie.
Au terme d'un voyage radiophonique au long cours, ces pages veulent laisser comme un sillage. Histoire de rêver à ce que pourrait être, à l'avenir, un journalisme actif ", écrit Jean Lebrun, qui a eu de ce métier une pratique artisanale, décalée, joyeuse, aujourd'hui peut-être anachronique. Ces pages ressemblent à ses émissions en direct du café El Sur, à Paris, ou du Bar de l'Hospitalet, sur le Larzac : une conversation dont il serait l'hôte et à laquelle il convie ses équipiers et auditeurs, souvent blogueurs désormais. Les temps changent, sans qu'il faille désespérer d'un artisanat nouveau.
Ce titre fait écho au fameux "Ici Londres" ouvrant sur la BBC l'émission "Les Français parlent aux Français" pendant la guerre. En effet, Saint-Pierre-et-Miquelon se rallie à de Gaulle dès Noël 1941, quand y débarque, peu après Pearl Harbor, la minuscule armada qu'il a dépêchée par surprise. Roosevelt, pour qui le Général n'est alors qu'un figurant, gronde, Churchill temporise et les hommes incarnant sur l'archipel la France libre tiennent bon, de l'amiral Muselier, pas encore dissident, au jeune Alain Savary, futur ministre de Mitterrand. Un instant, Saint-Pierre-et-Miquelon est ainsi plus grand que lui-même. Puis ces îlots de l'Atlantique Nord cessent de faire la "une" à Londres comme en Amérique. Sur place, des notables, Préfet apos¬tolique en tête, entravent l'action de la France libre. Rejointe par de nombreux volontaires avant même le "coup de Saint-Pierre", elle enrôle de force, début 1944, ceux qui renâclaient encore à l'appuyer. Il pourra ainsi être dit en 1945 que tout l'archipel était derrière de Gaulle. Il lui fera fête en 1967 lors de sa halte sur le chemin du "Québec libre".
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)