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Ici Saint-Pierre-et-Miquelon
Lebrun Jean
BLEU AUTOUR
14,00 €
Épuisé
EAN :9782358481557
Ce titre fait écho au fameux "Ici Londres" ouvrant sur la BBC l'émission "Les Français parlent aux Français" pendant la guerre. En effet, Saint-Pierre-et-Miquelon se rallie à de Gaulle dès Noël 1941, quand y débarque, peu après Pearl Harbor, la minuscule armada qu'il a dépêchée par surprise. Roosevelt, pour qui le Général n'est alors qu'un figurant, gronde, Churchill temporise et les hommes incarnant sur l'archipel la France libre tiennent bon, de l'amiral Muselier, pas encore dissident, au jeune Alain Savary, futur ministre de Mitterrand. Un instant, Saint-Pierre-et-Miquelon est ainsi plus grand que lui-même. Puis ces îlots de l'Atlantique Nord cessent de faire la "une" à Londres comme en Amérique. Sur place, des notables, Préfet apos¬tolique en tête, entravent l'action de la France libre. Rejointe par de nombreux volontaires avant même le "coup de Saint-Pierre", elle enrôle de force, début 1944, ceux qui renâclaient encore à l'appuyer. Il pourra ainsi être dit en 1945 que tout l'archipel était derrière de Gaulle. Il lui fera fête en 1967 lors de sa halte sur le chemin du "Québec libre".
L'avènement de "l'individu total", de celui qui ne doit rien à la société mais peut en revanche tout exiger d'elle, construit une société de "l'immonde", caractérisée par la disparition de la limite reconnue collectivement. Le fait de nous être libérés à juste titre des carcans du patriarcat et du religieux nous a laissés croire que nous n'avions plus à nous soucier de la construction de la réalité psychique, que nous serions d'emblée des êtres libres et autonomes. Notre fascination pour les progrès scientifiques et technologiques nous a rendu sourds et aveugles à ce qui fait notre humaine condition. Pourtant, nous sommes et restons des êtres de langage - des parlêtres - forcément dépendants des premiers autres, souvent les parents, et de la société dans laquelle nous vivons, et à partir desquels nous nous construisons comme sujets, et non comme des individus autonomes, voire autoengendrés. L'auteur analyse les conséquences - sur la vie psychique, la vie politique, la clinique, l'éducation - de cet individualisme exacerbé qui a déconnecté le citoyen de son implication dans le lien social. Il montre la place que les psychanalystes ont aujourd'hui encore à tenir, alors que le risque d'une aliénation sociétale, qui se méconnaît elle-même, est sans précédent dans l'Histoire.
André Malraux disait qu'il n'y avait que trois mythes dans la France du XXe siècle : de Gaulle, Picasso et Coco Chanel. Au nom de Gabrielle Chanel sont associés le parfum N° 5, le tailleur de Jackie Kennedy, le sac matelassé, et une silhouette élancée de femme aux cheveux courts, à la petite robe noire et aux escarpins bicolores. C'est déjà beaucoup. Mais ce n'est pas tout. Car Chanel a su composer sa légende avec ses mystères (son enfance), ses traits de génie (l'émancipation de la femme à laquelle elle offre la liberté de mouvement), mais aussi ses zones d'ombres (son attitude durant la Seconde Guerre mondiale), et ce qui la dépasse, mais qu'elle a créé : une maison globale avec une clientèle mondiale. C'est à la découverte d'une vie derrière la marque qu'invite Jean Lebrun en s'efforçant de mettre de l'ordre dans une vie mouvementée pour donner toute son ampleur à la trajectoire de Chanel.
Résumé : Les grands débats qui ont animé la France jusqu'à nos tablées familiales ont fait de la halle un peuple et du pays une République, on le travail des enfants a été interdit. L'Etat s'est séparé de l'Eglise. l'IVG a été légalisée et la peine de mort abolie. Débattre. ce n'est en effet pas seule- ment croiser le fer pour briller ou faire gagner un parti. Ces' échanger la parole. défendre des idées. des droits. et emmener la société vers son progrès. Jean Lebrun nous fait vivre. dans cet ouvrage. plus de deux siècles d'histoire. A travers ses plus grands moments d'éloquence, on voit le pays choisir ses valeurs, orienter son destin. Le récit est personnel. engagé. car il a été entrepris ces derniers mois. alors que la parole politique se trouve discréditée. et que nous nous demandons si la Ve République ne vit pas là ses derniers temps. Dès lors que la politique ne nous euthanasie pas. elle n'est pas morte. et comme le montre l'histoire. dans le désenchantement on peut trouver des trésors d'énergie.
Pour chaque enfant, c'est la famille conjugale qui est le lieu de l'humanisation. Les fonctions de la mère et du père restent différenciées et asymétriques même si, aujourd'hui, le mot de parentalité laisse souvent entendre le contraire: la mère est le premier autre, le père intervient en deuxième, et il s'agit pour lui d'inverser la prévalence naturelle donnée à la mère, non pas à son profit - comme le voulait souvent le patriarcat - mais au profit de l'inscription de l'enfant dans le langage, capacité qui définit notre espèce. La parentalité est alors l'indice d'une défense inédite contre le sexuel. La société néolibérale du tout possible prétend se débarrasser de la dissymétrie entre père et mère. Elle ne s'aperçoit pas qu'elle rend ainsi plus difficile le travail d'humanisation que la génération du dessus assume à l'égard de celle qui suit. S'en suivent des conséquences cliniques qui méritent d'être identifiées.
A l'automne 1913 parait Le Grand Meaulnes, l'unique roman d'Alain-Fournier, qui meurt un an plus tard, à 27 ans, sur le front des Hauts de Meuse. De ce livre initiatique, tragique aussi, qui a marqué des générations de lecteurs, de cette quête d'ailleurs et d'absolu, voici, cent ans après, une réédition assortie d'éclairages inédits d'écrivains, historiens et journalistes. Illustrés de photographies, ils s'organisent en quatre sections.
A la belle époque du féminisme et de l'antiféminisme, on débat sans fin sur le droit et la capacité des femmes à exercer des métiers historiquement masculins.Héroïsées, érotisées ou ridiculisées, les premières avocates, charpentières, cochères, doctoresses... font ainsi florès sur les cartes postales qui connaissent alors leur âge d'or.C'est cette histoire visuelle que révèle ici Juliette Rennes: à partir de trois cents cartes postales (reportages, portraits, caricatures, dessins), elle analyse les espoirs, fantasmes et craintes que suscitèrent ces «femmes de l'avenir» pas toujours advenues...Juliette Rennes est maîtresse de conférences à l'École des Hautes études en sciences sociales (EHESS). Ses recherches et ses enseignements portent sur l'histoire des discours et des représentations visuelles, ainsi que sur la sociologie du genre et des professions. Elle a notamment publié Le mérite et la nature. Une controverse républicaine, l'accès des femmes aux professions de prestige, 1880-1940 (Paris, Fayard, 2007).
Après Les nuits froides de l'enfance, son premier roman "troublant et plein d'éclats" (Le Monde), voici l'autre oeuvre majeure de l'écrivaine turque Tezer Ozlü, qu'elle a composée en allemand, la langue de l'exil, quatre ans avant sa mort. Dans La Vie hors du temps, elle a les mêmes mots, simples, le même style, déstructuré, pour dire le chaos qui l'habite à Berlin, puis son voyage à travers l'Europe sur les traces de Kafka, Svevo et, surtout, Pavese, ses "frères d'âme" disparus. Un voyage au bout de la littérature qui l'affranchit, de la liberté qu'elle recouvre, de l'amour physique qui la transporte. Elle est crue, gaie, grave. Elle note : "J'adore les rails. Ils représentent la liberté. Le mouvement. Le fait de ne pas devoir s'adapter. Les rails sont une sorte d'infini. Un infini terrestre".
Au terme d'un voyage radiophonique au long cours, ces pages veulent laisser comme un sillage. Histoire de rêver à ce que pourrait être, à l'avenir, un journalisme actif ", écrit Jean Lebrun, qui a eu de ce métier une pratique artisanale, décalée, joyeuse, aujourd'hui peut-être anachronique. Ces pages ressemblent à ses émissions en direct du café El Sur, à Paris, ou du Bar de l'Hospitalet, sur le Larzac : une conversation dont il serait l'hôte et à laquelle il convie ses équipiers et auditeurs, souvent blogueurs désormais. Les temps changent, sans qu'il faille désespérer d'un artisanat nouveau.