Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Skoropadsky et l'édification de l'Etat ukrainien (1918)
Lebedynsky Iaroslav
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782296111066
Cet ouvrage analyse la personnalité et l'oeuvre politique d'un personnage clef de l'histoire de l'Ukraine au XXe siècle. Pavlo Skoropadsky, après une brillante carrière dans l'armée impériale russe, prit en 1918 la tête de la fragile Ukraine indépendante qui tentait de s'affirmer dans le chaos de la guerre et de la révolution. Son régime, tentative de compromis entre les nations et entre les factions, ancré dans les traditions politiques proprement ukrainiennes, fut éphémère mais contribua à consolider le statut d'État de l'Ukraine. Le livre replace cet épisode crucial dans le contexte de l'histoire ukrainienne et plus particulièrement des événements consécutifs à la révolution russe de 1917. Au-delà de la figure attachante et de la vie mouvementée de Pavlo Skoropadsky, il illustre un cas d'école d'édification de l'État, aux échos encore très actuels pour l'Ukraine et les autres parties de l'ancienne Union soviétique.
Indépendante depuis 1991, l'Ukraine a connu au début du XXIe siècle deux révolutions puis un conflit avec la Russie. Ces événements s'enracinent dans une longue histoire peu connue en France, où elle n'a généralement été étudiée qu'à travers le prisme russe. L'ouvrage propose une lecture de cette histoire, des origines à nos jours, en partant des questions les plus souvent posées ou les plus complexes. Des chronologies et un atlas historique complet font de cet ouvrage un outil de référence pratique pour tous ceux qui veulent comprendre le passé et la situation actuelle de l'Ukraine. Cette deuxième édition a été améliorée et complétée pour la période 2008-2019.
Ce livre dévoile, à travers l'étude des traditions guerrières, tout un pan de l'ancienne civilisation des peuples du Caucase. Centré sur l'époque "classique" des XVIIe-XIXe siècles (la mieux documentée par les récits de voyageurs, les premiers travaux ethnographiques, et les pièces conservées), il traite néanmoins aussi de la formation de la culture caucasienne de la guerre depuis l'âge du Bronze, et de ses échos contemporains. La documentation étudiée comprend le matériel archéologique, les sources écrites depuis l'Antiquité, les travaux scientifiques russes et occidentaux, les collections publiques et privées d'armes caucasiennes. Après une brève évocation de l'identité et de l'histoire des peuples caucasiens, l'étude présente dans une première partie leurs traditions martiales, et le contexte social et économique de la production et de l'emploi des armes dans l'ancien Caucase. La seconde partie est un catalogue des types d'armes des XVIIe-XIXe siècles, où défilent les équipements défensifs, les armes blanches et à feu, la sellerie. L'illustration abondante, les cartes, les annexes (glossaire, développements techniques) font de ce livre un ouvrage de référence unique en langue française, indispensable au spécialiste comme à l'amateur intéressés par l'histoire et les cultures du Caucase, et bien sûr un guide précieux pour le collectionneur.
Ce recueil regroupe sept descriptions anciennes des Tcherkesses, rédigées par des voyageurs entre le milieu du XVIe et la première moitié du XIXe siècle, et présentées et annotées par Iaroslav Lebedynsky. Parmi les nombreuses populations du Caucase, les Tcherkesses (au sens large : peuples du groupe adyghé-tcherkesse-kabarde) sont parmi celles qui ont suscité l'intérêt le plus ancien et les engouements les plus forts. Durant la période couverte par les textes présentés ici, ils ont été une sorte de modèle pour la plupart des peuples nord-caucasiens. Ils ont fasciné les étrangers qui les ont approchés par leur modèle d'anarchie féodale, leur valeur guerrière, leur syncrétisme religieux, leur culte de l'hospitalité... Du Génois Interiano au Britannique Bell en passant par l'Allemand Klaproth ou le Français Taitbout de Marigny, sept auteurs incontournables en ethnographie caucasienne font revivre les moeurs anciennes d'un peuple attachant.
Du XVIe au XVIe siècle, l'administration russe a désigné les Cosaques ukrainiens par le nom de "Tcherkasses", une variante de l'appellation courante des Tcherkesses du Caucase septentrional (les Adyghés et Kabardes). En cherchant les raisons de cette application d'un même ethnonyme à des populations de langue et de culture complètement différentes, on découvre qu'il existe de nombreux indices d'une présence des vrais Tcherkesses en Ukraine et dans les steppes russes, dès l'époque de la domination mongole. Cette étude, la première complète sur le sujet, analyse les sources historiques et examine les traces de diverses natures que l'on a attribuées à ces Caucasiens d'Ukraine. Elle retrace le processus qui a conduit à transférer leur nom aux Cosaques et discute notamment l'hypothèse de leur participation directe à la formation de la première Cosaquerie ukrainienne. Elle replace enfin la question dans le contexte plus large des migrations nord-caucasiennes en Europe orientale, dont on constate la répétition au fil de l'histoire.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.