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Le Swami et la Carmélite. Tome 1, L'appel de l'Inde. Correspondance 1959-1968
Le Saux Henri
ARFUYEN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782845903388
Entre le 19 et 22 septembre 1976, elle disparut sans laisser de traces. On peut tout supposer : accident, mauvais coup... On ne sait rien et on ne peut rien déduire de ses lettres. " De l'étonnante destinée de Thérèse de Jésus (1925-1976), partie du carmel de Lisieux pour rejoindre en Inde Henri Le Saux (1910-1973) et disparue sur les bords du Gange, il semblait ne rester aucune trace. En l'espace de trois ans, de Lisieux à Pondichéry, en passant par Delhi, plus de 700 pages de lettres ont été retrouvées par Yann Vagneux, prêtre des missions étrangères et grand connaisseur de l'Inde. De cet ensemble se dégage le dialogue spirituel exceptionnel qui a eu lieu entre cette femme assoiffée d'absolu et pleine de courage et le charismatique moine bénédictin devenu en Inde swami Abhishiktananda. " Nulle âme qui sentit l'appel réel au-dedans ne peut demeurer insensible au souffle qui passe en la tension de l'Inde vers l'absolu ", lui écrit le Swami. " Si la paix demeure au fond, écrit la Carmélite, ce n'est quand même pas sans quelque effroi que j'aborde l'aventure. Je crois que tout cela fera un bon creuset de purification. " Henri Le Saux a laissé de nombreux ouvrages (souvent hélas épuisés) étincelants d'intelligence et de liberté intérieure. Citons Sagesse hindoue, mystique chrétienne (1965) ou Souvenirs d'Arunâ-chala (1978). Fondée sur la solide formation monastique des bénédictins et sur la méditation incessante des écritures chrétiennes et hindoues, son aventure spirituelle est l'une des plus fascinantes du XX° siècle.
Petit Musée est un fabuleux imagier, conçu par Alain Le Saux et Grégoire Solotareff. « Cet imagier d'art s'adresse aux petits comme aux grands. Il est tellement attrayant qu'on se surprend à y revenir souvent, pour regarder encore, et de près..... » « 149 mots, d'Aigle à Zèbre, dans un imagier qui ne ressemble à aucun autre, illustré par les détails de 149 tableaux - pas forcément les plus célèbres - de peintre connus (Bruegel, Carpaccio, Chirico, Hokusai, Ingres, Monet...) ou moins connus, choisis dans les musées et les collections privées du monde entier. »
Résumé : Henri Le Saux (1910-1973), moine bénédictin, part pour l'Inde en 1948 où il découvre la philosophie de l'advaita (non-qualité) à travers la méditation des Upanishads et par ses rencontres avec ces maîtres que furent Sri Ramana Maharshi et Gnânânanda. Considéré par les hindous eux-mêmes comme un sannyâsi (moine errant), il demeurera toujours fidèle à son Eglise jetant ainsi un des premiers ponts spirituels entre l'Orient et l'Occident. Marie-Madeleine Davy a extrait des différents ouvrages d'Henri Le Saux un choix de phrases, formules et développements, classés par thèmes, qui nous font goûter la saveur d'une des plus riches pensées du XXe siècle, et découvrir un être de lumière.
Résumé : L'Urgence est de vivre dans l'espace de la conscience, qui ne connaît ni commotion du désir, ni rumeur de la pensée, le paradoxe de l'existence. C'est le message de Krishna à son disciple et ami Uddhava : " [...] maître des sens, maître de ta pensée, cet univers, regarde-le comme déployé en toi, et toi, regarde-toi comme déployé en moi, le Souverain de toute chose. " III.7 t 9. Krishna se situe perpétuellement au confluent de la fiction et de la réalité, en ce point magique d'où s'écoulent des milliers de fleuves, emportant chacun une existence, pour finir par le résorber dans l'océan de la Conscience. Il cristallise son message en termes invisibles, comme une épée de lumière au c?ur d'un foisonnement de couleurs. Tout n'est qu'un unique océan, fait d'Être, de Conscience et de Béatitude. Le catalyseur dans cet échange ultime est d'une totale simplicité, c'est le courant d'amitié qui réduit à néant les rôles respectifs et temporaires de maître et de disciple. Ce texte sublime du Xe siècle, est un trésor de l'humanité. Il en émane la clarté fulgurante d'un traité philosophique, l'harmonie d'un hymne antique, l'intimité d'un secret murmuré, destiné à changer la vie. Traduit du sanskrit par Alain Porte.
Aux Indes, les mythes disent la profondeur de la parole, celle que l'on ne peut entendre dans l'ordinaire des mots. C'est par le mythe qu'on exprime l'indicible, le merveilleux et le terrible dans des cultures où il pénètre tous les savoirs, y compris les plus austères. On le rencontre dans la parole, parole sanskrite bien sûr, et aussi dans les peintures, les sculptures, tous les arts et les savoirs. Aujourd'hui où il faut fabriquer l'histoire d'un pays nouvellement créé, les mythes sont mis au service d'une conscience nationale qui cherche ses racines dans le passé. Si les mythes modernes sont parfois dorés, autrefois ils étaient rouges, noirs et blancs : il fallait dire l'inlassable activité des dieux, la présence continue des démons et les aspirations transcendantes.Aux Indes, la mythologie conjugue donc l'érudition sanskrite avec l'imagination, elle prétend dire le fond des choses, toucher à l'âme, sans passer par l'esprit. On les a donc racontés et expliqués pour qu'on les entende comme leurs créateurs les avaient conçus. Des mythes : en voici quelques-uns parmi beaucoup d'autres.Michel Angot est indianiste, védisant. Membre du Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS), il anime des séminaires à l'EHESS. Outre de nombreux articles et des traductions de référence, il a publié des ouvrages de vulgarisation : L'Inde c lassique (Les Belles-lettres, 2001), Paroles vivantes de brahmanes (Seuil, 2010), Samkara, la quête de l'être (Points, 2009), Histoire des Indes (Les Belles-lettres, 2017).ajouter logo CNL
Résumé : "Ô toi Gargi, qui es la meilleure d'entre les plus excellentes, toi qui désires la connaissance de l'absolu, je te dirai l'essence de tous les yoga, telle qu'autrefois elle me fut expliquée par Brahma lui-même !" Rédigé aux alentours du X ?e siècle, habituellement classé dans le genre "technique" , parce qu'il décrit en détail les huit éléments du yoga classique, comme le rythme respiratoire ou les postures, le Yogayajnavalkyam fait de la méditation, difficulté suprême du yoga, l'outil qui permettra à l'homme de mener une action personnelle, la seule qui soit vraiment juste, affranchie des préjugés et des conventions. Dans une langue élégante et précise, ce manuel livre un texte édifiant, où se mêlent les thèmes traditionnels de la mystique yogique.
Le yoga, dont nous sommes si justement curieux mais si légèrement férus, pourrait bien remonter à la civilisation de Mohenjo-Daro, au monde protodravidien. Les Aryens qui envahirent l'Inde voilà près de quatre mille ans eurent donc à compter avec ce yoga archaïque, individualiste, opposé aux principes des Veda, selon que le salut s'obtient en accomplissant d'abord scrupuleusement tous les devoirs d'état et peut-être même d'Etat. Accepter le yoga, c'eût été, notamment, répudier le système des castes. Eliade, Filiozat, Masson-Oursel ont permis aux Français de connaître les vrais principes du yoga.Et voici que nous leur apportons des textes essentiels, dans la traduction d'un des meilleurs indianistes français, M. Jean Varenne, professeur à l'université d'Aix. Eclairés par une substantielle introduction, qui élucide l'histoire et le contenu de la notion, les Upanishads du yoga, tant bien que mal intégrées dans ce canon védique qu'en un sens elles tendent à miner, se présentent comme des poèmes spéculatifs et didactiques rédigés en sloka (strophes de quatre octosyllables un peu lâches de facture). L'essentiel ici n'est pas la métrique, évidemment, mais les idées, la méthode: l'ensemble des techniques permettant de trancher les liens qui retiennent l'âme captive. Cet oiseau migrateur souffre en captivité. On suivra avec profit le cheminement qui conduit du retrait des sens à la contemplation, de celle-ci au recueillement parfait, avant d'atteindre à l'autonomie absolue. Pas de subitisme, par conséquent, dans cette doctrine. Un gradualisme attentif, méticuleux, plutôt. Nous sommes loin du Yoga pour lui, pour elle, pour tous. Voici le yoga pour ceux qui le méritent.