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L'INTERCOMMUNALITE. Logiques nationales et enjeux locaux
Le Saout Rémy
PU RENNES
18,29 €
Épuisé
EAN :9782868472717
La division du territoire français, en plus de 36 500 communes, a toujours été définie comme un problème. Tout au long des XIXe et XXe siècles de nombreuses réformes ont essayé d'intervenir sur ce maillage en instaurant des établissements intercommunaux comme les SIVU, les SIVOM, les communautés urbaines, les districts, les communes de villes et de communes. Paradoxalement, ce phénomène qui concerne pourtant tous les Français, n'a guère fait l'objet d'un intérêt particulier en sciences sociales, si ce n'est de la part des juristes. Cependant, dans la foulée du renouvellement de la coopération intercommunale observé au début des années 90, des travaux novateurs ont été produits selon une logique interdisciplinaire. Des juristes, des politistes, des sociologues, des géographes ont interrogé, avec leur propre grille de lecture, l'intercommunalité. Cet ouvrage collectif a pour objet de rapprocher et de mettre en perspective ces différents points de vue. Quel est aujourd'hui l'état de la législation intercommunale ? Comment sont produites ces réformes ? Quels sont leurs effets sur les espaces politiques locaux ? Quel est l'état de la recherche sur ces questions ? Peut-on dégager des modèles d'analyse qui dépassent une approche localiste du phénomène ? Au-delà des éléments didactiques nécessaires à toute compréhension de l'actualité intercommunale en France, ce travail collectif a pour ambition de montrer qu'on ne peut dissocier les formes d'appropriation locale des politiques intercommunales des mécanismes de production de la législation.
Résumé : Le secteur des services pèse plus de 60 % du PIB. Les activités de services deviennent dominantes et les techniques de contrôle de gestion, conçues pour l'univers industriel, demandent à être adaptées. Cet ouvrage pratique se focalise sur les enjeux spécifiques des activités de service : poids des frais de personnel, immatérialité des prestations, etc. Il apporte au lecteur conseils et outils pour un contrôle de gestion des services efficace.
Ce livre rassemble des documents inédits d'archives diplomatiques françaises sur les Kurdes, écrits entre 1874 et 1945 jusque-là dispersés dans différents fonds des centres d'archives diplomatiques en France. Ces documents fournissent des informations précieuses sur l'état de la question kurde, notamment durant les périodes de la chute de l'Empire ottoman, du règlement de la Première Guerre mondiale, du mandat français en Syrie, du mandat britannique en Irak, et de la fin de l'Empire ottoman jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Ils émanent pour la plupart du ministère des Affaires étrangères, des ambassades, des consulats, des services de renseignements français. Replacés dans le contexte historique de leur production, ces textes inédits sont présentés et analysés par Sabri Cigerli et Didier Le Saout. Ils permettent de comprendre la formation d'un mouvement national kurde : ils soulignent le rôle important joué parla France dans la réorganisation d'un ordre régional au Moyen-Orient et la consolidation de ses relations avec les puissances qui se sont partagé les territoires où vivaient les Kurdes après la signature du traité de Lausanne en 1923 et avec les Etats-nations qui ont émergé. Tous les courriers adressés par les chefs et intellectuels kurdes à la Société des Nations, au ministère des Affaires étrangères, à la présidence de la République française, aux ambassades de France attestent de l'échec répété des Kurdes à faire accepter leur revendication à disposer d'un Etat sur la scène internationale.
Cet ouvrage s'intéresse à la place des experts et de l'expertise au sein de l'action publique locale dans le cadre d'une approche transdisciplinaire (science politique, sociologie, droit, urbanisme-aménagement et gestion). Cette nouvelle catégorie d'acteurs que sont les experts occupe une place de plus en plus importante dans l'action publique locale, du fait notamment des nombreuses transformations qu'elle subit. Ces évolutions incitent fortement les élus locaux à solliciter les experts dans le cadre de tâches de plus en plus diversifiées.
Depuis la fin du XIXe siècle, les municipalités françaises coopèrent entre elles sous la forme d'établissements intercommunaux. Ce n'est donc pas le principe de la coopération intercommunale qui fait l'objet de contestations lorsqu'il s'agit d'intervenir sur les dispositifs existants mais son degré d'institutionnalisation et sa finalité: le transfert de la souveraineté communale vers l'échelon communautaire. Dans ces jeux qui relèvent de luttes pour l'autonomie d'action des maires, les élus locaux interviennent pour contrôler la nature et la force des contraires réglementaires en fonction des rapports qu'ils entretiennent avec le pouvoir mayoral et des conceptions qu'ils s'en font mais aussi des intérêts qu'ils peuvent en dégager. Dès lors, le développement de l'intercommunalité relève d'un ensemble de négociations et de compromis passés entre les élus et les administrations d'Etat mais aussi entre différents groupes d'acteurs représentants des intérêts différenciés. C'est dans cette perspective que s'inscrit cet ouvrage qui prend comme principal terrain d'observation, la loi du 16 décembre 2010 relative à la réforme des collectivités territoriales. Il a pour ambition de proposer un regard décentré sur la fabrication de cette réforme en mettant à jour les enjeux et les controverses qui l'ont alimentée et finalement orientée. L'ensemble de ces contributions permet de montrer que tout radicalisme en la matière est impossible et que les cadres institutionnels de l'intercommunalité sont le résultat de compromis et compositions.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.