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Risques industriels. Savoirs, régulations, politiques d'assistance, fin XVIIe-début XXe siècle
Le Roux Thomas
PU RENNES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782753549999
Depuis une génération, de très grandes catastrophes industrielles d'ampleur internationale ont changé l'échelle que le risque industriel et technologique fait peser sur nos sociétés. Ce changement d'échelle est-il une transformation du régime de risque ou le prolongement d'un processus déjà amorcé précédemment ? C'est à une mise à distance et une historicisation du risque industriel qu'invite la lecture de cet ouvrage, fruit et partie d'une collaboration de plusieurs années entre des chercheurs de différents pays européens et des Etats-Unis. En effet, si la notion contemporaine de risque n'est mobilisée pour l'industrie qu'à la fin du XIXe siècle, par emprunt au monde de l'assurance, un ensemble de concepts qui s'y rattachent est usuel au moins dès le XVe siècle, et les autorités ont toujours mis en place des dispositifs juridiques et sociaux pour parer à ces risques. De la fin du XVIIe siècle aux années 1900 se déroule une séquence historique longue qui voit l'émergence de dispositifs de gestion à mesure des progrès de l'industrialisation. Les contributions de cet ouvrage interrogent les savoirs et les normes construits par des acteurs très divers, les médecins, les législateurs, les juristes, les architectes, les assureurs, les syndicalistes ou encore les industriels. Elles montrent que si les régulations du risque sont très variables et dépendent des contextes et des configurations locales, celles-ci s'inscrivent toutefois dans un mouvement général qui formalise son acceptation comme constitutive des sociétés industrielles. Cette longue durée nous protège de la tentation de ne considérer les problèmes contemporains que comme nouveaux, et donne de la profondeur à des questions essentielles qu'une approche historique ne peut qu'enrichir.
Delaurenti Béatrice ; Le Roux Thomas ; Piketty Tho
Epidémies, mouvements de foule, frénésie de la valse, possessions démoniaques, modes vestimentaires... De la diffusion du Covid-19 sur l'ensemble de la planète à la pollution généralisée des espaces naturels, du mouvement MeToo aux rumeurs qui se propagent comme un feu de poudre sur les réseaux sociaux, des attaques de hackers aux bâillements qui se transmettent irrépressiblement d'un individu à un autre, la contagion, loin d'être uniquement un concept médical, est un processus omniprésent dans le monde d'aujourd'hui, aussi bien à l'échelle des nations qu'à celle des événements les plus infimes de notre vie quotidienne. Dépassant l'actualité à partir de cas précis allant de l'Antiquité à l'époque contemporaine (lutte contre la variole au XVIIIe siècle, assimilation de l'antisémitisme à une maladie contagieuse, propagation des innovations chez les enlumineurs et sculpteurs du Moyen Age ou inquiétante contamination de la planète par la diffusion de particules radioactives...), des chercheurs venus de tous les horizons tracent les contours de ce phénomène multiforme — clé de compréhension des temps à venir.
Au début du XVIe siècle, certains chrétiens, " protestant " contre ce qu'ils considèrent comme des abus de Rome, ébranlent l'unité de l'Eglise. De ce conflit théologique découle une crise politique sans précédent, dont les guerres de Religion sont la traduction sanglante. Complots, attentats, massacres, guerre des mots et des images... De la mort d'Henri II à la signature de l'édit de Nantes, c'est cette histoire, douloureuse mais féconde sur le plan des idées politiques, que Nicolas Le Roux raconte avec verve, mettant au jour le rôle crucial que cette période troublée a joué dans le renforcement du pouvoir royal et dans l'avènement de la modernité. Pour les contemporains, une question s'est posée, qui n'a rien perdu de son actualité : le politique est-il un rempart suffisant contre les guerres menées au nom de la religion ?
Dans un monde toujours plus habité et exploité, dans lequel l'environnement se dégrade sous la pression anthropique et où la concurrence pour l'accès aux sources de la vie s'accroît, la question de l'appropriation des ressources est brûlante. A différentes échelles et sur des espaces variés, la "concession" a été de longue date un outil d'exploitation largement utilisé par les pouvoirs pour compenser leur manque de moyens en s'associant à des acteurs privés. La démarche transversale de cet ouvrage autour d'un thème inédit en histoire ouvre des perspectives insoupçonnées. Depuis le Moyen Age, la concession n'a cessé de redéfinir les modalités de la propriété, entre communs et propriété pure. Conçue en tant que créatrice de légitimités nécessaires à l'exploitation des ressources, elle s'est avérée être un instrument de stabilité efficace. Outil juridique, comme l'assurance peut l'être pour l'Etat social, la concession participe d'un objectif politique : ancrée dans un univers social, elle est mise au service de stratégies comme l'occupation territoriale ou l'affirmation de la souveraineté. Ce faisant, elle est une forme spécifique d'expression du pouvoir. Ce volume explore les multiples facettes d'une forme d'exploitation de l'environnement dont les logiques font écho aux temps présents.
Résumé : Les livres de la collection Parcours Prépas sont conformes aux nouveaux programmes de 2021. Ils ont été conçus par des enseignants pour aider leurs élèves à : - comprendre et retenir l'essentiel du cours, - maîtriser les méthodes classiques dans chaque discipline, - savoir résoudre les exercices et les problèmes. Ce cours de chimie PCSI comporte : - Une partie cours : - Un rappel des points les plus importants. - Toutes les méthodes qu'il faut dominer pour chacun des sujets (plus d'une cinquantaine en tout). - Les principales difficultés et erreurs mises en avant. - Des conseils pour la rédaction. - Des extraits de programmes en Python. - Un entraînement complet : - 118 questions de cours pour valider ses connaissances. - 123 exercices d'entraînement pour appliquer le cours. - 104 exercices d'approfondissement et des extraits de sujets pour se préparer aux concours. - Tous les corrigés détaillés et expliqués.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.