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Noblesse oblige. Identités et engagements aristocratiques à l'époque moderne
Le Roux Nicolas ; Wrede Martin
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753552593
Noblesse oblige ". La maxime du duc Pierre-Marc-Gaston de Lévis (1764-1830) est passée dans le langage courant pour évoquer les obligations morales qui pèsent sur les détenteurs d'un nom, et plus généralement pour inviter tous les prétendants à la respectabilité à adopter un comportement conforme à la dignité qu'ils revendiquent. L'idée n'était pas nouvelle. En 1665, dans son Dom Juan, Molière plaçait déjà dans la bouche de Dom Louis une tirade véhémente devenue fameuse : " Non, non, la naissance n'est rien où la vertu n'est pas. " Si la noblesse reposait sur la vertu, quelle définition donnait-on à cette qualité ? S'agissait-il du courage guerrier, de l'exemplarité morale ou de l'appartenance au monde des gens de bien ? Vivre de ses rentes ne suffisait plus pour être reconnu comme noble dans une société où, à partir du xviie siècle, le roi s'imposa comme le maître des identités. Sous une unité de façade, quelles failles économiques, culturelles et idéologiques traversaient la noblesse à l'époque moderne ? À quelles obligations, surtout, se sentait-elle tenue, et quelles formes prenaient les engagements politiques, religieux et partisans qui l'animaient ? Quel était le sens des termes " vocation " ou " service " pour les seigneurs et les dames de l'Ancien Régime ?
Résumé : Charles VIII, Louis XII et François Ier ont rêvé de l'Italie. Ils ont entraîné derrière eux des armées toujours plus nombreuses, dont le noyau était constitué de cavaliers bardés de fer, à l'esprit habité d'aventures et d'exploits comparables à ceux des héros des "vieux romans". L'imaginaire chevaleresque se nourrissait alors d'une force mobilisatrice puissante. Les rois eux-mêmes ne craignaient pas de porter les armes, au péril de leur vie, ou de leur liberté, au cours d'un combat singulier dans la fureur d'un champ de bataille. Les guerres d'Italie (1494-1559) constituent ce moment paradoxal d'apogée de l'imaginaire chevaleresque et du déclin de la cavalerie lourde. Car les armes à feu ont transformé la pratique et la culture militaires : avec son arquebuse, un fantassin sans nom pouvait sans peine tuer un grand seigneur. Victorieuse à Fornoue (1495) et Marignan (1515), la chevalerie française fut décimée à Pavie (1525). Pourtant, la mémoire des chevaliers ne s'est pas éteinte à la fin du "rêve italien". Le preux Bayard a été célébré comme le modèle de l'homme de guerre vertueux ; réels ou imaginaires, ses exploits ont été chantés pour faire oublier les malheurs et misères de la guerre. Et quelques figures exemplaires ont traversé les siècles, pour ressusciter, parfois, à l'époque contemporaine, afin d'exprimer les valeurs patriotiques et "nationales". En croisant de multiples sources (mémoires, correspondances, chroniques, oeuvres de fiction, images), en combinant approches culturelles, sociales et politiques, ce livre propose une analyse neuve de la culture militaire et une approche inédite du monde des gens de guerre au siècle de la Renaissance.
Comment l'exercice du pouvoir a-t-il évolué du temps de François Ier à celui de Louis XIII ? Comment le monarque a-t-il répondu aux défis posés par la rupture de l'unité religieuse et par l'essor du protestantisme ? Dans un contexte de crise multiple, le prince devait-il toujours se soumettre aux impératifs moraux traditionnels, ou pouvait-il se considérer investi par Dieu d'une autorité extraordinaire qui l'autorisait à recourir à des formes exceptionnelles de gouvernement ? Pour répondre à ces questions, Nicolas Le Roux étudie les différentes conceptions du pouvoir qui avaient cours en ce temps de drames et de violences intenses que fut le XVIe siècle. Il analyse les conditions dans lesquelles le souverain exerçait sa fonction de chef d'État. Il retrace la genèse de la société de cour moderne, en étudiant le fonctionnement de la Maison du roi, les transformations des résidences princières et les mesures prises pour exalter la puissance du Prince. Il restitue la richesse et la signification des grandes cérémonies, des rituels religieux et des fêtes profanes qui rythmaient la vie des courtisans. En cherchant à comprendre comment les monarques et les reines ont tenté de rétablir l'ordre public au moment du schisme religieux et des conflits fratricides qui ont déchiré le royaume, Nicolas Le Roux dévoile les motivations profondes de Catherine de Médicis et de ses fils, Charles IX et Henri III, qui voulurent reconstruire la paix, parfois par les armes, parfois par la tolérance. Il s'interroge enfin sur les conséquences de la crise de succession qui a mis fin à la dynastie des Valois et permis la victoire d'Henri IV et, avec lui,- celle de l'absolutisme.
Résumé : Les "guerres de Religion" désignent ordinairement les conflits, achevés par huit paix, qui se déroulèrent en France de 1562 à 1598. On a pu faire commencer la période des troubles civils un peu plus tôt, notamment avec la mort accidentelle d'Henri II en 1559, et intégrer les guerres dans les années 1620 pour prendre en compte l'ensemble des violences et campagnes militaires ayant opposé des partis confessionnalisés au début de l'époque moderne. Les affrontements qui se déroulèrent dans les cantons helvétiques autour de 1530, puis dans le Saint-Empire dans les années 1540 et 1550, constituent eux aussi, assurément, des guerres de Religion, et les anciens Pays-Bas basculèrent à leur tour dans la guerre à partir de 1566. Quant à l'Angleterre, elle connut des troubles, mais ne sombra pas dans la guerre civile, ce qui ne l'empêcha pas de participer aux conflits européens, tout comme la monarchie catholique espagnole et les puissances italiennes, à commencer par la papauté. Proposer une approche à la fois nationale et transnationale des affrontements religieux du XVIe siècle, en soulignant le poids des circulations et des échanges à travers l'Europe, mais aussi des logiques territoriales de rivalité ou de solidarité, tel est le but de cet ouvrage.
La nuit de la Saint-Barthélemy. Paris en proie à la guerre civile et aux massacres. la conversion d'Henri IV. Les guerres de Religion représentent l'une des périodes les plus troubles et les plus dramatiques de l'histoire de France. Hantés par l'angoisse de la lin des temps. les catholiques entendent défendre l'unité de la foi contre l'hérésie, tandis que les protestants défient l'ordre et la tradition, s'en prenant aux religieux, aux statues et aux églises. C'est au coeur de ces violences que s'est construite la paix, que s'est imposée la tolérance civile. L'édit de Nantes. en 1798, confirmant les libertés de conscience et de culte. signe le triomphe de la raison politique sur les factions religieuses et pose ainsi les fondements du concept moderne d'Etat.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.