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LE CREPUSCULE DE LA CHEVALERIE
LE ROUX NICOLAS
CHAMP VALLON
28,01 €
Épuisé
EAN :9782876739017
Charles VIII, Louis XII et François Ier ont rêvé de l'Italie. Ils ont entraîné derrière eux des armées toujours plus nombreuses, dont le noyau était constitué de cavaliers bardés de fer, à l'esprit habité d'aventures et d'exploits comparables à ceux des héros des "vieux romans". L'imaginaire chevaleresque se nourrissait alors d'une force mobilisatrice puissante. Les rois eux-mêmes ne craignaient pas de porter les armes, au péril de leur vie, ou de leur liberté, au cours d'un combat singulier dans la fureur d'un champ de bataille. Les guerres d'Italie (1494-1559) constituent ce moment paradoxal d'apogée de l'imaginaire chevaleresque et du déclin de la cavalerie lourde. Car les armes à feu ont transformé la pratique et la culture militaires : avec son arquebuse, un fantassin sans nom pouvait sans peine tuer un grand seigneur. Victorieuse à Fornoue (1495) et Marignan (1515), la chevalerie française fut décimée à Pavie (1525). Pourtant, la mémoire des chevaliers ne s'est pas éteinte à la fin du "rêve italien". Le preux Bayard a été célébré comme le modèle de l'homme de guerre vertueux ; réels ou imaginaires, ses exploits ont été chantés pour faire oublier les malheurs et misères de la guerre. Et quelques figures exemplaires ont traversé les siècles, pour ressusciter, parfois, à l'époque contemporaine, afin d'exprimer les valeurs patriotiques et "nationales". En croisant de multiples sources (mémoires, correspondances, chroniques, oeuvres de fiction, images), en combinant approches culturelles, sociales et politiques, ce livre propose une analyse neuve de la culture militaire et une approche inédite du monde des gens de guerre au siècle de la Renaissance.
Résumé : Au début du XVIe siècle, certains chrétiens, "protestant" contre ce qu'ils considèrent comme des abus de Rome, vont durablement ébranler l'unité de l'Eglise. De ce conflit théologique découle une crise politique sans précédent. Les guerres de Religion sont la traduction sanglante de ces affrontements qui déchirent l'Europe depuis la Réforme. Complots, attentats, massacres, guerre des mots et des images... ce livre retrace une histoire douloureuse, mais féconde sur le plan des idées, des arts et des lettres, qui commence à la mort d'Henri II et s'achève à la signature de l'édit de Nantes. Il met au jour le rôle crucial que cette période troublée a joué dans le renforcement du pouvoir royal ainsi que dans l'avènement de la modernité. De fait, au XVIe siècle s'est posée une question qui n'a rien perdu de son actualité : le politique est-il un rempart suffisant contre les guerres menées au nom de la religion ?
Au début du XVIe siècle, certains chrétiens, "protestant" contre ce qu'ils considèrent comme des abus de Rome, ébranlent l'unité de l'Eglise. De ce conflit théologique découle une crise politique sans précédent, dont les guerres de Religion sont la traduction sanglante. Complots, attentats, massacres, guerre des mots et des images... De la mort d'Henri II à la signature de l'édit de Nantes, c'est cette histoire, douloureuse mais féconde sur le plan des idées politiques, que Nicolas Le Roux raconte avec verve, mettant au jour le rôle crucial que cette période troublée a joué dans le renforcement du pouvoir royal et dans l'avènement de la modernité. Pour les contemporains, une question s'est posée, qui n'a rien perdu de son actualité : le politique est-il un rempart suffisant contre les guerres menées au nom de la religion ?
Résumé : C'est un des rois les moins aimés de l'Ancien Régime, et l'un des plus méconnus, que le poignard de Jacques Clément fait mourir. Ayant fui sa capitale en insurrection, au milieu de ces guerres de Religion qui n'en finissent pas, Henri III succombe à l'attentat du moine régicide. Avec lui s'éteint la dynastie des Valois : un chapitre se referme, une autre histoire de la monarchie commence, inaugurée par l'accession au trône d'Henri de Bourbon. De ce règne presque oublié, Nicolas Le Roux restitue les desseins secrets et les drames sanglants. Il décrit un monarque hanté par l'ambition de pacifier le royaume, de réconcilier ses sujets et de régénérer l'autorité royale par la piété, la justice et la douceur. Il analyse les violentes résistances que les catholiques zélés opposent à ce rêve d'harmonie, jusqu'à faire la guerre à leur propre souverain. Faisant parler les voix et les passions de ces années terribles, l'auteur propose une lecture renouvelée de l'extrémisme ligueur, de ses pulsions meurtrières et de ses fantasmes tyrannicides. L'événement inouï qu'a été ce régicide en recèle un autre moins immédiatement visible : non seulement il prépare la fin des guerres civiles, mais il contribue à modifier en profondeur l'économie des représentations de la légitimité politique. Henri III se voyait en détenteur d'un ministère sacré, mais dont la personne restait inséparable du corps de ses sujets. Avec son successeur, la figure du prince tend à se détacher de la communauté des humains et acquiert, par l'investiture divine, une dimension d'absolu.
Résumé : 1515 Marignan. Qui ne connaît cette correspondance entre un millésime facile à retenir et la victoire remportée par François Ier dans le nord de l'Italie ? Cet essai d'histoire synchronisée entend replacer dans son contexte une bataille longtemps considérée comme une date majeure de l'histoire de France. Le début du XVIe siècle fut un moment de circulation des hommes, des oeuvres et des idées sans précédent. Les nouvelles formes artistiques inspirées par la redécouverte de la culture antique se diffusaient en Europe, et l'on a pu voir dans ce mouvement une véritable "renaissance" du Vieux Continent. Alors qu'Erasme défendait une vision renouvelée de la vie chrétienne et prônait la paix entre les créatures de Dieu, certains s'interrogeaient sur le sens profond des guerres qui ravageaient l'Ancien Monde et sur celui des "découvertes" ultra-marines. Ces événements n'annonçaient-ils pas la fin des temps ?
En janvier 1589, alors que la France subit sa huitième guerre de Religion entre catholiques et protestants, Jacques de La Guesle, procureur général au parlement de Paris, dénonce les effets désastreux de la division religieuse aux représentants des trois états réunis au château de Blois. Elle n'a apporté que désordres, confusions, démolitions d'églises. Pour le haut magistrat, la dissension religieuse est un glaive à deux tranchants qui pénètre jusque dans la moelle des os. Les années de la fin du règne de Henri II voient s'accélérer la rupture reli- gieuse entre catholiques et protestants. En témoignent les arrêts criminels rendus par le parlement de Paris, cour souveraine qui rend la justice au nom du roi. Ils sont un observatoire privilégié, sorte de caisse de résonance de leur époque. Ils offrent la possibilité de suivre presque au jour le jour les violences et les affrontements toujours plus intenses entre catholiques et réformés. L'enquête débute en 1555, pour s'achever sur la paix d'Amboise en mars 1563, soit les huit années qui précèdent la première guerre de Religion et qui l'englobent aussi. Se distinguent trois phases différentes : une politique de répression menée par Henri II jusqu'à sa mort accidentelle en 1559, la recherche de conciliation menée en 1560 et 1561, puis l'éclatement de la guerre en mars 1562 et ses effets. L'activité criminelle de la plus haute cour de justice du royaume montre qu'en matière de religion la politique royale est souvent hésitante, parfois volontariste, et qu'elle finit par se heurter à l'opposition des sujets, laquelle entraîne l'inapplication des lois et le développement de la violence. Quant à la justice du roi, son légalisme pétri de modération tente de conjurer une réalité qui ne veut pas s'encombrer de scrupules juridiques. Cette étude révèle à quel point la Réforme protestante a ébranlé la France ainsi que la monarchie. Elle aide à nous convaincre de l'importance du danger que constitue la résurgence de la violence au nom de la religion.
Volontiers qualifiées de "favorites", de "presque reines" et même parfois de "sultanes", les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien Régime. Si, depuis le début du XIXe siècle, nombre de biographies et de romans historiques leur furent consacrés, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Flavie Leroux vise dans cet ouvrage à dépasser l'anecdote et la "petite histoire", pour proposer une perspective plus large rendre compte du rôle central que les maîtresses ont pu tenir dans la construction de leur propre parcours, dans le devenir de certaines familles et dans le fonctionnement institutionnel de la monarchie. L'enjeu est d'étudier le phénomène de la faveur au féminin en général à l'aide de sources largement inédites. A cet effet, est considérée une période charnière dans l'histoire de France : les règnes de Henri IV (1589-1610) et de Louis XIV (1643-1715), qui marquent l'avènement et l'expansion de la monarchie dite absolue. On retrouvera des figures fameuses, telles Gabrielle d'Estrées, Mme de Montespan ou Mme de Maintenon, mais aussi des maîtresses moins connues, comme Jacqueline de Bueil, Charlotte des Essarts ou encore Marie-Angélique de Fontanges. L'étude ne s'arrête cependant pas aux femmes qui entretiennent une liaison avec le roi. Leurs enfants, leurs parents, les individus et les communautés qu'elles protègent sont également au coeur de la réflexion. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, la maîtresse et les siens sont considérés dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages qui montrent la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en éclairant le fonctionnement du pouvoir royal.
La période qui voit le passage de la ville de l'Ancien Régime à la ville haussmannienne ou haussmannisée semble bien connue et les conditions de cette transformation ont été largement analysées. Schématiquement, on considère que le milieu urbain s'assainit tout au long du XIXe siècle, passant de la stagnation miasmatique encouragée par les activités artisanales à la dynamique industrielle symbolisée par la rectification urbaine qui associe percée, aménagement du réseau viaire, nettoiement généralisé de l'espace public grâce aux égouts et à la distribution de l'eau, renouvellement de l'air grâce aux grands mouvements urbains, humains et économiques. Cet ouvrage aborde la ville du point de vue de deux acteurs qui ont joué un rôle fondamental dans les transformations du milieu urbain : le médecin et l'ingénieur, en mettant en avant la cohérence et surtout les limites de leurs approches respectives, traduites par les dysfonctionnements connus par le milieu. Pour ce faire, l'auteur adopte un point de vue original, celui du sol et du sous-sol urbains, par opposition à l'air et à l'eau qui sont considérés depuis plus d'un siècle comme les principaux vecteurs de l'environnement et de la salubrité. L'évolution du milieu urbain, principalement étudiée dans le cas de Paris, révèle les limites des transformations mises en ?uvre au XIXe siècle. L'imperméabilisation du sol, la production de boues, les effets de l'assainissement ou le paludisme urbain traduisent l'échec (certes relatif) et les effets pervers du projet hygiéniste. En définitive, le milieu urbain échappe rapidement à la science.
Dans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l'interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l'état d'urgence quasi permanent. En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d'une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif que l'on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s'invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019. La vie politique française, malgré ce qu'en dit toute une tradition historiographique, n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison : celui d'un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n'est pas une Révolution : c'est une vieille histoire.