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Symbolisme et art rupestre au Sahara
Le Quellec Jean-Loïc
L'HARMATTAN
64,50 €
Épuisé
EAN :9782738422255
Réunissant les qualités de chercheur en préhistoire et en science des religions, Jean-Loïc Le Quellec tente ici d'accéder aux mythes dont les arts rupestres du Sahara portent témoignage. Renouvelant fondamentalement l'étude de ces oeuvres en pratiquant un comparatisme prudent qui intègre l'analyse de nombreuses traditions africaines, sa double démarche lui permet d'accéder à l'exposition d'un symbolisme complexe, dont le sens se perçoit au travers de motifs et dispositifs graphiques tels que calembours graphiques, animaux doubles et dioculaires, attributs céphaliques, spirales, etc... La mise en oeuvre d'un immense matériel documentaire lui permet de proposer une lecture originale et cohérente de ces figurations jusqu'alors énigmatiques, en portant une attention particulière à l'expression non narrative de la sexualité (êtres ithyphalliques en posture de Bès, "femmes ouvertes", scènes de zoophilie...), ainsi qu'au problème des masques et à celui des "Martiens" du Tassili, ou encore à toute une série de cynocéphales géants se livrant à des activités surhumaines. Ces derniers, dont la valeur mythique est maintenant indéniable, témoignent de l'existence d'un ancien fond culturel paléo-africain, dont l'Egypte ne sera pas la seule à recevoir l'héritage.
Résumé : L'anthropologue fait ici le récit des erreurs ou des supercheries scientifiques des deux derniers siècles, à l'origine des plus fumeuses des "fake news" archéologiques d'aujourd'hui. Les Martiens sont venus au Sahara pendant la préhistoire ; les hommes ont vécu avec les dinosaures ; les Celtes sont les premiers colons de l'Amérique précolombienne ; on a retrouvé l'arche de Noé ; le matriacat primitif... Toutes ces histoires ont un point commun : elles sont fausses. Leurs origines sont passionnantes : elles peuvent être pensées et répandues par des "académiciens naïfs" arrivés en fin de carrière et qui sortent de leur domaine de compétence, rêvées par des "archéologues romantiques" déconnectés des faits, construites par des amateurs un peu dérangés convaincus que leur découverte gêne la science bienpensante, ou montées consciemment par de réels escrocs. Jean-Loïc Le Quellec décortique leur éclosion et leur diffusion. Par son érudition et son humour, ce livre est une formidable invitation à exercer notre esprit critique.
Cette enquête minutieuse, conduite autour d'une image rupestre célèbre, la "Dame Blanche", permet de faire un point sur les présupposés mythiques infusant nombre de recherches scientifiques, particulièrement dans le cas des études d'art rupestre. Elle met aussi en lumière l'existence de surprenantes passerelles entre travaux savants et productions littéraires ou artistiques (romans, films, bandes dessinées, récits d'aventures). En effet, le dépouillement des archives et de la correspondance de l'abbé montrent que le moteur premier des travaux qu'il a réalisés en Afrique australe comme de ceux de son élève Henri Lhote au Tassili était la recherche d'anciennes colonies "blanches" disparues, et qui se seraient établies, dès la préhistoire, au coeur du continent Noir. Tant Breuil que Lhote ont alors retrouvé sur les roches africaines des peintures rupestres qui leur ont paru représenter des "dames blanches" qu'ils ont aussitôt interprétées comme des déesses ou des reines propres aux anciens royaumes dont ils croyaient avoir découvert les vestiges. Ce faisant, ils ressuscitaient et nourrissaient à la fois deux mythes: celui d'une Atlantide saharienne pour Henri Lhote et, pour l'abbé, celui de l'identification des grandes ruines du Zimbabwe à la ville mythique d'Ophir, d'où, selon la Bible, le roi Salomon tirait ses fabuleuses richesses. Avec le recul, nous voyons bien maintenant que leurs théories n'étaient qu'un reflet maladroit des idées de leur temps, particulièrement du contexte colonial au Sahara et de l'apartheid en Afrique du Sud. A leur insu, la production scientifique de ces deux savants avait pour fonction de justifier la présence blanche en Afrique, et elle fut amplement instrumentalisée dans ce sens. Pourtant, des études récentes ont désormais démontré que la "Dame Blanche" qui fascina tant l'abbé Breuil n'était en réalité ni blanche ni même une femme. Une question demeure: si une telle interpénétration de la science et du mythe au service du politique fut possible au milieu du XXe siècle, qu'en est-il de nos jours?
Il est impossible de s?intéresser à l?art et à la préhistoire, donc à la préhistoire de l?art, sans rencontrer un jour ou l?autre la notion d?archétype. Des auteurs avancent, par exemple, que les peintures pariétales de Lascaux illustreraient les archétypes suivants: animal, grotte, chasse? L?existence d?un archétype de la mère serait pareillement suggérée par la présence de nombreuses figurines féminines dans l?art mobilier préhistorique, et d?autres archétypes sont couramment mobilisés pour expliquer romans, films, poèmes, tableaux, contes, mythes? Mais qu?est-ce qu?un archétype? La notion attribuée à Jung désignerait, selon les spécialistes, des structures invariantes de l?inconscient collectif, des représentations symboliques d?une personne, d?un objet, sortes de structures psychiques a priori qui seraient universellement répandues? Oui, mais voilà, où sont les preuves? s?interroge J.-L. Le Quellec dans cet ouvrage. "J?ai très souvent croisé le concept d?archétype au cours de mes lectures, écrit-il, et, désireux d?en savoir plus, je me suis aperçu d?une part qu?il était pratiquement impossible d?en trouver une définition claire, d?autre part que nombre de mythologues, anthropologues et préhistoriens l?avaient souvent employé sans qu?aucun ne semble avoir jamais tenté de le mettre à l?épreuve des faits de leur discipline. Cette situation me parut d?autant plus surprenante que l?archétype est réputé être, par définition, de tous les temps et de tous les lieux". À travers ce livre, l?auteur tente d?apprécier la validité de la notion d?archétype, d?en faire l?historique, d?en examiner la construction et les présupposés, d?en évaluer la solidité au regard des données de l?anthropologie, de la mythologie et de la préhistoire. Il dresse ici un catalogue des petits arrangements avec l?histoire et le réel qui émaillent une certaine littérature, et démonte de façon magistrale un mythe contemporain, celui de l?existence d?archétypes tels que Jung, et de nombreux auteurs après lui, les ont théorisés.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.