En 2009, l'accord de Copenhague fut une déception pour tous ceux qui voulaient sauver la planète Terre de sa surexploitation, de ses pollutions et de ses changements climatiques. Face à la désinvolture des grands États pollueurs, le gouvernement équatorien de Rafael Correa proposa l'initiative Yasuní-ITT du nom de trois forages pétroliers en Amazonie). Cet ouvrage est le récit de cette initiative étonnante, le refus de ne pas exploiter 20 % des réserves de pétrole de l'Équateur en échange d'une compensation économique de la part des pays qui ont une responsabilité historique dans les changements climatiques. Laisser le pétrole sous terre afin d'éviter l'émission de gaz à effet de serre, protéger les populations indigènes de la région et la biodiversité de la forêt amazonienne. De nouveaux rapports Nord-Sud sont proposés à travers l'initiative Yasuní-ITT et nous sont dévoilés dans ce livre. Ils ne sont plus basés sur la domination mais sur la coopération. Cette proposition s'inscrit dans l'écosocialisme avec la mise en place d'une économie post-pétrolière qui implique un changement radical: diminution de la consommation d'énergie et réduction de l'utilisation des combustibles fossiles en les substituant par des énergies renouvelables. L'idéal politique équatorien serait de passer d'un modèle exportateur de matières premières à une société de la bioconnaissance. Les idées novatrices décrites dans cet ouvrage pourraient servir de modèle pour une alternative au développement.
La dénonciation par l'Angleterre de l'accord de 1861 autorisant le libre recrutement d'engagés en Inde déclencha, à partir de 1882, une crise de main-d'oeuvre qui obligea planteurs et sucriers de La Réunion à transformer l'organisation sociale de la production en remplaçant le salariat contraint par le colonage. Cette stratégie permit de fixer dans l'île une partie des engagés, mais non d'atténuer la pénurie de bras. La crise, amorcée en 1865, se poursuivit donc jusqu'en 1914. Entre 1914 et 1945, l'économie locale subit les contrecoups des conflits militaires et de la crise de 1929. Les conséquences majeures furent la restructuration du secteur sucrier, la résurgence, puis la disparition du salariat contraint et l'anéantissement des plantations de canne pendant la Seconde Guerre mondiale. A partir de la départementalisation (1946), la stratégie économique déployée à La Réunion consista à reconstituer le secteur sucrier et à stimuler sa croissance. En dépit de certains progrès sociaux, les résultats en termes de développement furent décevants. C'est pourquoi La Réunion continue de présenter toutes les caractéristiques du sous-développement en 1960. Le présent essai forme la suite de la Contribution à l'histoire économique de l'Ile de La Réunion (1642-1848) et de l'Histoire économique de l'Ile de La Réunion (1849-1881) publiés par l'Harmattan.
Ce livre, parfaitement actualisé, dresse une revue des évolutions historico-juridiques, combinée à une recension de la littérature de l'analyse des coûts. Il apporte, dans un contexte de mutation, d'actualité et d'innovation dans la prise en charge des personnes âgées, des explications et aussi des pistes de réflexion pour les futures recherches. Ce livre constitue une aide précieuse aux candidats aux concours de la Santé et plus généralement aux professionnels qui travaillent dans le secteur médico-social. Il est également accessible à un public de non-spécialistes qui s'intéresse au problème des dépenses de santé face à une expansion démographique du quatrième âge ainsi que les enjeux politiques qui en découlent.
Pham Quang Long ; Barbier Jean-Marie ; Cifali Mire
Apprendre de, apprendre par, apprendre dans les émotions : peu de questions présentent un enjeu social et personnel, un enjeu théorique et méthodologique aussi fort pour la recherche et la formation. Loin d'être des états transitoires, les émotions trouvent leur pleine portée dans la mise à jour du rapport qu'elles entretiennent avec l'engagement et la construction du sens dans l'action. A l'occasion d'une immersion en soin mortuaire - méconnu et pourtant essentiel - sont avancées des propositions analysant le rapport entre émotions situées et apprentissages en situation de travail.
Il s'appelle Nam, Dan, Xuân ou Phuc. Adolescent puis adulte, de nouvelles en contes il est balloté du Nord au Sud d'un pays en guerre sur près de quatre décennies. Militant, maqui-sard, simple exécutant ou responsable, il connaîtra les purges, les opprobres, les distinctions, les changements d'orientation idéologiques aux conséquences parfois tragiques. Sa foi en l'humanité et sa fidélité à ses premiers amours en font un être fragile, anachronique et émouvant dans une histoire pleine de bruit et de fureur.
Hier, j'ai complètement oublié la fête du Beaujolais nouveau qui avait lieu à Bogotá. C'est un signe. Quant à l'insécurité dont tu me parles... Que dire ? Elle est là, présente ; peut-être me tombera-t-elle dessus un jour. Mais pour le moment, je me sens comme protégé par les fantômes qui veillent à La Candelaria. Et la prudence ne me fait pas défaut." (Marc Beltra) En décembre 2003, Marc Beltra a disparu à la frontière du Pérou, du Brésil et de la Colombie. Aujourd'hui, personne ne sait avec certitude s'il est vivant ou mort. Une enquête de plusieurs années, menée par la Brigade criminelle de Paris, n'a pas permis d'élucider le mystère de sa disparition. L'avocat de la famille, Mathieu Simonet, auteur de deux romans publiés au Seuil, a écrit ce livre à partir de divers témoignages, notamment du journal de Françoise, la mère de Marc, qui s'est installée en Colombie pendant deux ans pour tenter de retrouver son fils.
Les graffitis sont comme un cri muet." (Omar Fathi, graffeur, alias Picasso) La situation instable que connaît l'Egypte depuis 2011 a engendré une prise de parole populaire : la jeunesse s'est levée pour crier son mécontentement et sa révolte contre l'injustice et la corruption. Silencieux et pacifique, le street art est ici une expression artistique et politique. Les murs se parent de fresques engagées et de portraits des martyrs d'une révolution au sourire figé. Sur les murs du Caire les graffitis sont éphémères. Contrariant les autorités égyptiennes par leur spontanéité et leur imagination, ils sont rapidement effacés. Ce livre pérennise ces temps de révolte et constitue un témoignage poignant des révolutions arabes. C'est aussi le prolongement d'un documentaire qui y est encarté, un film tourné en mars 2013 dans les rues du Caire, alors que les manifestations battaient leur plein.
Bherer Marc-Olivier ; Bacharan Nicole ; Howard Dic
Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n'avons jamais été aussi prospères. C'est une guerre de classes, et c'est ma classe qui est en train de gagner." Les mots que Warren Buffett a prononcés sur CNN en mai 2005, deux ans avant la tragique crise des subprimes, sonnent comme une provocation. Aux Etats-Unis, les inégalités sociales ont atteint des niveaux historiques. Le milliardaire américain et philanthrope aurait-il raison ? Dans un pays où le prisme racial est encore très présent mais où le rêve américain a toujours donné sa chance à chacun, une lutte des classes secoue la campagne présidentielle de 2012. Dans cet ouvrage, des intellectuels français et américains se penchent sur la question. Alors qu'une classe privilégiée semble épargnée par l'effondrement de l'économie, la découverte d'une ultrapauvreté et les menaces qui pèsent sur la classe moyenne ont-elles fait émerger une question sociale ? Dans ce contexte, est-il encore possible de reconquérir le rêve américain ? Ce sont toutes ces questions que ce livre aborde sans détour, en laissant voir que les réponses ne sont pas toujours là où on les attend...
Les industries privatisent le vivant en le brevetant. Elles exploitent la nature et les savoirs traditionnels de l'humanité pour faire de nouveaux profits. Face au pillage de leurs ressources, les peuples autochtones du monde entier résistent et s'organisent. Traités et conventions tentent de concilier protection de la biodiversité, des identités culturelles et mondialisation des échanges commerciaux. Mais va-t-on pour autant vers plus de partage ? Dans son livre, la journaliste Clara Delpas enquête. Agriculture, alimentation, médicaments, parfums, cosmétiques, recherche médicale, biotechnologies... aucune industrie n'est épargnée ! Du riz basmati à la tomate à ketchup en passant par l'aubergine OGM Monsanto, du bois de rose amazonien à la maca péruvienne, de la canne à sucre à la pervenche de Madagascar, de la feuille de coca à celle de stevia, du scandale des semences à celui du purin d'ortie... La liste est longue tant ce dossier est riche et instructif !