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Le profit dans les PME, perspectives historiques, XIXe-XXe siècles
Cortat Alain ; Olivier Jean-Marc
ALPHIL
31,01 €
Épuisé
EAN :9782889300150
Le déclin industriel subit par plusieurs pays occidentaux depuis la crise des années 1970 soulève de nombreuses interrogations sur les modèles économiques. La question de la taille des entreprises, du rôle de PME dans les économies nationales et dans la création de richesses et d'emplois est souvent débattue. Pourtant, les historiens se sont peu interrogés sur les profits des PME, c'est-à-dire sur leur efficacité. L'objectif de ce livre est donc d'analyser les profits des PME, sous des angles variés et permettant des comparaisons entre pays et entre secteurs. Les auteurs étudient la question selon quatre axes principaux : le rôle de l'Etat dans la modernisation des techniques comptables et l'ana-lyse des profits ; le rôle des cartels ; les secteurs et la taille des entreprises (PME/grandes entreprises) ; les stratégies de niche choisies par les PME. Les exemples traitent d'entreprises suisses, françaises et japonaises.
Chaque année, les JEPU attirent l'ensemble des praticiens et soignants de la discipline. Des sessions spécifiques sont organisées à l'attention des infirmier(e)s anesthésistes qui font l'objet d'une publication. Cette collection propose ainsi un ouvrage par an, multithématique, qui répond aux exigences des recommandations nationales : promotion du parcours de santé et de soins des patients, prise en charge de la douleur post-opératoire et gestion des risques.
La plupart des personnes qui connaissent le Jura l'associent à la nature. Pourtant le Jura a été l'une des régions les plus industrialisées de Suisse. Recourant à plus de 1 400 images sur une période couvrant les XIXe et XXe siècles, l'auteur emmène le lecteur à la découverte des diverses formes prises par l'industrie et ses impacts sur le territoire et sur la vie de la population. Le lecteur pourra ainsi pénétrer dans les grandes usines de Choindez et suivre la vie des ouvriers dans cette cité construite pour eux ; découvrir le quotidien des horlogers à domicile, et se pencher par-dessus les épaules des ouvriers d'usine qui produisent des pièces d'horlogerie en série ; se rendre compte du dur labeur des ouvriers des mines et de la sidérurgie et redécouvrir des activités qui se sont effacées de la mémoire collective, telles que l'industrie textile ou la fabrication de chaussures. Ce livre met également en évidence les traces laissées dans le paysage par l'industrie, qu'il s'agisse de barrages électriques, de puits de mines, de discrets ateliers horlogers dans des habitations ou de petites usines aujourd'hui abandonnées. Cet ouvrage offre une clef pour lire le paysage industriel du Jura, comprendre la vie des milliers de personnes qui ont contribué à la prospérité de ce territoire et retrouver les produits qui ont fait la renommée de la région, de la cigarette au couteau suisse, de la bicyclette aux souliers, de la bière brassée à Porrentruy aux caquelons de Bonfol. Chaque lecteur aura le plaisir de redécouvrir des lieux de son enfance qui ont presque tous disparu, mais où lui-même, ses parents et ses grands-parents ont passé la plus grande partie de leur vie active.
S'appuyant sur un rappel de ses racines italiennes, la présente série d'entretiens commence par évoquer en détail les premières années de cet enfant du Val-de-Travers, entre fratrie nombreuse, parents mal appariés et aïeux profondément aimants. On évoque ensuite ses séjours à Genève et à Engelberg (OW), passages obligés vers le Grand séminaire. C'est de cette abbaye bénédictine que le choc d'une lecture le ramène à Neuchâtel, pour y achever ses études gymnasiales et universitaires. A côté de quelques mentions discrètes sur sa vie de couple et de famille, on le suit, à compter du milieu des années 1960, dans sa carrière d'enseignant, d'abord, puis de conservateur au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel, qu'il codirigera de main de maître pendant près de trois décennies. Le fait de renvoyer en sous-titre à la forme des " carnets de route " relève à la vérité d'une aimable provocation : c'est en effet un des petits secrets du personnage que d'avoir été marqué, durant la première moitié de sa vie d'adulte, par une réelle phobie des voyages ou, comme il aime à le dire, des " déplacements latéraux "! Au final, ce petit clin d'oeil ne fait donc que souligner mieux encore la persistante fidélité de Jean-Pierre Jelmini à l'axe de la verticalité. Celui-là même qui l'aspira d'abord vers le Ciel avant de le plonger dans le fécond gisement des siècles passés, qu'il ne cessa d'exploiter pour le plaisir et l'édification des Neuchâtelois curieux de leur propre histoire.Entretien avec Julien Knoepfler.
J'ai dix-huit ans passé, je n'ai aucun métier dans les mains, c'est vraiment triste." Voici comment Gérard, placé dans diverses familles et foyers d'accueil, résume sa situation professionnelle. Tout comme lui, de nombreux enfants et adolescents-es placés durant les années 1950 à 1980 peinent à acquérir des ressources pour leur entrée dans la vie adulte. Pourtant, à cette même époque, commence une transition économique et sociale permettant la démocratisation des études et l'explosion de la culture et de la sociabilité de la jeunesse. La modernisation et les progrès apparents ne touchent cependant pas toutes les catégories de population de la même manière. Les jeunes placés sont particulièrement prétérités et peuvent être considérés comme les oubliés des Trente Glorieuses : ils restent en marge de ces évolutions et sont confrontés à une réalité bien différente de celle de la majorité lorsqu'il s'agit d'effectuer une formation et de nouer des relations durables. A partir de dossiers individuels, cet ouvrage met en évidence les difficultés rencontrées par les jeunes placés pour acquérir du capital humain et du capital social. Comment les autorités justifient-elles les placements et comment ces mesures sont-elles concrétisées ? De quelles opportunités de formation les jeunes placés disposent-ils ? Quelles relations sociales peuvent-ils développer pendant la durée de l'intervention ?
Bozzini David ; Fresia Marion ; Killias Olivia ; L
Qu'est-ce que L'engagement en anthropologie ? Comment s'engage-t-on aujourd'hui ? En s'appuyant sur le parcours de notre collègue et amie Ellen Hertz, cet ouvrage souhaite renouveler la réflexion sur ces questions. Il montre l'intérêt de penser l'engagement de manière élargie, non seulement comme un souci de rendre ta recherche pertinente et accessible à un large public, mais aussi comme une responsabilité exercée au quotidien au sein des institutions académiques et au-delà. Si Ellen Hertz s'est engagée par ses choix de recherche centrés sur l'analyse du pouvoir, sa trajectoire est aussi faite d'engagements a priori plus ordinaires - pédagogiques, diplomatiques, relationnels et amicaux, de mentoring et d'encadrement - la plupart du temps absents des débats sur le sujet. S'inspirant de cette trajectoire, onze contributions nous invitent à explorer et à valoriser la diversité des manières de s'engager, loin d'une science uniquement motivée par la course aux publications. L'engagement s'y dessine comme un art aux facettes multiples, qui se déploie tant à partir de positions prestigieuses d'autorité et d'expertise, que dans des activités académiques et administratives peu visibles, voire ingrates. Un art qui repose sur l'indignation tout comme sur l'humour, la légèreté, le care et l'amitié, mais qui souvent suppose une disponibilité totale dont les coûts et les limites sont également abordés dans l'ouvrage.
Le 26 juin 1930, la loi fédérale sur la formation professionnelle est adoptée. Applicable à l'ensemble de la Suisse, elle fixe pour la première fois le rôle des formateurs et formatrices en entreprise. Aujourd'hui, Carole, employée de commerce et formatrice dans une entreprise de grande distribution, organise de bon matin la formation des jeunes ; elle s'assure de leur passage dans plusieurs secteurs pour une découverte complète du métier. Dans son atelier, Eric, boulanger-pâtissier-confiseur et formateur indépendant, travaille quant à lui un gâteau avec son apprenti : ils seront bientôt prêts pour le concours auquel ils se sont inscrits. Dans une salle du cours, Dinh, pharmacienne et formatrice dans une petite entreprise, se prépare à effectuer des exercices en laboratoire avec ses apprenti·e·s après leur avoir fait revoir la théorie. Dans une grande entreprise, Luc, logisticien et formateur, donne aux apprenti·e·s des instructions à la volée avant de rejoindre son service. Carole, Eric, Dinh et Luc sont le reflet de ce qui passe inaperçu : une diversité de figures très peu (re)connues et étudiées, pourtant centrales dans le système répandu de la formation professionnelle initiale duale. Chacun·e à sa manière forme des jeunes, et leur partage une vision du métier et du monde du travail. Ce livre offre des clefs pour comprendre les différents rapports à la fonction formatrice, mais aussi toutes les visions de l'apprentissage et sa relation avec le marché du travail. Il propose de comprendre la façon dont formateurs et formatrices investissent leur fonction, les conditions concrètes de son exercice, les enjeux auxquels tou·te·s sont confronté·e·s.