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Démocratie : le devoir d'éducation
Le Pennec Yann
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782296062238
En ces temps de crises multiples, chaque parent court le risque d'être, un jour, qualifié de démissionnaire ou de laxiste. De tous côtés, les incitations à plus de frustration, voire à la répression des "instincts" de l'enfant laissent nombre de pères et mères, souvent désemparés, dans le même désarroi. Cet ouvrage tente d'ouvrir un débat à la mesure de l'incertitude générale et d'une dévalorisation relative de l'action éducative en en relevant d'abord les manifestations et les symptômes. En faisant le constat de la chute d'un modèle séculaire d'autorité qui s'exprimait verticalement, sur-le-champ et sans contestation possible, l'auteur mobilise l'histoire pour repenser les nécessités éducatives pour tous les enfants et adolescents, en ce début de siècle. L'apprentissage des règles de la vie collective requiert sans nul doute des interdits et des limites sans que l'obéissance soit pour autant posée en tant que préalable à son éducation proprement dite; en effet, parents et éducateurs sont, désormais, en recherche de la compréhension et d'une adhésion évidemment relative de ceux qui doivent s'y conformer. Il s'agit, alors, d'opter pour un projet d'éducation convenant à la démocratie en intégrant l'irréversible mouvement d'émancipation de l'enfant caractérisant la modernité.
Cette " histoire d'en bas " des prisonnières au XIXe siècle s'intéresse à l'évolution de leurs conditions de vie, à leur vécu de l'incarcération et aux relations sociales entre les détenues, avec leurs proches et avec le personnel, au croisement de leurs témoignages respectifs. Depuis quelques années, la thématique des prisonnières suscite un intérêt inédit, à en croire la multiplication des séries et autres podcasts sur le sujet. Cette curiosité reflète la volonté de savoir ce qu'est le monde inconnu et invisible des captives. Dans la société, la prison est une zone d'ombre. Quand elle est évoquée, c'est le plus souvent au masculin. Les femmes y sont très minoritaires. Il en va de même dans l'historiographie. Le propos de ce livre est de donner la parole aux captives pour écrire leur histoire, et restituer leur rôle d'actrices dans le monde carcéral. Au cours du XIXe siècle, leur quotidien en maison centrale connaît plusieurs bouleversements, faisant suite aux changements dans le personnel surveillant, propres aux prisons de femmes : il se compose de gardiens laïcs, puis de religieuses, enfin de surveillantes laïques. Les détenues s'adaptent ou résistent, en s'efforçant d'accroître leur capacité d'agir malgré leur condition d'empêchées. Les lettres échangées entre les prisonnières ou avec leurs proches esquissent les parcours de chacune, leurs relations sociales complexes et changeantes, leur vécu de l'incarcération, en un mot, la prison de l'intime.
Résumé : L'Association des bibliothèques universitaires du Sud se réunit cette année à Athena. Petits-fours et retrouvailles sont au programme. Hélas, certains invités sont moins agréables à revoir que d'autres, à l'instar de Gavin Fong... Ambitieux, cruel, mesquin - en un mot : tout à fait insupportable -, cet ancien camarade de promotion de Charlie n'a rien perdu de son talent pour se mettre à dos celles et ceux qu'il croise. Pas étonnant que sa mort, toute spectaculaire qu'elle ait été, ne chagrine pas grand monde. Mais lorsqu'une deuxième victime est découverte, Charlie et Diesel doivent identifier le coupable avant que la panique ne s'empare de tous les bibliothécaires du coin !
Résumé : Vieil homme charmant à la tête de l'une des plus grosses fortunes d'Athena, James Delacorte demande à Charlie Harris d'effectuer l'inventaire des livres les plus rares de son onéreuse bibliothèque. Mais peu après le début de cette collaboration, Delacorte est retrouvé mort à son bureau. Voilà que Charlie se retrouve avec un cadavre sur les bras et un meurtre à élucider incognito, dans l'ombre du bureau du shérif ! Pour Charlie, c'est certain, l'assassin est l'un des membres de la famille Delacorte, tous plus excentriques les uns que les autres... Aidé de son fidèle Diesel, il part à la recherche de preuves quand un second crime se produit. Charlie et son maine coon n'ont plus le choix : ils doivent à tout prix élucider l'affaire avant qu'il n'y ait une troisième victime...
De nos jours beaucoup de parents "mitraillent" leur progéniture, puis "postent" leurs clichés sur les réseaux dits sociaux : naissances, biberons et tétées, premières dents, premiers pas ad libitum. Clichés, clichés, clichés. Thierry Le Pennec ne photographie pas, et l'idée qu'il ait un compte "insta" ferait sourire ceux qui le connaissent. Mais il est "père" . Et s'est demandé, dès qu'il est devenu ça, un père : "c'est quoi, au juste, être père ? " . Vaste question n'est-il pas ? alors il a écrit des poèmes. Pour accompagner son "fils" dès sa naissance et tenter de répondre à cette question. Les poèmes de Thierry Le Pennec ne sont pas des "clichés" - basta les biberons, les premières dents, les premiers pas ! - mais des "instantanés" . Pris sur le vif - le vif joyeux ou angoissé - du compagnonnage d'un père et d'un fils. Que le premier poème de ce recueil soit la mise au monde du fils - le jour anniversaire de la mort de Jimi Hendrix "voodoo child" - et le dernier voie la "Belle Fille" enceinte et le fils devenir père n'est en rien innocent. C'est quoi au juste "être père" "être fils" ? une affaire de Temps, notre "part commune" ? ... Certes mais pas que ... . L'affaire est beaucoup plus compliquée et beaucoup plus simple. Roger Lahu
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.