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Camille Claudel et Rodin. Le temps remettra tout en place
Le Normand-Romain Antoinette
HERMANN
30,29 €
Épuisé
EAN :9782705687762
Beaucoup d'encre a coulé sur la relation tumultueuse qui unit, pendant près de vingt ans, Auguste Rodin (1840-1917) et Camille Claudel (1864-1943), deux des sculpteurs les plus connus au monde. Les clichés abondent : Rodin, le génie cruel et solitaire d'un côté ; de l'autre, Camille, l'artiste maudite et vilipendée, symbole pour tant de générations du génie féminin opprimé. Dans Camille Claudel & Rodin. Le temps remettra tout en place, Antoinette Le Normand-Romain invite le lecteur à revivre l'histoire passionnelle de leur amour, aussi célèbre que tragique, tout en relevant le défi d'analyser et de comparer leurs oeuvres avec l'oeil expert et minutieux qui la caractérise. En partant des sculptures des deux artistes, elle structure son récit en trois temps : Sakountala, ambitieux et romantique chef-d'oeuvre de Camille Claudel, reflète la passion partagée de leurs débuts (1882-1891) ; cette période où tant d'un point de vue sentimental qu'artistique ils jouissaient du "bonheur d'être toujours compris" ! Placée sous le signe de La Parque et la convalescente, la seconde partie met en lumière des jeux de références et d'inspirations croisées à l'époque où leur relation connaît son apogée. Au coeur du dernier chapitre, La Niobide, blessée, brisée, nostalgique, symbolise l'échec de Camille à la fois comme femme et comme artiste. Cet ouvrage tire de manière objective les conséquences esthétiques du rapprochement tumultueux entre les deux sculpteurs. Il éclaire, sous un jour nouveau, la fabrique de leurs oeuvres respectives dont l'amour constitua un moteur tour à tour créatif et destructif.
Tout fragment d oeuvre est émouvant en lui-même en ce qu il témoigne d une unité disparue, à laquelle il permet de rêver, tout en invitant à méditer sur le passage du temps. Un torse, une main, un pied, prennent ainsi, séparés, un sens qu ils n avaient sans doute pas quand ils n étaient qu une partie d une oeuvre complète. Aussi bien un fragment n est-il pas seulement le résultat d une destruction ou d une mutilation: comme l observe ici Pierre Pachet dans Du bon usage des fragments grecs, il pose la question de la survivance et de l interprétation des oeuvres d art à travers le temps. De cette question, Auguste Rodin s est sans doute avisé en découvrant les ressources expressives du fragment. Dans « Étreindre sans bras et tenir sans mains » Rodin et la figure partielle, Antoinette Le Normand-Romain cherche à comprendre la volonté du sculpteur de laisser inachevées certaines de ses oeuvres, conçues dès lors comme des fragments. En quoi celles-ci peuventelles cependant être perçues comme des oeuvres à part entière? Rilke avait noté à leur propos: « Il ne leur manque rien de nécessaire. On est devant elles comme devant un tout achevé et qui n admet aucun complément ».
Picard Pascale ; Le Normand-Romain Antoinette ; Du
Même si les chemins de Maillol et de Picasso se sont croisés à Paris, la rencontre qui est le point de départ de cette exposition est tardive, postérieure même à la mort de Maillol, lorsque Picasso se rapproche, à Perpignan, de son Espagne natale. A cette occasion, il ne manque pas de regarder Maillol dont les sculptures trônent dans l'espace public. Cette proximité immédiate et physique les réunit de manière tangible et formalise une rencontre singulière. Ce catalogue décode les points de convergences esthétiques et techniques des deux artistes autour de leur identité catalane, de la féminité, du portrait, ou encore des paysages du Roussillon. Une lecture qui offre une vision précoce de la modernité de Maillol révélée par Picasso dont la quintessence se partage entre beauté classique et révolution plastique.
Le Normand-Romain Antoinette ; Buley-Uribe Christi
Résumé : L'exposition présentera une soixantaine de sculptures et autant de dessins, de peintures et de gravures. Les oeuvres seront mises en regard, dans un dialogue inédit, avec celles des artistes qui l'ont marqué pendant son séjour en Belgique. La Belgique est le berceau rodinien, c'est là que l'artiste naît à lui-même. Les six années d'expatriation en Belgique entre 1871 et 1877 doivent être considérées comme séminales pour l'artiste. Il change alors de statut : d'ouvrier- artisan au service de Carrier-Belleuse, il devient un artiste pleinement indépendant. Mais la Belgique c'est aussi le pays où se tient sa première exposition personnelle, en 1899, une exposition itinérante qui débute à Bruxelles. Rodin est alors en pleine possession de ses moyens : l'année suivante d'ailleurs il n'hésitera pas à faire construire un pavillon place de l'Alma à Paris pour y présenter l'ensemble de son oeuvre au public attiré par l'Exposition universelle. L'exposition de Mons se propose de mettre en lumière son cheminement artistique pendant cette période d'environ 25 ans au terme de laquelle il apparaît à la fois comme l'une des figures majeures du panorama artistique parisien et le précurseur du XXe siècle.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.