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Un abécédaire sensible des bibliothèques. Mots d'ordre et de désordre
Le Marec Joëlle ; Amar Muriel ; Didi-Huberman Geor
ETEROTOPIA
18,00 €
Épuisé
EAN :9791093250762
Il existe en France 16 000 points lectures et bibliothèques publiques, 1 500 bibliothèques universitaires. Selon les données les plus récentes, en 2016, près de 90 % des français déclarent en avoir fréquenté. En outre la composition des publics est entièrement comparable à la structure de la population française du point de vue des catégories socio-professionnelle. Elle est en cela l'équipement culturel le plus démocratique. Elle aussi pourtant presque invisible dans la réflexion collective contemporaine, tant elle est à la fois présente et discrète. Elle incarne une conception politique originale : celle du soin, de la proximité, de la maintenance, de l'ajustement constant à ce qui change. à quoi tient le caractère exceptionnellement accueillant, démocratique, et pacifique de la bibliothèque ? Dans cet ouvrage nous voulons rendre visibles et audibles les présences et les voix discrètes d'une communauté professionnelle occupée jour après jour à entretenir la bibliothèque comme lieu extraordinairement habitable. Le fait que la bibliothèque ne ressemble pas à un milieu écologique "naturel" (par exemple une forêt), et qu'elle soit souvent réduite à un équipement, un instrument dont disposeraient des acteurs politiques, empêche d'en voir l'essentiel. Elle est un milieu unique. Elle maintient les conditions vécues, concrètes, d'un projet collectif : un lien vivant entre savoirs, égalité, attention, souci de soi et d'autrui. L'institution parfois réputée conservatrice occupe du simple fait de tenir à ce qui est important, une place aux avant-gardes d'une écologie générale et des perspectives ouvertes par les épistémologies du soin, de la protection et de l'attention. Cet ouvrage propose non pas un texte lissé, mais les éléments d'un dialogue, autour de termes, de questions importantes, d'aspects jugés essentiels par les bibliothécaires qui maintiennent l'institution.
Gomez-Mejia Gustavo ; Le Marec Joëlle ; Souchier E
L'apport d'Eliseo Verón aux sciences de l'information et de la communication et plus généralement aux recherche sur les liens entre fonctionnement médiatique et discursivité sociale est immense. La pensée théorique d'Eliseo Verón est en effet à la fois robuste, autonome par rapport aux phénomènes empiriques qui surgissent dans le champ de la communication contemporaine, et capable de s'ajuster aux transformations épistémologiques qui ont fait apparaître des propositions théoriques nouvelles ces 25 dernières années. Aussi ce dossier propose-t-il de visiter collectivement, les traits saillants de l'oeuvre théorique d'Eliseo Verón, sa posture professionnelle et scientifique, ses ancrages culturels et politiques, et l'évolution de sa vision du projet des sciences sociales au sein de la société.
Les publics des musées sont silencieux. Il reste très difficile de pouvoir rendre compte de leurs perceptions, de leurs aspirations, de leurs expériences. C'est cependant au nom du public que s'opère la transformation rapide des musées en établissements cherchant à optimiser les relations avec leur clientèle. Les musées souhaitent souvent rompre avec leur dimension institutionnelle au nom d'une pression qui serait exercée par ce public...
C'est quoi un furoshiki ? C'est utile ? À travers une histoire destinée aux enfants, ce livre présente le furoshiki, son utilité, son histoire. Grâce à Anouk et ses amis, l'enfant apprend de manière ludique l'art du pliage (8 schémas légendés de pliages) mais aussi la praticité de ce simple morceau de tissu. Écologique, économique, simple, le furoshiki est un ami inséparable de chaque journée. Tout au long d'un jour, on peut l'utiliser comme le démontrent Anouk et ses amis : au parc, à la médiathèque, à la maison et même pour emballer des cadeaux.
Le Marec Joëlle ; Molinier Pierre ; Le Forestier M
Les pratiques culturelles et médiatiques donnent lieu à de nombreuses recherches, publications et débats qui questionnent nécessairement les liens entre construction des objets et méthodes utilisées. Ces études suscitent une intense créativité méthodologique débouchant fréquemment sur la mise au point de stratégies d?enquêtes ad hoc pour rendre compte des activités des acteurs engagés en réception mais aussi en production. Ce numéro thématique rend compte de cette créativité et de la diversité des pratiques analysées tout en développant une réflexion critique sur les enjeux de communication à l?oeuvre dans les méthodes présentées.
Raniero Panzieri est une des figures les plus significatives du renouveau de la pensée marxiste. Par sa " posture socratique ", comme l'ont dit certains philosophes, il a contribué à un renouveau, tant théorique que pratique. Panzieri a proposé une réorientation radicale de l'analyse marxienne, sans se contenter de calquer les traditions idéologiques du mouvement ouvrier qui ont dominé le XXème siècle, et surtout l'après-guerre. Les textes publiés dans les Quaderni Rossi (Cahiers rouges), " Plus-value et planification. Notes de lecture en marges du Capital " et " Sur l'usage capitaliste des machines dans le néo-capitalisme ", s'avèrent, en ce sens, fondamentaux. Rassemblés dans ce recueil à côté d'autres interventions, ils permettent de reconstituer tout un pan original et inventif de la pensée marxiste, à même de rendre compte des conditions matérielles du développement capitaliste et d'en restituer la portée, en le considérant comme un processus de transition.
La cabane de Ted Kaczynski, le criminel américain connu sous le nom de Unabomber, est un objet paradoxal : construite et habitée par son auteur pour rester à l'écart, hors de toute visibilité, elle n'a pas seulement été sans cesse reproduite depuis 1996, mais elle a aussi été déplacée, exposée, reconstruite, copiée et pastichée. L'objet, situé autrefois au milieu des forêts du Montana, près de la petite ville de Lincoln, s'est transformé en un signe polyvalent. Séparée de son auteur, la cabane représente bien plus qu'un reste : c'est un élément qui dérange et qui attire à la fois ; c'est une drôle de relique, et c'est surtout, sur le plan sémiologique, un signe qui ne cesse de nous interpeller. Par ailleurs, son statut n'est pas simple à définir : que signifie, en effet, la persistante présence médiatique et artistique de cet objet, en soi plutôt banal ? Pourquoi réapparaît-il sans cesse ? Qu'en est-il de la violence que cette cabane symbolise ?
Ces quatre textes figurent dans l'ouvrage de Maurice Bardet, La Fin du paysage, publié en 1972 chez Anthropos avec des photographies de l'auteur. Bernard Charbonneau (1910-1996), ami de Jacques Ellul, s'intéresse très tôt au sentiment de la nature et aux dégradations que l'agriculture productiviste et l'acharnement industriel imposent aux paysages. Précurseur de l'écologie politique, collaborateur de La Gueule Ouverte (1973-1977) et de Combat Nature, il dénonce les "grand travaux" (autoroutes, aménagement de la côte Aquitaine, zone touristique du Languedoc) et les enlaidissements volontaires (lotissements pavillonnaires, décharges à ciel ouvert, "boîtes" des centres commerciaux, station-service dupliquée, parcs à thème). Il n'hésite pas à nommer les responsables (hauts fonctionnaires, élu-e-s, promoteurs, multinationales du commerce et des loisirs, exploitants d'une agriculture intensive, consommateurs béats). Au-delà d'un cri contre ceux qui défigurent la France, l'auteur généralise son propos et explique pourquoi aucun pays ne va échapper à cette banlieuisation forcée, aux conséquences désastreuses. La banlieue totale s'accompagne d'un pouvoir total qui marchandise chaque fait et geste de chacun, ses territorialités comme ses tempolarités. Cinquante ans plus tard, cette colère reste salutaire et annonce les nôtres !