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Mémoire noire. Histoire de l'esclavage : Bordeaux, La Rochelle, Rochefort, Bayonne
Le Mao Caroline ; Augeron Mickaël ; Bonin Hubert ;
MOLLAT
30,00 €
Épuisé
EAN :9782358770231
Entre le XVIe et le XIXe siècle, environ douze millions d'Africains furent déportés par les négriers occidentaux vers les colonies. Dans cet "infâme trafic", les ports du Sud-Ouest français jouèrent un rôle indéniable, convoyant plus de trois cent huit mille captifs. S'appuyant sur des études de référence et des recherches inédites ou méconnues, cette synthèse régionale met en résonance quatre ports au "profil négrier" complémentaire : La Rochelle, port de commerce moyen à la vocation négrière ancienne, Bordeaux, premier port colonial français durablement spécialisé dans le trafic direct avec les Antilles qui s'investit puissamment dans la traite à la fin du XVIIIe siècle, Rochefort, arsenal des colonies, qui soutint l'Asiento, traite négrière espagnole assumée un temps par les Français, tout en montant ses propres expéditions, Bayonne, qui n'arma que ponctuellement en traite. Investis dans le commerce triangulaire, ces ports tirèrent aussi profit de l'esclavage en lui-même. Troquant les produits de leur arrière-pays contre le sucre, le café, l'indigo, ils acheminaient vers la métropole et l'Europe entière ces denrées produites par les populations asservies, et l'on trouvait à la tête des plantations antillaises bien des colons originaires du Sud-Ouest. Plus largement, c'est tout un espace régional qui, directement ou indirectement, profita de la traite négrière et de l'esclavage. Cette étude est le fruit de la collaboration entre des universitaires de Bordeaux, La Rochelle, Limoges, Poitiers et des conservateurs de bibliothèque, de musée et d'archives.
Hermann Christian ; Jettot Stéphane ; Le Mao Carol
Clefs concours. S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Clefs concours Histoire. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : des repères : un rappel des faits qui constituent la trame événementielle de la question ; des synthèses sur les personnages et lieux qui jalonnent le sujet ; les grandes thématiques, indispensables à la compréhension des enjeux de la question ; des outils méthodologiques : chronologie, glossaire, bibliographie ; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques qui complètent l'index.
A la ville sont souvent associées la criminalité, la misère, les mauvaises moeurs ou la maladie... Cet ouvrage questionne l'urbaphobie, en interroge les causes, analyse les discours qu'elle véhicule et la manière dont les arts l'ont traitée. Depuis Babylone, Sodome et Gomorrhe, la ville est vue comme la destructrice des structures traditionnelles de la société. Pour Michel Chevalier, Paris est, en 1833, "cette Babel, cette Babylone, cette Ninive, cette grande Bête de l'Apocalypse, cette prostituée fardée, mouchetée, éraillée, débraillée" . Si pour beaucoup la ville incarne le rêve d'une vie meilleure, lorsque le projet tourne au cauchemar, elle devient alors la source de tous les maux sociaux. Pour de nombreux auteurs du XIXe siècle, Paris est la ville des Illusions perdues : criminalité, misère, mauvaises moeurs, dégénérescence des individus, perte des liens sociaux, émeutes... Plus largement, la ville du XIXe siècle est en Europe un problème, particulièrement en France et au Royaume-Uni. Sa taille croissante, ses conditions sanitaires déplorables, les industries qui s'y développent et introduisent des pollutions nouvelles, font craindre l'émergence d'une classe de barbares en son sein. La littérature s'empare de cet imaginaire sombre pour dresser le portrait terrifiant d'une ville malade et assassine, et tout au long de l'époque contemporaine, le même procès se rejoue. A la littérature s'ajoutent le cinéma, les comics ; à la crainte de la peste et du choléra succède celle de la Covid... Dans cet ouvrage, 18 chercheurs en sciences humaines et sociales questionnent la notion d'urbaphobie, cette critique voire condamnation de la ville. Ils en interrogent les causes, analysent les discours qui l'accompagnent, la manière dont les arts s'emparent du thème et les réactions et réponses apportées à ce problème.
Résumé : La ville, le port, la mer : à la croisée de ces trois identités, la ville portuaire maritime revêt, dans la France de la seconde modernité, bien des réalités. Du petit port de pêche breton ou normand aux métropoles du grand commerce en passant par les arsenaux, peut-on parler d'une communauté de destin ? Dans quelle mesure l'identité portuaire maritime se distingue-t-elle du fait urbain global ? La question a d'autant plus passionné les historiens que ces cités sont au coeur des grands enjeux du temps : l'ouverture au monde, le triomphe du grand commerce maritime, l'avènement des trafics coloniaux, le cosmopolitisme et la mobilité des populations, les mutations de l'urbanisme, la défense du territoire, le rapport au risque... Unique synthèse sur les cités portuaires en France à l'époque moderne, cet ouvrage met en lumière le renouveau de l'histoire maritime et fait découvrir des espaces originaux à l'identité forte : les villes et leurs ports.
Résumé : Grands et petits gibiers de plaine, gibiers d'eau, oiseaux de passage, gibiers de montagne, sans oublier les prédateurs et les déprédateurs, le Grand livre Hachette de la chasse apporte une réponse à une question que se posent tous les chasseurs : quelle est la situation, par espèce, des populations de gibier en France susceptible d'assurer une chasse durable ? La passion de la chasse requiert de bien connaître les caractéristiques de chaque gibier. Le Grand livre Hachette de la chasse apprend à les identifier, à connaître leurs moeurs, leurs modes de vie, leur reproduction, leurs biotopes et leurs habitats. En France, la variété des paysages et de milieux a pour conséquence celle des gibiers. Pour bénéficier de cette richesse cynégétique sans pareil Le Grand livre Hachette de la chasse présente tous les modes de chasse adaptés à chaque gibier selon son territoire. A lire comme un guide pratique pour vivre les plaisirs forts de la chasse. Chasseur et chien forment un couple complémentaire. Un choix de coeur à confirmer en tenant compte du comportement, des performances, des qualités et des défauts de chaque race, sans oublier l'éducation et le dressage, l'alimentation et les soins. Le Grand livre Hachette de la chasse présente toutes les races de chiens de chasse : chiens d'arrêt, chiens courants, chiens leveurs, retrievers, chiens de terrier. Un fusil ou une carabine sont des outils qui doivent permettre au chasseur de tirer son gibier dans les meilleures conditions. Leur choix, leur utilisation et leur entretien répondent à des critères qu'il importe au chasseur de connaître. Le Grand livre Hachette de la chasse est indispensable pour une bonne connaissance de la maîtrise du tir de chasse. La chasse est un acteur du développement durable et gère la biodiversité, non seulement l'adaptation du niveau des populations de gibiers aux capacités des milieux en régulant l'accroissement par un prélèvement équitable mais encore peut être une chance pour les espèces menacées. A la suite de récentes études un nouveau chapitre a été ajouté sur le poids économique, social, culturel et environnemental de la chasse française et sur l'impact des activités bénévoles des chasseurs. L'écocitoyenneté est une réalité quotidienne au service de la vie des territoires. La valeur de ce don à la société a été quantifiée, connaître son détail est riche de sens.
Résumé : Un homme de soixante-treize ans, François Lister, arpente Bordeaux à la recherche de sa jeunesse et de son premier amour, cinquante et un ans après l'avoir quitté. Il n'y croise que des spectres, réactivant ses souvenirs dans un quartier, Saint-Michel, qui n'est plus aux couleurs de l'Espagne républicaine de ses vingt ans. Rencontrée par hasard dans un café, Rosario Paradis s'attache immédiatement à lui. Elle s'escrime à rédiger une thèse d'histoire de l'art qu'elle finance par-delà le bien et le mal, entre peep-show et prostitution occasionnelle. Immergé dans sa mémoire, Lister comprend que, depuis Goya et sa Laitière de Bordeaux, c'est la même chimère qui parcourt la ville. Quand il saisit que pour lui l'heure a sonné d'embrasser la novia de la muerte, il rompt définitivement les amarres. Dans une écriture résolument contemporaine, la narration entrelace trois niveaux : celui du peu de réalité dont chacun s'accommode pour traverser l'existence ; celui d'un passé à jamais révolu qui a vu François Lister passionnément épris d'une Rosario Santiago, agent de liaison et peut-être amie de coeur du dirigeant communiste clandestin Julián Grimau ; celui du rêve et du fantasme d'une jeune femme d'aujourd'hui donnant elle aussi un visage à un fantôme, un François qui pourrait bien n'avoir d'autre réalité que celle d'être l'ombre projetée de ses désirs à elle...
Le Grand Théâtre de Bordeaux, commandé par le maréchal de Richelieu, gouverneur de Guyenne, et édifié par l'architecte Victor Louis, a été inauguré le 7 avril 1780 avec la représentation de l'Athalie de Jean Racine. Malgré un temps d'activité assez court à Bordeaux, l'architecte Victor Louis est l'un de ceux qui ont le plus marqué la ville. Il arriva à Bordeaux en 1773 et quitta cette ville dès 1780. Son oeuvre la plus importante à Bordeaux est incontestablement le Grand-Théâtre. Ce temple des muses imposant et classique eut une grande renommée hors des limites de la ville et devint un modèle pour les théâtres construits plus tard. Cette réédition d'un ouvrage de Victor-Louis imprimé en 1782, est la synthèse de 7 années d'acharnement et de travaux qui ont aboutit à l'un des monuments français le plus remarquable de l'époque. C'est un hyperlivre. Ainsi tout au long de cet ouvrage, sont proposés des contenus supplémentaires sous forme de vidéos, images et commentaires audio. Nous avons conçu ces contenus pour qu'ils accompagnent le lecteur tout au long du livre et que tel un guide, ils lui permettent de mieux comprendre et découvrir Victor Louis, le Grand-Théâtre et le Bordeaux de l'époque. Afin de ne pas dénaturer l'ouvrage original, nous utilisons une technologie nouvelle qui consiste à incruster sur les pages un filigrane invisible à l'oeil mais détectable par une application gratuite pour téléphones mobiles.
Hélène Samia Lapérade, une Franco-Algérienne vivant d'expédients et de ses charmes, est amoureuse de Raymond Rossi, un juge de paix du milieu. L'intrigue court du 8 février 1960 au 2 juillet 1962. La jeune femme est une figure allégorique d'une décolonisation accouchée au forceps, et de la dérive, de part et d'autre de la Méditerranée, de filles et de fils de la Toussaint déboussolés et bafoués, marinant dans la rancoeur, le ressentiment et l'insupportable ressassement de leurs illusions. Sur le pont du Ville-de-Bordeaux, un navire de la Compagnie générale transatlantique, elle quitte sa terre natale pour disparaître de l'horizon de celles et ceux qui l'ont exploitée et maltraitée. Parvenue sur le sol métropolitain elle s'évapore sans laisser de traces, passée à la trappe de l'empire. Tout en se remémorant certains de ses propres souvenirs, les uns ayant trait à son enfance à Bal el-Oued, les autres à trois années passées comme professeur de français à Biskra, de 1980 à 1983, l'auteur examine un pan douloureux de l'histoire contemporaine de la France, la guerre d'Algérie, un des deux points aveugles de sa conscience collective (avec la période de l'Occupation et du gouvernement de Vichy), lequel continue de travailler ses contradictions, notamment quand la République, confrontée, dans ses institutions, ses principes et son mode de vie à un fondamentalisme et à un terrorisme musulmans, ignore qu'elle a moins mal au monde arabe qu'à l'Algérie, ou, ce qui revient au même, que c'est principalement à travers son rapport à l'Algérie qu'elle souffre du monde arabe.
Résumé : C'est pour célébrer le centenaire de la faculté de médecine et de pharmacie que Jacques Latrille, président de l'université de Bordeaux II à l'époque, proposa à Albert Rèche de retracer l'histoire de la médecine et de la pharmacie bordelaises dans cet ouvrage aujourd'hui réédité. Plus de trente ans plus tard, nous avons demandé à son auteur d'imaginer une deuxième édition en prolongeant de quelques années cette magnifique histoire multiséculaire, où beaucoup d'entre nous trouvent leurs racines. Aidé par les documents rassemblés par des amateurs contemporains, notamment des médecins, Albert Rèche s'est plongé dans ces collections privées, les bibliothèques et les archives pour nous procurer des inédits qu'il nous restitue parfois dans des vestiges, le plus souvent dans le contexte de notre vie quotidienne. Avec tout son talent de journaliste, il nous présente l'histoire comme une rubrique du passé qui lui permet de faire dire aux vieilles pierres, chez nous si merveilleusement conservées, une partie de ce qu'elles ont vu et entendu.