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Urbaphobies XIXe-XXIe siècles
Chassaigne Philippe ; Le Mao caroline
PU BORDEAUX
24,99 €
Épuisé
EAN :9791030012002
A la ville sont souvent associées la criminalité, la misère, les mauvaises moeurs ou la maladie... Cet ouvrage questionne l'urbaphobie, en interroge les causes, analyse les discours qu'elle véhicule et la manière dont les arts l'ont traitée. Depuis Babylone, Sodome et Gomorrhe, la ville est vue comme la destructrice des structures traditionnelles de la société. Pour Michel Chevalier, Paris est, en 1833, "cette Babel, cette Babylone, cette Ninive, cette grande Bête de l'Apocalypse, cette prostituée fardée, mouchetée, éraillée, débraillée" . Si pour beaucoup la ville incarne le rêve d'une vie meilleure, lorsque le projet tourne au cauchemar, elle devient alors la source de tous les maux sociaux. Pour de nombreux auteurs du XIXe siècle, Paris est la ville des Illusions perdues : criminalité, misère, mauvaises moeurs, dégénérescence des individus, perte des liens sociaux, émeutes... Plus largement, la ville du XIXe siècle est en Europe un problème, particulièrement en France et au Royaume-Uni. Sa taille croissante, ses conditions sanitaires déplorables, les industries qui s'y développent et introduisent des pollutions nouvelles, font craindre l'émergence d'une classe de barbares en son sein. La littérature s'empare de cet imaginaire sombre pour dresser le portrait terrifiant d'une ville malade et assassine, et tout au long de l'époque contemporaine, le même procès se rejoue. A la littérature s'ajoutent le cinéma, les comics ; à la crainte de la peste et du choléra succède celle de la Covid... Dans cet ouvrage, 18 chercheurs en sciences humaines et sociales questionnent la notion d'urbaphobie, cette critique voire condamnation de la ville. Ils en interrogent les causes, analysent les discours qui l'accompagnent, la manière dont les arts s'emparent du thème et les réactions et réponses apportées à ce problème.
Hiroshima, Verdun, Reims, Ypres, Guernica, Londres, Stalingrad, Hambourg, Madrid... Si, depuis qu'il existe des villes, leur conquête a été un des objets habituels de la guerre, l'une des transformations majeures des conflits modernes se lit dans le fait que, qu'il s'agisse de la guerre "classique" ou de la guerre civile, les populations urbaines sont devenues l'enjeu même des combats, les victimes désignées des stratégies d'anéantissement du moral et de la volonté de combattre de l'adversaire. Pourtant, la bataille n'est pas toute la guerre et les villes ont inégalement subi le temps des épreuves. Cet ouvrage, qui rassemble les communications présentées lors d'un colloque organisé par le Centre d'histoire de la ville (CEHVI), de l'Université de Tours, s'interroge sur les manières dont guerre et fait militaire irriguent l'espace urbain et sur les rapports entre guerre et identités urbaines. Les quelque 30 contributions ici rassemblées illustrent la richesse et le renouvellement d'une historiographie touchant à un grand thème de l'histoire.
Messieurs, l?Angleterre est une île, et je devrais m?arrêter là" : cette phrase, par laquelle le politologue André Siegfried ouvrait en Sorbonne son cours d?histoire des îles Britanniques est, au fil des décennies, entrée dans la légende. C?est que l?Angleterre ne cesse, depuis toujours, de fasciner les Français, qu?ils voient en elle un pays au charme un peu désuet, incapable d?oublier complètement sa grandeur victorienne, ou bien, à l?inverse, le royaume de la libre entreprise, où viennent s?installer de plus en plus de jeunes "décideurs" du continent. Mythes séduisants, qui recouvrent évidemment une réalité plus complexe. Pour la comprendre, plongeons-nous dans le récit de ces deux millénaires d?histoire, depuis la conquête romaine à nos jours, en passant par l?époque saxonne, l?émergence d?une conscience nationale, les déchirements religieux, l?affirmation d?une puissance mondiale... Un récit non exhaustif, bien entendu, mais qui vise à faire apparaître les moments clés et les lignes de force d?un passé si vivace, encore aujourd?hui.
De Abadan (crise d') à Zone sterling, voici rassemblées en près de 650 mots ou expressions clefs les notions essentielles de l'histoire et de la civilisation britanniques. Couvrant 2 siècles d'histoire, de la Bretagne romaine aux élections de mai 1997, faisant toute leur place aux réalités écossaises et irlandaises, ce lexique replace les phénomènes contemporains dans une perspective d'autant plus nécessaire qu'en Grande-Bretagne, le passé imprègne toujours, plus qu'ailleurs, fortement le présent. Un système de renvois permet de corréler rapidement les entrées entre elles. L'utilisation de l'expression anglaise ou française la plus usuelle et la plus pertinente, l'indication des équivalences entre certains termes spécifiques français et anglais, la présence de chronologies et d'une bibliographie indicative font de ce lexique un véritable instrument de travail.
Chassaigne Philippe ; Dard Olivier ; Margolin Jean
Résumé : De la première guerre balkanique (1912-1913) à la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), l'aire géographique couverte par cet ouvrage connut huit conflits qui firent plus de soixante millions de morts et causèrent des destructions massives. Les États belligérants durent procéder à un effort de mobilisation sans précédent, aussi bien sur le plan militaire qu'économique ou psychologique. Pour certains régimes politiques (Empire tsariste, Troisième République...), ce fut une épreuve qu'ils ne purent surmonter. Inversement, la guerre donna naissance à des idéologies qui devaient marquer le siècle d'une empreinte durable (bolchevisme, fascisme ou nazisme, mais aussi européisme et pacifisme), et elle fut la matrice du Welfare State. Enfin, et peut-être même surtout, la guerre concerna les populations civiles, plus que jamais par le passé : non seulement leur participation à l'effort de guerre fut essentiel mais, occupées, réfugiées, déplacées, bombardées, elles devinrent des enjeux tactiques et stratégiques. Dans cet ouvrage, Philippe Chassaigne, Olivier Dard, Jean-Louis Margolin et Sylvain Schirmann analysent les transformations du " phénomène guerre " et les interactions entre guerre et société au cours de ce premier vingtième siècle qui fut celui de la " guerre totale ". Cet ouvrage est le fruit de la collaboration entre les éditions SEDES et le Centre national d'enseignement à distance, établissement public d'enseignement qui dispense des formations de tous niveaux à plus de 350 000 inscrits répartis dans le monde entier. Cette contribution scientifique d'enseignants chercheurs de l'Université française s'intègre dans les préparations assurées par le Cned aux Capes et agrégations d'histoire et de géographie qui comprennent aussi des conseils méthodologiques et des entraînements aux épreuves de concours avec correction personnalisée.
Cet ouvrage décrit et analyse les différents emplois de nom mono (chose, objet) en japonais contemporain. Comme le mot français chose, ce terme d'usage très courant a la particularité de ne pas avoir de signifié en propre mais de pouvoir tout aussi bien désigner un objet concret qu'un concept abstrait ou encore une classe d'individus partageant les mêmes traits. Il est aussi fréquemment employé à des fins fonctionnelles, voire purement énonciatives. A travers des observations en discours, cet ouvrage précise les contours de ces deux emplois référentiel et fonctionnel et explore la contribution sémantique de mono à la réalisation de tournures expressives plus ou moins figées.
La nouvelle collection «E18», dédiée aux études sur le 18e siècle et aux écrits produits en ce même siècle, s'ouvre par la publication de quatre textes contemporains (fin des années 1990), inédits en français en totalité ou en partie, de l'historien américain, spécialiste des Lumières françaises. Synthèse du travail et de la pensée de l'historien, elle illustre de manière exemplaire la spécificité de la recherche dix-huitiémiste, époque matricielle d'où sort la modernité. En cela la confrontation avec notre temps est inévitable car comme le dit Darnton "Quiconque a un compte à régler ou une cause à défendre en revient aux Lumières". Deux rubriques regroupent les analyses ; celle de la polémique qui comprend un plaidoyer en faveur des Lumières suivi d'un texte remettant en question les options méthodologiques adoptées par l'historien et favorisant la discussion scientifique ; enfin la rubrique illustrant les méthodes de l'historien dix-huitiémiste (méthodes, outils conceptuels, domaines privilégiés d'études ...).
Les tomes 1 et 2 sont structurés chacun en 14 leçons et contiennent environ 600 mots de base. Le tome 1 contient une vingtaine de pages introductives sur la langue coréenne indispensables à connaître. A la fin du chaque tome, se trouvent une dizaine de tableaux de référence en annexe ainsi qu'un répertoire de vocabulaire et un index de grammaire. Chaque leçon contient : dialogues, prononciation, grammaire, vocabulaire et expression, proverbe, exercices avec corrigé, traduction du français en coréen avec corrigé, lecture et compréhension, dictée, fascicule culturel, chanson et /ou poème. Le cahier d'exercices du tome 2 est constitué de 2 parties : des exercices liées à la leçon et des exercices de type TOPIK. Ce manuel est conçu spécialement pour les locuteurs francophones avec une approche axée sur la communication orale. Faciliter l'apprentissage et se révéler efficace dans la pratique, tel est son objectif sans pour autant négliger l'entraînement à la rédaction des phrases simples. Ce double aspect du manuel, oral et écrit, répond à l'attente de l'épreuve du Baccalauréat LV3 et du TOPIK niveau débutant, avec acquisition de quatre compétences de base : parler, écouter, lire, écrire. L'enregistrement audiovisuel des textes et leçons du manuel est accessible en ligne, par un simple " clic ", sur un blog régulièrement mise à jour par l'équipe pédagogique.