Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Levy-Bruhl. La différence et l'archaïque
Fimiani Mariapaola
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782738494016
À quelles conditions la notion de différence permet-elle encore de penser notre temps ? La pure inversion de l'identique ne conduit-elle pas à une libération anarchique des différences reproposant la violence a la périphérie du monde ? La question de la mentalité primitive et l'archaïque repensé comme lieu décisif de suspension de l'identité et de la logique peuvent en partie nous aider à répondre à ces interrogations. Selon l'auteur, les thèses de Lévy-Bruhl sur la pensée de la participation font apparaître un risque : la différenciation de l'être peut exprimer un mouvement simultané d'exaltation et de destruction de la singularité, ayant pour effet une compénétration des processus de singularisation et de totalisation. Le symbole, articulation centrale de la vie communautaire, repropose dans ses diverses significations, une participation intense mais limitée, qui est le support d'une union fusionnelle, mais aussi le signe de l'individuation des forces. de leur enfermement. Le singulier, immergé dans le mouvement pur et soustrait a l'action, vit son être propre ainsi que son extériorisation, oscillant entre dissipation d'énergie et identification au collectif. De ce point de vue, bien qu'elle soit un obstacle à l'identité et à l'abstraction, à la logique privée de la vie, la pensée participative rencontre en réalité. sur le chemin de la libération des différences, des émotions et de la pensée multiple, la solitude du nihilisme et la violence du tribalisme.
Quel est le lien entre la vie singulière et l'agir politique à l'époque du post-humanisme ? Ce volume tente de répondre à cette question de manière tout à fait originale, en lisant l'éthique et la politique de Foucault grâce aux instruments conceptuels de la Phénoménologie de l'Esprit de Hegel. Une troisième voie s'ouvre, tout aussi loin des conciliations dialogiques et communicationnelles que de l'idée d'un renversement décisif des structures matérielles, culturelles et institutionnelles de domination, une voie consistant à réactiver, dans la reconnaissance, une lutte permanente entre les forces qui concourent à l'" amour véritable " et celles qui l'oppriment. Ainsi, dans les mailles du pouvoir, s'insinue une microphysique des relations amoureuses, amicales et sociales, cohérente avec l'idée d'une reconnaissance suspendue et retenue, car respectueuse de la " différenciation éthique " et confinée dans les limites d'aires à la fois denses et liquides, où peuvent être apportées aux conflits des solutions partielles et provisoires.
L'idée que l'oeuvre de Michel Foucault puisse être considérée comme une réécriture, un « palimpseste » du Kantisme nous est suggérée par ses commentaires des écrits de Kant sur les Lumières et la Révolution. En réalité, et c'est la thèse qui est soutenue dans cet ouvrage, l'inspiration kantienne accompagne à distance le parcours entier de la recherche de Foucault. Inédit à ce jour, ce texte en 1961 discute des problèmes de l'anthropologie pragmatique kantienne.
Résumé : Au début du XXe siècle, quelque part aux confins de la Grèce et de la Perse, dans une ville impériale qu'écrasent le soleil et la corruption, Lev Khemali est assassiné. Créature exécrée d'un pouvoir dont l'agonie n'atténue pas la violence, il occupait les fonctions de grand délateur. Tous, dans la population ou parmi ses pairs, pouvaient souhaiter sa mort. Qui a tué Khemali ? Sous les cèdres et les palétuviers, Son Excellence Vanilo Warlhodi, haut fonctionnaire en disponibilité, atteint d'une maladie dont l'issue devrait être fatale, désobéit scrupuleusement aux prescriptions de son médecin, cigare aux lèvres et verre de champagne à la main. Il partage le reste de son temps entre les maisons closes et Véra, inaccessible amour de jeunesse. C'est lui qui raconte cette étrange affaire d'une plume aussi élégante qu'imprévisible. Vanilo sait que la piste suivie par les enquêteurs passera par lui tôt ou tard. Au fil de ses nonchalantes et cependant implacables confidences, son cynisme ostentatoire pourrait bien dissimuler une ardente soif de justice et d'honneur. Un ultime rempart contre l'indignité et la médiocrité d'Etat. Une ultime politesse envers ceux que l'on aime - et envers soi-même, afin de ne pas mourir dans la peau de son propre ennemi.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.