Pourquoi les psychanalystes s'abstiennent-ils de répondre aux questions de leurs patients, de leur donner des conseils et des encouragements, de les blâmer et de les féliciter ? Pourquoi est-il si important que dans l'analyse proprement dite le thérapeute soit placé hors de la vue du patient ? Et inversement, quelle est la fonction du face-à-face dans les psychothérapies ? Dans quels cas est-il souhaitable de disposer de beaucoup de séances par semaine pour une cure analytique, et dans quels cas faut-il au contraire des entretiens plus espacés ? Toutes ces questions pratiques déterminent les réponses possibles à une question centrale débattue par les auteurs de ce livre : comment opère le processus analytique ? Est-il le même dans une psychothérapie analytique et dans une analyse ? Et s'il est le même, pourquoi faire une analyse plutôt qu'une psychothérapie ? Et finalement : quelle différence y a-t-il entre une psychothérapie et une psychanalyse ?
La première édition de cet ouvrage date de 1997, dans la collection "Epîtres", dirigée par Jean Cournut et Claude Le Guen. Cette 5e édition (mais première en "Quadrige") est augmentée d'une préface de l'auteur et d'une postface de René Roussillon. L'énigme du "refus du féminin" est surtout celle du "féminin sexuel génital" et de sa création par la jouissance sexuelle. Si ce féminin-là, ouverture au pulsionnel et à l'étranger, n'est pas révélé, s'il est refusé, l'homme en reste à une position phallique, celle d'une théorie sexuelle infantile de la phase oedipienne, la femme à son envie du pénis et tous deux à leur frigidité. Mais c'est le "masculin" de l'homme qui crée le "féminin" de la femme en lui "arrachant" la jouissance sexuelle. Une psychanalyse de la différence des sexes dont la reconnaissance est donc primordiale dans la rencontre et le maintien d'une relation érotique amoureuse, co-création entre un homme et une femme. La constitution d'une relation de couple masculin-féminin est alors une création psychique impliquant la reconnaissance et l'affrontement de l'altérité dans la différence des sexes.
Freud désigne le "refus du féminin" comme un "roc", une part de "l'énigme de la sexualité". L'énigme n'est pas tant celle du refus du féminin que celle du féminin érotique, génital, et de sa création par la jouissance sexuelle. Autant l'égalité des sexes doit être revendiquée dans le domaine politico-socio-économique, autant la constitution d'une relation de couple masculin-féminin est une création psychique qui implique la reconnaissance exaltée de l'altérité de la différence des sexes. Le conflit constitutif du féminin s'exprime ainsi : le sexe de la femme veut être effracté, exige de grandes quantités de libido, de la "défaite" et du masochisme érotique, mais son Moi hait tout cela. C'est le masculin de l'homme, antagoniste du phallique, qui crée le féminin de la femme en lui arrachant ses défenses, et la jouissance sexuelle. La qualité de la relation sexuelle, affective et sociale qui s'établit entre un homme et une femme témoigne d'un véritable "travail de culture"".
Jacqueline Schaeffer a été rédactrice de la Revue Française de Psychanalyse, de 1988 à 1997 et directrice adjointe de la collection des Débats de Psychanalyse, aux PUF de 1995 à 2000.
Résumé : C'est sa passion pour les livres interdits qui a sauvé la vie de Yorick. Alors qu'il était censé embarquer sur le Titanic en qualité de bibliothécaire, il a été mis à pied peu avant le départ pour avoir glissé dans sa sélection des ouvrages censurés. Rongé par la culpabilité, il a du mal à reprendre sa vie... jusqu'au jour où il reçoit une invitation à rejoindre un club de survivants un peu particulier : tous ont failli prendre la mer en ce jour d'avril 1912, mais sont finalement restés à quai. Hantés par leur chance, ils décident de se réunir au sein d'un cercle littéraire pour apaiser ensemble leurs tourments. Le Portrait de Dorian Grey, Les Liaisons dangereuses... ces livres que Yorick aime tant sont une distraction bienvenue. Mais alors que tous pensent qu'ils ne connaîtront pas de plus grande tragédie, l'ombre de la Première Guerre mondiale plane sur leurs destins... Parsemé de références à la littérature, un roman poétique porté par des personnages touchants et finement construits. Timothy Schaffert est professeur d'anglais et directeur d'ateliers d'écriture à l'université de Nebraska-Lincoln. Il est également l'auteur de plusieurs romans best-sellers qui ont été recommandés par Barnes & Noble, Indie Next et le New York Times. Traduit de l'anglais par Jacqueline Odin
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.