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La mort en cendres. La crémation aujourd'hui que faut-il en penser ?
Le Guay Damien
CERF
17,00 €
Épuisé
EAN :9782204095990
Une r?volution s'op?re sous nos yeux. Nous assistons, en France, ? l'augmentation rapide de la cr?mation dans nos pratiques fun?raires. Longtemps marginale, elle repr?sente aujourd'hui plus de 30 % des obs?ques. Certains vont m?me jusqu'? consid?rer que ce chiffre pourrait atteindre les 49 % en 2030. Cette ?volution profonde, trop souvent pass?e sous silence, interroge quel est le statut de ces millions de morts cr?matis?s en France depuis trente ans ? Que sont devenues toutes les urnes fun?raires remises aux familles ? Encombrent-elles ? O? reposent-elles ? Ne sont-elles pas des urnes SDF ? D'une mani?re g?n?rale, faut-il comprendre cette " mort en cendres " comme une modification b?nigne des obs?ques ou, au contraire, comme une v?ritable r?volution anthropologique ? L'auteur consid?re que, face ? ce changement radical, il faut mener une vaste r?flexion et sensibiliser chacun ? ce choix et aux cons?quences qu'il a sur les familles. Souvent, les d?cisions sont prises en catimini et il n'est pas rare que les proches d?couvrent le choix d'un parent seulement au moment des obs?ques. Quels sont les enjeux de la cr?mation ? D'o? vient cette nouvelle pratique ? Pourquoi une si soudaine envie de faire disparaitre son corps, de ne plus laisser de traces sur terre ? Sommes-nous vou?s ? devenir de simples d?chets ? -- A revolution is taking place in France before our very eyes : we are witnessing a rapid increase in the number of cremations. Marginal for many years, nowadays over 30% of funeral ceremonies involve cremation. Some go so far as to predict a figure of 49% by 2030. This deep-changing evolution, too often ignored, gives rise to many questions. What is the status of the millions who have been cremated in France over the past thirty years ? What has happened to all those funerary urns that were handed over to their families ? Are they a burden ? Where are they stored ? Have they become the resting place of the 'homeless'? Generally speaking, should we regard this 'death in ashes' as a harmless modification of the funeral ceremony or, on the contrary, a genuine anthropological revolution ? Confronted with this radical change, the author believes we should reflect long and hard on the subject and make everyone aware of the choices and the consequences involved for the families of the deceased. Decisions are frequently made behind closed doors, and it is not uncommon for families to discover their loved one's funerary preference only when the arrangements are being made. What are the stakes involved in cremation ? Where does this new practice come from ? Why such a sudden desire to make one's body disappear, leaving not a trace behind ? Are we destined to become simply waste ?
Résumé : Sommes-nous au bord de la guerre civile ? Comment expliquer que la France en soit arrivée à agiter cette éventualité ? Le pire est-il évitable et, si oui, comment ? C'est à une généalogie des combats culturels qui courent depuis trois décennies que nous invite ici Damien Le Guay. Il examine les torsions qu'ont subies nos agrégats culturels et politiques comme la République, la nation, la laïcité et la civilité. Il montre quels détournements ils ont subis face à la question de l'islam de France. Il nous invite là à une véritable entreprise de décryptage métaphysique de l'actualité. Et à une leçon de lucidité. Oui, la guerre civile est bien là, à la fois réelle et présente dans nos imaginaires. Oui, nous avons le pouvoir de la conjurer. Non, cela sera impossible à défaut d'un sursaut qui passe d'abord par une révolution des idées contre les idéologies dominantes. Une exhortation salutaire.
Le Guay Damien ; Ferry Luc ; Barbarin Philippe ; B
Une crise économique et sociale, mais avant tout éthique, s'est abattue sur nous. Ses ravages sont partout. Mais quand des hommes de foi appellent au partage des richesses, au respect des pauvres, à la dignité de toute personne, ils ne sont pas entendus. Les religions, pense-t-on, s'occupent de Dieu et n'ont rien à dire du monde comme il va. Et qu'importe s'il va plutôt mal... Pourquoi cet ostracisme? Jusqu'à quel point une cité peut-elle exister sans Dieu? Tocqueville, en 1840, se posait déjà la question. Les religions ne sont-elles pas en effet plus nécessaires à l'heure où nos démocraties déboussolées se trouvent affranchies de toute tutelle? Prétendre chasser par la porte les Dieux et les Maîtres n'est-il pas la meilleure manière de se voir imposer, par la fenêtre, d'autres dieux et d'autres maîtres plus pernicieux? Pour faire écho à ce questionnement, Damien Le Guay a interrogé trois personnalités éminentes - Luc Ferry, le cardinal Barbarin et le grand rabbin Bernheim - toutes trois ouvertes aux interrogations spirituelles et conscientes de la profondeur de la crise éthique actuelle. Quelles solutions ont-elles à proposer? Comment aller plus loin dans l'analyse? Quand les forces de dispersion dominent, la puissance agrégative des religions peut-elle être utile? Et si oui, de quelle façon? Au terme de cet échange, l'auteur en appelle vigoureusement à un new deal qui permettrait aux religions de prendre enfin ouvertement part à la conversation commune et aux débats de société. II propose même un "Grenelle du symbolique" pour mieux préserver notre savoir-vivre. Dédaigner les religions n'est-ce pas la meilleure façon de faire le jeu du marché et des fondamentalismes?
Bugnes de Mardi gras, pêche Melba, crème au chocolat, gâteau d'anniversaire: rien que des recettes qui ont la saveur d'une madeleine proustienne. Un peu comme si vous aviez fait éditer à compte d'auteur le carnet de recettes ventru et écorné de votre grand-mère. À grand renfort de pleins et de déliés, tout y est expliqué, justifié, du choix des produits aux gestes les plus essentiels.
Présentation de l'éditeur Nous mourons mal en France ! A trop se focaliser sur la seule question de l'euthanasie, comme si elle était LA solution, le débat public, l'opinion et les politiques passent à côté d'une douce barbarie que nous finissons tous par accepter. Il est indigne de mourir seul dans les couloirs de nos hôpitaux alors que beaucoup souhaiteraient rester chez eux pour vivre leurs derniers jours. Il est indigne de laisser des personnes en fin de vie enfermées dans un mutisme complet, loin des bienfaits d'un dialogue confiant. Car une parole échangée est la meilleure façon de faire reculer le sentiment d'abandon. La parole nouée à deux est le médicament le plus efficace pour atténuer les infinies souffrances du coeur et de l'âme. La parole, quand elle explore l'énigme que nous sommes et nous redonne de la dignité par le récit de soi, permet, depuis la nuit des temps, de redonner confiance. C'est sur ce pouvoir de la parole et la puissance de ces rencontres ultimes et de ces échanges au bord de la mort que Damien Le Guay veut insister. L'humanité doit avoir le dernier mot.
Un témoignage unique sur le patrimoine de l'immatériel. Un livre essentiel sur la pensée spirituelle de l'un des peuples les plus méconnus de l'Afrique noire. Un livre essentiel sur la pensée spirituelle de l'un des peuples les plus méconnus de l'Afrique noire : les Batãmmariba, au nord du Togo et du Bénin. Peuple fier, aux traditions de guerre et de chasse, il se reconnaît dans l'acte de construire des forteresses disséminées dans des montagnes d'une saisissante beauté. La nuit appartient aux forces de la terre qui s'incarnent dans certains arbres, pierres, sources... avec lesquelles se lient les défunts. Au cours d'un rite de deuil, chacun se met à l'écoute du silence de la nuit, comme le Voyant aux sens en éveil. La mort est conjurée, détournée, afin que le souffle du défunt acquière la force de former un nouvel enfant. C'est à de tels instants que les Batãmmariba puisent leur vitalité. Au cours de huit missions en solitaire au Togo, Dominique Sewane a partagé leur existence quotidienne dans des conditions extrêmes. Elle a eu le privilège d'assister à leurs cérémonies les plus secrètes et d'approcher les "maîtres du savoir". Le lecteur participe à ses doutes, ses appréhensions, mais aussi à la révélation qu'est pour un Occidental une réflexion d'une rare profondeur sur le mystère de la mort, donnant raison à cette pensée du grand philosophe russe Léon Chestov : "Tout ce qui a été créé de meilleur et de plus fort, de plus important et de plus profond dans tous les domaines de la création, prend sa source dans la méditation sur la mort et dans la frayeur qu'elle inspire".
Résumé : Comment les Amérindiens ont-ils perçu l'alphabet occidental ? Que sait-on de leurs propres écritures ? Quels rôles leur ont-ils fait jouer au sein de leurs dispositifs politiques ou religieux ? Les colonisateurs, et les anthropologues après eux, ont longtemps considéré les sociétés amérindiennes comme dépourvues d'écriture, alors qu'elles employaient des techniques subtiles d'inscription graphique, le plus souvent dérobées aux yeux des observateurs extérieurs. La fameuse "Leçon d'écriture" de Claude Lévi-Strauss dans Tristes tropiques est le témoin magistral de ces malentendus. Cette scène mythique, discutée en son temps par Jacques Derrida, est ici disséquée et repensée. En étudiant les conceptions amérindiennes de l'écriture, fragmentées et disséminées dans les arts graphiques, les mythes, les discours des chefs et les rituels des chamanes et des messies, Pierre Déléage établit les coordonnées d'une anthropologie inversée, par laquelle ce sont cette fois les colons et leur culture qui sont pris comme objets de pensée. Ce faisant, il met au jour les conditions épistémologiques et politiques de toute enquête anthropologique, tout en laissant sourdre dans la composition même du livre la violence, symbolique et réelle, qui a donné dans les sociétés amérindiennes forme et valeur à la notion d'écriture.
Ce livre nous prouve que de l’anthropologie ne s’intéresse pas qu’à des pays et cultures lointaines. En effet, l’autrice nous conduit en France, dans le Bocage, où des faits de sorcellerie ont été recensés et continuent d’inquiéter la population. Par un parcours très humble, Jeanne Favrez-Saada nous retrace sa méthode anthropologique avec ses questionnements, ses impasses et ses prises de position. Si vous vous questionnez à propos du positionnement d’un anthropologue dans une ethno-culture qui n’est pas la sienne, ce livre vous fournira toutes les informations dont vous rêvez !
Résumé : L'expérience de la maladie n'est pas seulement individuelle : chaque société a ses maladies, mais elle a aussi ses malades. A chaque époque et en tous lieux, l'individu est malade en fonction de la société où il vit et selon les modalités qu'elle fixe. Des victimes anonymes de l'épidémie, fléau collectif envoyé par Dieu au sida, aux patients aliénés et passifs devant la technique et le savoir du médecin aux groupes de malades chroniques d'aujourd'hui prenant en charge leur traitement et aux associations de volontaires, l'expérience de la maladie et le personnage du malade sont socialement construits et historiquement situés. C'est de la naissance du malade moderne qu'il s'agit dans ce livre. Cette analyse se fonde sur l'expérience et la parole des malades, telles qu'elles ont pu être décryptées à partir des témoignages, lettres et journaux intimes de malades d'autrefois - et, de nos jours, à partir d'entretiens menés auprès de plus de 300 malades atteints d'affections graves.