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Care et démocratie radicale
Le Goff Alice
PUF
6,00 €
Épuisé
EAN :9782130618546
C'est au prisme de la trajectoire de Jane Addams que ce texte met en lumière les points de rencontre entre pragmatisme et éthique du care. Figure importante du mouvement progressiste, Jane Addams a été une pionnière de l'aide sociale. Proche de John Dewey et de George Herbert Mead, elle a élaboré une éthique sociale dont les approches du care peuvent se réclamer. Ce texte explore la façon dont cette éthique sociale met en évidence la solidarité entre défense des valeurs de care et promotion de la participation, conçues comme des facettes indissociables du projet démocratique d'Addams. Il s'agit par là de mettre en lumière les raisons pour lesquelles la radicalité de ce projet ainsi que son apport à la réflexion contemporaine sur le care ont été récemment réévalués. Mais il s'agit aussi de signaler les ambivalences de ce projet démocratique et d'en proposer un bilan critique.
Résumé : Les partisans de la démocratie radicale ont développé une critique de la démocratie représentative, mettant en avant une priorité du politique sur le social ainsi que la centralité du conflit. Ils n'ont cependant pas produit une réflexion suffisante sur les conditions de la participation politique. C'est ce à quoi s'attelle ce livre, en s'inspirant du pragmatisme de Dewey et de sa définition de la politique démocratique en termes d'expérimentation. Après avoir dégagé l'ossature de la pensée de Dewey, ce livre en interroge certains des points aveugles en puisant à la source des travaux de Charles Wright Mills. Puis il en examine une des actualisations récentes. Tout en montrant les richesses du pragmatisme deweyen qui déconstruit certains clivages stériles en philosophie politique et permet de penser la dynamique de formation des liens civils, ce livre met en relief certaines limites de l'expérimentalisme démocratique.
Résumé : Aussi bien sociologue, historien ou philosophe qu'économiste, Thorstein Veblen (1857-1929) est une figure majeure de l'histoire des sciences humaines et sociales. Cet ouvrage vise à faciliter l'accès du public francophone à sa pensée en proposant une lecture systématique de son oeuvre. Aussi bien sociologue, historien ou philosophe qu'économiste, Thorstein Veblen (1857-1929) est une figure majeure de l'histoire des sciences humaines et sociales. Ce livre vise à faciliter l'accès du public francophone à sa pensée en en proposant une lecture systématique. Après avoir restitué le parcours de Veblen, il présente les différents volets de son travail : il revient sur son projet d'une science économique évolutionnaire, sur sa contribution au développement d'une approche institutionnaliste des dynamiques économiques avant d'interroger le type de critique sociale dont relève sa théorie de la classe de loisir. Il analyse enfin ses idées politiques et les enjeux pratiques de sa réflexion. Cet ouvrage veut ainsi rendre compte de la façon dont le travail de Veblen se situe au carrefour de plusieurs disciplines des sciences sociales. Mais il a aussi pour ambition d'éclairer la manière qu'a Veblen d'articuler réflexion scientifique et critique sociale. Cela implique, notamment, de montrer en quoi son oeuvre peut être relue dans les termes d'une théorie et d'une critique du pouvoir économique. La notion de théorie du pouvoir permet d'articuler entre elles les différentes facettes du travail de Veblen et d'apporter un éclairage sur son actualité.
Ce livre retrace le parcours théorique de la notion de dépendance dans la philosophie féministe contemporaine, de la critique du fonctionnement du concept dans la rhétorique de lÉtat libéral aux modalités de son inclusion dans une théorie de la justice. Deux axes se dégagent, qui convergent dans une tentative de redéfinition de la notion dautonomie: les relations de dépendance constituent le point de départ de léthique du « care » ou de la sollicitude, quil sagira de présenter ici; elles ont en outre suscité des reformulations importantes des théories de la justice sur la base dune anthropologie politique qui cherche à prendre acte de la constitution relationnelle des agents moraux. Lenjeu de ces réflexions nest donc pas simplement de réévaluer la notion de dépendance, mais aussi de fournir un fondement normatif à linclusion des personnes dépendantes dans la communauté morale et politique, voire délaborer une conception renouvelée de la citoyenneté.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).