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Alzheimer : préserver ce qui importe. Les capabilités dans l'accompagnement à domicile
Le Galès Catherine ; Bungener Martine
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753539594
En France, l'engagement des familles pour maintenir à domicile les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer témoigne de leur forte implication dans la prise en charge de la maladie. Divers travaux s'intéressent aux besoins d'aide de ces personnes et à la répartition des tâches de soutien à leur vie quotidienne entre familles et professionnels, venant nourrir la dénonciation du fardeau des familles. Cependant, ils en négligent les dimensions affectives et sont incapables de rendre visible les motifs d'agir et les comportements des accompagnants familiaux. Ce livre réinterroge les modes de vie des personnes malades et ces activités familiales d'accompagnement au regard des libertés ouvertes par les ressources publiques et familiales pour mener un cours de vie valorisé. Ce nouveau regard se linde sur l'approche des capabilités développée par le prix Nobel d'économie Amartya Sen, qui déplace l'attention sur les libertés concrètes d'agir de chacun. Il conduit à mettre en lumière l'appui que cherchent les familles dans le passé des personnes malades, et à en déduire un processus de capabilités par laveur dont bénéficieraient ces personnes, par le souci et la contribution raisonnée de leur entourage familial au maintien d'un cours de vie auquel elles attachaient de la valeur, à la préservation de ce qui leur importait.
Le concept de réseau est de plus en plus utilisé en sciences sociales, notamment dans le domaine de l'analyse des politiques publiques, où il a connu un développement important sous l'influence de travaux britanniques et américains. Pour la première fois en français, cet ouvrage fait le point sur les réseaux de politique publique (policy networks) qui permettent de décrire les liens entre acteurs publics et groupes d'intérêts, et surtout de comprendre la variété des modes d'interaction en fonction des acteurs concernés, de la nature des relations de pouvoir qu'ils entretiennent et de la stabilité de ces relations. A partir de contributions d'auteurs britanniques, allemands et français, l'ouvrage met en perspective l'approche par les réseaux au regard d'autres modèles d'analyse de l'action publique tout en proposant une synthèse de la littérature internationale. De plus, l'apport du concept de réseau est mesuré à différents niveaux (politiques locales, nationales, européennes, etc.). A ce titre, l'ouvrage est une contribution importante à la compréhension des transformations de l'action publique dans les pays industrialisés, avec la fragmentation accrue de l' Etat et l'interdépendance croissante entre la décision et la mise en œuvre des politiques publiques.
Les limites des modes d'action publique fondés sur une vision centralisée du rôle de l'Etat ont conduit à l'apparition d'autres modes de pilotage politique que l'on désigne sous le terme de " gouvernante ". La gouvernante peut être définie comme un processus de coordination d'acteurs, de groupes sociaux, d'institutions pour atteindre des buts discutés et définis collectivement. Dans un contexte de décentralisation, d'européanisation et de mondialisation, elle amène à repenser les manières de gouverner, à construire un intérêt général rattaché à un territoire et à mettre en œuvre des stratégies collectives. Dans ce cadre plus ouvert, les expérimentations se sont multipliées, qu'il s'agisse de pratiques de gestion, de concertation, d'élaboration de projets et d'un intérêt collectif territorialisé, de création de réseaux et de coalitions. Des organisations variées participent au gouvernement ou à la gouvernante locale (sociétés d'économie mixte, associations, promoteurs, entreprises de services urbains, chambres de commerce et d'industrie, PME ou grandes entreprises, artisans...), à côté des consultants désormais très présents. Tout ceci contribue à faire évoluer le rôle du politique. On assiste à une transformation dans le rapport entre élus et citoyens, entre régulation politique et intervention de la société civile qui va dans le sens de l'autonomie des différents acteurs, de la juridicisation des relations et des conflits, de la concertation. Cependant les gouvernements locaux restent bien présents, leur expertise et leur influence politique tendant plutôt à s'accroître.
Lascoumes Pierre ; Le Galès Patrick ; Singly Franç
Résumé : Ces dernières années, les domaines d'intervention de l'Etat ont proliféré. De multiples acteurs économiques et sociaux, territoriaux et transnationaux, ont été également mobilisés et interfèrent avec l'Etat. Ce manuel permet de comprendre ces dynamiques et leurs transformations. Il reprend les principaux concepts et modèles d'analyse et présente une synthèse à partir de deux questions fondamentales : - Qu'est-ce qu'une politique publique ? Un commandement émanant d'une autorité centrale afin de résoudre un problème au nom du bien commun ; ou bien un vaste espace de négociation entre une multitude d'acteurs privés et publics ? - Comment changent les politiques publiques ? Par des mobilisations sociales appelant à une régulation publique ; ou bien en fonction des contextes institutionnels qui formatent ces demandes, selon leurs logiques internes ?
Ce livre de synthèse répond au besoin croissant de repères concernant les logiques et déterminismes auxquels obéissent les politiques publiques. Que peut-on dire des différents acteurs? Des conflits d'influence? Quels sont les concepts et les théories mobilisées? Actualisé des principaux travaux français et étrangers dans le domaine, il fait le point sur tous les grands débats en cours: politiques innovantes, réseaux, concertation, gouvernance, instruments d'action.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.