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Jacques Villeglé. L'art urbain s'affiche
Le Fur Patrick
CRITERES
10,10 €
Épuisé
EAN :9782917829578
Dans quelle mesure peut-on considérer l'artiste Jacques Villeglé comme initiateur du street art? "Les artistes urbains sont allés dans la rue pour exposer, moi, j'ai fait rentrer celle-ci dans les galeries et les musées!", nous dira-t-il. Instigateur du Nouveau Réalisme avec Raymond Hains, Jacques Villeglé jouit aujourd'hui d'une reconnaissance internationale. Son oeuvre est ici observée sous le prisme de la ville: en tant que matière première, en tant que source d'inspiration. Car, entre arrachage/marouflage d'affiches et alphabet sociopolitique, c'est bien la ville, ses symboles et son langage que Jacques Villeglé n'a cessé de magnifier tout au long de sa carrière. Des années 60 à aujourd'hui, cette figure majeure de l'art français, avec curiosité et opiniâtreté, a révélé les revendications de notre époque. Et, pour ce faire, c'est la rue qu'il a interrogée.
Si nombre de graffs ou pochoirs sont identifiables par leur style, leur technique ou encore leur blaze, leurs auteurs restent pour la plupart des travailleurs de l'ombre. Cet Opus Délits "met en visage" les artistes du street art, avec cette série de portraits du photographe Philippe Bonan. D'approcher ces personnalités - dont quelques "maîtres" ayant de près ou de loin, inspiré l'art urbain tels que Robert Combas, Roy Lichtenstein ou encore Keith Haring -, dans leur univers, l'art urbain se personnifie, et s'humanise. " Pour faire une bonne photo, il faut surtout capter la lumière de son émotion et celle de la personne que l'on photographie ". Passionné par l'art urbain, Philippe Bonan n'a eu de cesse de suivre le travail des plus grands artistes urbains français et étrangers. Il est un témoin discret et sensible de l'artiste au travail et de l'oeuvre d'art ouverte à tous les regards, sans élitisme ni maniérisme.
Parmi les pionniers du mouvement street art, Jef Aérosol utilise depuis les années 80 l'art du pochoir pour représenter, entre autres, des figures tout droit sorties de l'univers rock des années 60 et 70. Lui-même musicien et passionné de culture pop-rock, il trace, coupe, découpe et recoupe pour ensuite investir la rue, muni de bombes aérosol. Portraits et personnages grandeur nature, ses personnalités ont parsemé les rues de nombreuses villes du monde: Paris, Lille, Londres, Lisbonne, Venise, Amsterdam, New York, Pékin. Les pochoirs minutieux de Jef Aérosol, qu'ils incarnent des icônes incontournables ou des figures anonymes de la rue, réveillent une émotion enfouie dans nos plus beaux souvenirs.
Résumé : Les fresques de Seize Happywallmaker sont identifiables au premier regard. Des couleurs gaies, ludiques émane une énergie positive presque enfantine ; les traits géométriques et structures régulières formés par un langage symbolique dégagent une grande vitalité. " A l'instar des artistes du mouvement de l'abstraction lyrique, Seize fait correspondre formes et émotions, tant sur la toile que sur le mur. Il développe par ailleurs une réflexion basée sur les réseaux et les connexions à travers des formes élémentaires qui peuvent se combiner à l'infini. " (Samantha Longhi) Créativité, pureté, spiritualité, calme, joie, dynamisme... l'univers graphique du street artist Seize Happywallmaker nous donne à vivre des sensations aussi grandes que ses fresques.
Vive La Peinture a déclaré la guerre à l'individualité et à la banalité. Tels des "rock-painters", VLP vit la peinture comme une performance permanente, en live, de palissades en galeries. À la fin des années 90, le groupe place l'homme au centre du débat. Il lance alors sur la Toile un appel aux artistes du monde entier pour qu'ils envoient leur portrait de profil. A partir de toutes ces silhouettes, le groupe crée un profil type: Zuman. Message universel, Zuman nous parle, nous interpelle au détour de la rue ou au coeur de la toile, avec un slogan poético-ironique, politico-subversif. "Si t'as envie, t'es en vie": avec Zuman, Vive La Peinture donne des couleurs à l'espoir. Cet ouvrage d'Opus Délits se consacre à la figure emblématique du Street art qu'est devenu Zuman de VLP.
Originaire de Toulouse, Vinie s'exprime aujourd'hui sur les murs de la capitale... À l'aise sur toiles comme sur murs, elle y expose des séries de personnages féminins surprenants, à mi-chemin entre poupées et pin-up, toutes aussi touchantes par leur expression qu'impressionnantes par leur format. Cette artiste complète ne s'arrête jamais et réalise des projets de décoration intérieure et extérieure, des démonstrations lors d'événements, des expositions et autres installations... en plus de son travail de directrice artistique dans une agence de communication parisienne.
1982, le Charlie Hebdo de Choron et Cavanna publie son dernier numéro (le journal sera relancé en 1992 par Philipe Val et Cabu). En août de cette même année, la petite Coco, Corinne pour les intimes, pointe le bout de son nez dans ce monde de brutes, sans se douter que, 33 ans plus tard, elle porterait le flambeau et les valeurs du nouveau Charlie Hebdo : celui de Charb, Riss et Eric Portheault. Coco est une dessinatrice de presse utopiste, elle aime à penser qu'un jour les êtres humains cesseront de pourrir la planète, de maltraiter les animaux, de tuer et torturer des innocents, de détruire vie et nature pour de l'argent ?et j'en passe. En attendant l'arrivée de ce jour rêvé, Coco ne perd pas son temps. Elle exprime, chaque jour, son mécontentement et dénonce l'injustice en dessinant avec humour et doigté pour la presse écrite et la télé. Notamment pour Charlie Hebdo, les Inrockuptibles, l'Echo des Savanes, l'Humanité, Vigousse, les émissions 28 Minutes sur Arte et On n'est pas couché sur France 2. Dans cet ouvrage, Coco nous dévoile un bout de sa vie, de son parcours. Depuis sa première publication en 2008 jusqu'aux derniers événements parisiens de novembre 2015, elle nous fait découvrir, avec le sourire, les aberrations ? mais aussi les bonnes actions ? des scènes médiatique, politique et scientifique, tant françaises qu'internationales. Préface d'Elisabeth Quin.
En Europe et par-delà l'Atlantique, Isaac Cordal joue avec les recoins les plus inattendus du paysage urbain. Ses petites figurines de ciment, hommes en costume au dos vouté et à l'allure défaitiste, incarnent les dérives d'une société capitaliste et consumériste. Elles illustrent à travers des saynètes satiriques les imperfections d'un monde déshumanisé. Originaire de Galice, ce sculpteur et talentueux dramaturge interroge autant qu'il condamne le sacro-saint "progrès". Son oeuvre est un combat contre le conditionnement de l'homme. Une méditation sur la condition humaine.
Entre infiniment grand et infiniment petit, Jimmy C explore les connexions entre les atomes et les planètes ou encore entre l'homme et la mégalopole à travers des portraits aux points colorés, vibrants d'une poésie mélancolique. Ces petites gouttes, juxtaposées les unes aux autres, sont à la fois particules séparées et, avec du recul, cohésion pour constituer un tout. Artiste nomade, Jimmy C a posé son regard aiguisé sur les réalités urbaines des villes qui ont jalonné son parcours. Fasciné par les transformations qu'elles opèrent sur les hommes, il a donné vie à des personnages-immeubles, remis en contexte des célébrités, saisi au passage les habitants comme les sans-abris. Perdent-ils leur humanité pour devenir ville ou bien la cité prend-t-elle visage humain ? En filigrane : le coeur, fil rouge de lecture, la primauté pour l'artiste de l'émotion sur l'intellect.