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Homme animalisé ou animal humanisé
Le Dorze Albert
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782343194776
La modernité ? Après la libération des esclaves, des colonisés, des femmes, des enfants, celle des animaux est à venir. Les grands singes (98,4 % de gènes communs avec nous) sont des êtres conscients, qui pensent, qui vaudraient bien les séniles et les handicapés mentaux ! Le vivant, la nature importent plus que l'homme qui n'est qu'un animal comme les autres. Les lois nazies de 1933 et 1939 sur la protection de la nature et des hommes ? C'est la loi naturelle, primitive du plus fort, du plus vigoureux qui l'emporte. Freud : la haine primaire est plus puissante que l'amour. Pourtant, il apparaît que cet homme est le seul animal éthique capable de s'arracher à sa condition de bestialité. Il s'agirait de la liberté. Ces thématiques sont ici abordées non sans avoir flâné le long d'oeuvres littéraires illustrant la difficulté de spécifier l'espèce animale.
Qui n'aspire à la quiétude, à la sérénité ? Confinement, solitude plus ou moins choisie. Isolement mortifère, vie nue, anomie, morosité ambiante, lassitude extrême. Eloge de la passivité, voire du masochisme. L'important ? La qualité vécue de notre environnement maternel, ce thérapeute de la pulsion de mort. La sagesse antique, le Tao, le nirvana bouddhiste, l'écologie intégrale, les drogues et même la science s'érigent en nouvelles religions apaisantes. Espoir d'une "bonne" révolution ou servitude volontaire proposée par le Grand Inquisiteur ? Saint cocooning. Sainte sécurité.
Découvrez dans cet ouvrage Sainte-Anne-d'Auray, commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Elle est célèbre pour son pèlerinage catholique en l'honneur de sainte Anne.
Les conquêtes féministes, la lutte des minorités pour leur reconnaissance illustrent exemplairement la volonté humaine de se libérer des contraintes imposées par la Nature ainsi que des idéologies qui s'y adossent au nom d'un Ordre du Monde jugé éternel. Le républicanisme, progressiste, mais abstrait, n'est-il pas le cache-sexe du refus de prendre en compte le concret des communautés sexuelles, ethniques, maintenues invisibles ? Faut-il rejeter l'anthropologie, la psychanalyse, suspectes, au nom de la défense d'un Ordre Symbolique ?dipien transcendantal, de s'opposer à toutes libertés politiques nouvelles acquises dans le domaine de la vie privée, de la filiation ? Alors que pour Judith Butler, la référence à des concepts comme homme/femme, féminin/masculin, est réactionnaire car construite par des discours sociaux et culturels, les pratiques " queer " visent à pervertir ces immobilismes en plaçant l'accent non sur l'introspection et le désir mais sur l'action et la recherche de nouveaux plaisirs individuels et collectifs. Il faut se construire, comme le dit Foucault, une nouvelle esthétique de l'existence.
La transmission ne saurait se résumer à la communication, maître mot de ceux qui pensent pouvoir passer tout héritage par-dessus le moulin, sauf peut-être le matériel ; ils érigent le traumatisme comme source de tout désordre. Il est vrai qu'antan, l'Histoire, la culture véhiculaient le Progrès, outil indispensable à la quête du bonheur. Mais d'aucuns, modernes, rejettent ce " méliorisme " éducatif dont l'échec, selon eux, est total ; ils intègrent les avancées neurobiologiques afin de rehausser les potentialités humaines. Et comment articuler transmission collective et singularité ? D'évidence, la planète psy, de la maladie mentale à la psychiatrie, ne peut refuser cette confrontation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.