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Le deuxième corps
Pezé Marie
SNEDIT LA DISPU
13,00 €
Épuisé
EAN :9782843030550
Le genre du monde" est une série dirigée par Danièle Kergoat. Sous ce label sont publiés des livres qui, en explorant les rapports hommes-femmes, contribuent à renouveler la compréhension des sociétés. À l'hôpital, on soigne les corps. Ces corps pris en charge par la médecine doivent guérir. Si le corps soigné souffre encore, le patient est souvent adressé au "psy". Derrière la porte de sa consultation, Marie Pezé, docteur en psychologie, psychanalyste, voit alors surgir le deuxième corps: sédiments de l'enfance, mémoire tissulaire du traumatisme, empreintes et lésions du travail, gestuelle différente des sexes. Dans ces chroniques hospitalières, l'auteur dévoile, entre corps érotique et corps au travail - le sien ou celui de ses patients -, comment se tisse la construction identitaire. Pour l'ouvrier qui danse sur son échafaudage, comme pour le chirurgien peaufinant une suture, pour la caissière qui vous sourit, comme pour la psychanalyste qui interprète les symptômes, travailler passe par l'énigme de la mobilisation du corps.
17 ans après une nuit mémorable dans leur lycée, 11 hommes et femmes se retrouvent lors d'une soirée. Charly, éternel amoureux, est à l'origine de ces retrouvailles. Il n'a jamais oublié Agnès son amour de jeunesse. En les réunissant tous, c'est elle qu'il souhaite retrouver. Mais, en 17 ans, on vit, on change, on évolue. Les secrets, les non-dits et les blessures rythmeront ces retrouvailles où chacun tentera de soigner des cicatrices invisibles. En se confrontant au passé, chacun devra se confronter à lui-même, à ses propres désirs, à ses propres fantômes, à ses propres sentiments, et, découvrir dans le reflet des autres le cheminement de sa propre existence. Malgré les attentes et les espoirs que chacun aura nourris, rien ne se passera comme prévu. Ils découvriront qu'inviter le passé à sa table peut être à double tranchant.
Résumé : L'histoire d'Aude Selly est riche d'enseignements. Passionnée et engagée, elle se consacre totalement à son travail. A 33 ans, elle y laissera sa santé, brisée par un burn-out la poussant au geste ultime. Le burn-out est un sujet d'actualité avec des conséquences graves, notamment aux niveaux humain et économique. Le témoignage d'Aude Selly est tellement fort qu'il a été adapté en pièce de théâtre. A partir de son témoignage, l'autrice devenue depuis spécialiste et formatrice sur le sujet du burn-out, répond aux questions fondamentales pour éviter les conditions de son apparition et réussir sa guérison . Ce livre s'inspire des trois ouvrages consacrés au sujet par Aude Selly Quand le travail vous tue : Histoire d'un burn-out et de sa guérison, Burn-out et après ? : Comment le prévenir - Comment se reconstruireet Renaissance : Il y a une vie après le burn-out. Il en reprend le meilleur et va plus loin en insistant notamment sur les signes annonciateurs, les solutions à mettre en place pour l'éviter, et comment se relever après avoir été touché.
Marie Pezé a ouvert la consultation Souffrance et travail en France à Nanterre en 1997 première d une vingtaine qui ont vu le jour un peu partout en France. Pendant treize années elle y a reçu des patients aux profils les plus divers du cadre sup à la simple secrétaire de l aide soignante au chef comptable tous ceux que l on appelle les « Ressources humaines ». Dans ce livre elle leur donne la parole pour rappeler d abord que le travail n est pas une valeur en voie de perdition. Qu au contraire s il peut sauver aussi bien que tuer c est parce qu il occupe une place centrale dans nos vies et dans notre société.Marie Pezé dresse ce constat terrible: les troubles liés au travail se généralisent et s aggravent; des pathologies comme la mort subite au travail habituellement réservées aux hommes touchent désormais de jeunes femmes; enfin l hyper-productivisme devient la règle de fonctionnement dans toutes les entreprises fragilisant l ensemble des salariés.Ce livre est d abord une galerie de portraits: Agathe l aide-soignante qui veut par dessus tout préserver la sécurité des patients hospitalités Solange l assistante de direction propulsée sur un plateau téléphonique qui tente de se plier aux exigences contradictoires du management Serge le cadre sup qui ne sent vivant que dans la surcharge de travail François juriste d entreprise qui a tenté de se suicider sur son lieu de travail parce qu il « n y arrivait pas ». Et bien d autres...En nous faisant entrer dans sa consultation Marie Pezé nous permet de décrypter des situations de leur donner du sens. De comprendre par exemple que la notion de harcèlement seule n explique pas pourquoi certaines personnes comme Solange consentent à des situations intenables; ou encore que la solitude voire la folie comme dans le cas d Agathe sont le lot de ceux qui veulent défendre un travail bien fait; ou encore qu une rationalisation excessive conduit à un tel appauvrissement du travail effectué que les individus concernés peuvent se mettre à adopter des conduites criminelles.Au fil de ces chroniques Marie Pezé nous laisse entrevoir la difficulté pour la psychanalyste qu elle est d affronter une telle lourdeur sociale. Et elle prévient: « Les Ressources humaines sont en danger ». C est pourquoi elle insiste sur l évolution de cette consultation celle des outils de diagnostic et sur le travail pluri-disciplinaire accompli avec les juristes et les médecins du travail. Et elle interpelle les managers et les responsables des ressources humaines: en nous faisant entrer dans sa consultation en présentant ses outils de diagnostic elle invite chacun à sa mesure à prendre sa part de responsabilités.
Roca i Escoda Marta ; Fassa Farinaz ; Lépinard Elé
Résumé : L'intersectionnalité est devenue en quelques années un concept incontournable, aussi bien en sciences sociales qu'au sein des luttes sociales, en particulier féministes. Forgée pour penser l'imbrication des rapports de domination, l'intersectionnalité constitue aujourd'hui un champ d'études et d'expérimentations théoriques foisonnant. Pour la première fois en France, des universitaires abordent ses multiples dimensions épistémologiques, théoriques et politiques , et les recherches récentes qu'elle a permis d'ouvrir dans des espaces aussi différents que la France, l'Amérique latine ou l'Europe de l'Est. Que peut nous offrir cette notion pour penser le genre, la théorie féministe et les mobilisations sociales aujourd'hui ? Comment contribuer à promouvoir un usage de l'intersectionnalité qui renforce son potentiel critique et "insurgé" , plutôt que figé sur des identités ? Réunissant des contributions qui s'appuient sur des enquêtes empiriques, cet ouvrage donne à voir la force d'un tel outil lorsqu'il s'agit d'éclairer des processus sociaux et politiques complexes. En offrant un regard à la fois rétrospectif et contemporain sur les enjeux politiques de la production d'un savoir intersectionnel, il a aussi pour ambition de montrer que l'intersectionnalité n'est pas seulement un agencement de critique théorique indispensable, mais aussi une plateforme à partir de laquelle construire des sujets politiques collectifs nécessaires au projet d'émancipation féministe.
Les."héritiers". ces élèves dont les parents font partie des classes supérieures. bénéficient d'un patrimoine culturel familial censé les protéger des difficultés scolaires. Or. ce privilège ne s'exerce pas systématiquement. Ainsi Prune. dont le père est ingénieur, ou Laurent. dont les parents sont professeurs agrégés. ont ils redoublé une classe de l'école élémentaire. Pourquoi ces élèves n'ont ils pas profité de l'héritage scolaire propre à leur milieu familial?
Résumé : Le salariat est apparu aux penseurs sociaux du XIXe siècle comme la question centrale des sociétés modernes. Sur les débris des rapports sociaux d'Ancien Régime semblait surgir une nouvelle forme de sujétion. Sur cette base, Marx a développé une théorie de l'exploitation capitaliste qui fut au c?ur des confrontations politiques du XXe siècle. Pourtant, les sciences sociales contemporaines ont rarement traité frontalement du salariat, comme si l'ombre portée de Marx avait freiné une telle investigation. À l'aube du XXIe siècle, le salariat domine plus que jamais nos sociétés. Alors que certains préconisent, au nom de la " flexibilité du travail ", une dissolution généralisée des institutions salariales pour restaurer un utopique marché des producteurs, il est urgent de rouvrir ce dossier. C'est à quoi se sont attachés les historiens, économistes et sociologues réunis ici. Cet ouvrage n'entend pas proposer une théorie unifiée du salariat, mais poser les termes du débat et fournir des pistes pour comprendre sa dynamique présente. La première partie vise à définir le salariat comme concept et fait historique. S'y confrontent sans concessions quelques-uns des auteurs français qui ont le plus travaillé la question. La deuxième partie présente une série d'éclairages, sans prétention à l'exhaustivité, sur les formes contemporaines du salariat et les caractéristiques de diverses populations salariales. Ces études. appuyées sur des enquêtes originales, éclairent par leurs données factuelles et leurs analyses empiriques les débats théoriques de la première partie.
Résumé : Comment l'école interprète-t-elle les facilités et les difficultés d'apprentissage des élèves ? Comment cette interprétation influence-t-elle leur scolarité et l'idée qu'ils se font d'eux-mêmes ? Les résultats de l'enquête -menée pendant plusieurs années dans des écoles maternelles, pour l'essentiel - présentée dans ce livre permettent de répondre à ces questions. En croisant les regards sociologique et psychosocial, Mathias Millet et Jean-Claude Croizet décortiquent le quotidien des classes et révèlent comment les difficultés cognitives, pourtant nécessaires aux apprentissages, sont transformées en un problème. Ils montrent que ces premiers apprentissages scolaires sont aussi, pour les élèves, une première confrontation aux inégalités. L'étude met en évidence les logiques quotidiennes d'une violence symbolique par laquelle élèves comme enseignants se persuadent que les verdicts scolaires disent la valeur des individus. Elle montre comment ces élèves et ces enseignants développent, dès l'école maternelle, des interprétations qui personnalisent les "échecs" ou les "réussites" et, ce faisant, les détournent des apprentissages. Cet ouvrage contribue ainsi de manière décisive à l'analyse de la manière dont l'école réduit ou augmente les inégalités sociales.