
La fabrique du roman national-républicain
1870. Les troupes de Napoléon III sont défaites par les armées prussiennes ; la France perd l'Alsace et la Lorraine. 1871. Les "Rouges" triomphent à Paris. Au terme d'une nouvelle guerre civile, la Commune est écrasée. Autant d'événements dramatiques pensés par les contemporains comme des preuves de décadence. Pour arracher le pays à cette situation, il est indispensable de refaire le corps social, politique et symbolique de la nation. Les élites dirigeantes et universitaires de la Troisième République s'attèlent donc à la fabrication d'un extraordinaire roman national-républicain fondé, entres autres, sur l'invention de deux mythologies : "l'universalisme" et l'"exception" française. De là, aussi, la construction d'un puissant Etat éducateur et moralisateur, notamment voué à la domestication des classes "dangereuses". Olivier Le Cour Grandmaison revient ici sur la genèse de ces mythologies, leurs reprises successives et leur fonction politique, hier et aujourd'hui, où des politiques, des historiennes, des philosophes et des essayistes continuent d'exalter cette France fantasmée pour mieux occulter nombre de maux réels.
| Nombre de pages | 302 |
|---|---|
| Date de parution | 17/10/2025 |
| Poids | 350g |
| Largeur | 135mm |
| SKU: | 9782354803285 |
| wmi_id_distributeur: | 22682300 |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782354803285 |
|---|---|
| Auteur | Le Cour Grandmaison Olivier |
| Editeur | AMSTERDAM |
| Largeur | 135 |
| Date de parution | 20251017 |
| Nombre de pages | 302,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'empire des hygiénistes. Vivre aux colonies
Le Cour Grandmaison OlivierPrésentation de l'éditeur Au lendemain de la Commune de Paris, la France devient la deuxième puissance coloniale du monde. À la conquête succède l’exploitation des colonies, réputée profiter à la fois aux colons, à la métropole et aux « indigènes ». C’est dans ce contexte que se développent les sciences dites « coloniales », qui prospèrent comme des disciplines spécialisées au sein de la sociologie, de l’ethnologie, du droit, de la géographie, de l’histoire et de la médecine, en prenant pour objet spécifique les colonies et les autochtones qui y vivent. Marquées par des paradigmes biologiques et racistes – inégalité des races, transmission héréditaire des caractéristiques physiques et psychologiques… –, ces sciences contribuent à la diffusion d’une conception hiérarchisée du genre humain qui se traduit de manière très concrète : par une séparation stricte entre Européens et « indigènes » en vertu de considérations hygiénistes, par la pratique courante du travail forcé ou encore par le maintien de l’esclavage domestique malgré son abolition en 1848. Comme dans les deux premiers volumes de sa trilogie (Coloniser. Exterminer et La République impériale), l’auteur met au jour des aspects peu connus de la colonisation française en s’appuyant sur un corpus souvent négligé – ouvrages de médecine, manuels universitaires… – et en analysant les débats politiques qui eurent lieu tout au long de la période.ÉPUISÉVOIR PRODUIT33,66 € -

De l'indigénat. Anatomie d'un "monstre" juridique: le droit colonial en Algérie et dans l'Empire fra
Le Cour Grandmaison OlivierPrésentation de l'éditeur Internement administratif pour une durée indéterminée, responsabilité collective appliquée à des tribus et des villages entiers, séquestre des propriétés " indigènes " et transfert de celles-ci aux colons, Code de l'indigénatenfin, adopté en 1875 puis régulièrement reconduit par les députés de la IIIe République : telles sont les principales dispositions répressives appliquées dans l'Algérie coloniale, jusqu'en 1945.Citant largement ces textes (dont l'intégralité du Code de l'Indigénat) et les commentaires dont ils firent l'objet, Olivier Le Cour Grandmaison met en évidence dans ce livre leur rôle dans un racisme d'État longtemps théorisé et pratiqué par la République. Ces mesures, que les juristes de l'époque n'hésitaient pas à qualifier de " monstres " juridiques, furent toutes exportées dans les autres territoires de l'Empire au fur et à mesure de l'extraordinaire expansion coloniale de la France entre 1871 et 1913.C'est ainsi que l'exception politique et juridique est devenue la règle pour les " indigènes ". S'y ajoutent le travail forcé et l'esclavage domestique, qui a continué de prospérer aux vues et au su des autorités françaises. Hier essentielle à la pérennité de la République impériale, cette législation coloniale est aujourd'hui trop souvent ignorée. Exhumer ses principes, étudier ses mécanismes et leurs conséquences pour les autochtones privés des droits et libertés démocratiques élémentaires, tels sont les objets de ce livre. Sommes-nous complètement affranchis de ce passé ? Hélas non. L'internement des étrangers sans-papiers et le " délit de solidarité " le prouvent. L'un et l'autre ont des origines coloniales.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 € -

Ennemis mortels. Représentations de l'islam et politiques musulmanes en France à l'époque colonial
Le Cour Grandmaison OlivierRésumé : S'appuyant sur des sources diverses, parfois ignorées ou négligées, Olivier Le Cour Grandmaison analyse la façon dont ces élites ont, pendant des décennies, conçu et diffusé un portrait pour le moins sombre des colonisé.e.s musulman.e.s. Pendant qu'Ernest Renan, par exemple, soutient que l'islam n'a été que nuisible, Guy de Maupassant se passionne pour la sexualité prétendument débridée et contre-nature de ses adeptes. Conçues par des personnalités souvent célèbres, diffusées par des institutions prestigieuses, ces représentations sont rapidement incluses dans de multiples ouvrages de vulgarisation, des dictionnaires aux manuels scolaires. Ainsi se diffusent dans toute la société française les stéréotypes les plus fantasmatiques sur ceux que l'on qualifie souvent à l'époque de mahométans. Jugés rétifs au progrès, les musulmans sont décrits comme un danger collectif, protéiforme et existentiel qui menace les bonnes moeurs, la sécurité sanitaire, celle des biens et des personnes, l'avenir de la nation et de la civilisation occidentale. De cet angoissant tableau découle une apparente nécessité : aux colonies comme en métropole, il faut soumettre et discipliner ces ennemis mortels. Après avoir analysé les représentations produites par les élites françaises, Olivier Le Cour Grandmaison décortique les politiques musulmanes, racistes et violentes, qu'elles ont légitimées. Et montre comment ce passé affecte toujours notre présent et alimente les obsessions islamophobes de beaucoup de nos contemporains.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -

Coloniser, Exterminer. Sur la guerre et l'Etat colonial
Le Cour Grandmaison OlivierQuelles furent les spécificités des conflits coloniaux engagés par la France en Afrique du Nord et ailleurs ? Que nous apprennent les méthodes singulières enfumades, massacres de prisonniers et de civils, razzias, destructions de cultures et de villages couramment employées par les militaires français sur la nature de la guerre conduite pour pacifier l'ancienne Régence d'Alger ? Pourquoi de nombreuses mesures racistes et discriminatoires ont-elles été élaborées puis appliquées au cours de la conquête et de la colonisation de l'Algérie ? Comment furent-elles codifiées sous la Troisième République puis étendues aux nouveaux territoires de l'empire tels que l'Indochine, la Nouvelle-Calédonie et l'Afrique-Occidentale française ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage entend répondre. En effet, la conquête puis la colonisation difficiles et meurtrières de l'Algérie doivent être considérées comme une sorte de vaste laboratoire au sein duquel des concepts ceux de «races inférieures», de «vie sans valeur» et d'«espace vital», promis à l'avenir et aux usages que l'on sait furent forgés. De même, on découvre les origines de nouvelles techniques répressives l'internement administratif et la responsabilité collective notamment qui, avec le Code de l'indigénat adopté en 1881, firent de l'Etat colonial un état d'exception permanent. Plus tard, l'internement fut même importé en métropole pour s'appliquer, à la fin des années 1930, aux étrangers d'abord, aux communistes ensuite puis aux Juifs après l'arrivée de Pétain au pouvoir. S'appuyant sur quantité de documents peu connus voire oubliés, sur la littérature aussi, cette étude originale et dédisciplinarisée éclaire d'un jour nouveau les particularités du dernier conflit qui s'est déroulé entre 1954 et 1962, mais aussi les violences extrêmes et les guerres totales qui ont ravagé le Vieux Continent au cours du XXe siècle.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 €
Du même éditeur
-
Murs. Les murs de séparation et le déclin de la souveraineté étatique
Brown Wendy ; Vieillescazes NicolasEn ce début de XXIe siècle, vingt ans après la chute des vieilles bastilles, à Berlin puis en Afrique du Sud, des murs sont construits frénétiquement aux quatre coins du monde: en Palestine, entre le Mexique et les Etats-Unis, l'Inde et le Pakistan, l'Arabie Saoudite et l'Irak, l'Afrique du Sud et le Zimbabwe, la Thaïlande et la Malaisie, l'Ouzbékistan et la Kirghizie... Sans compter tous les murs intérieurs, gated communities et autres checkpoints qui partitionnent et régulent les espaces nationaux. Alors que le XXe siècle avait prétendu se clore sur la promesse d'une ère d'échanges et de prospérité, des tensions nouvelles sont apparues, entre la fermeture et l'ouverture, l'universalisation et la stratification. Et ce monde qui se pensait en termes de flux et de circulations n'a depuis cessé de mettre en place des filtres et des dispositifs, largement dématérialisés, de surveillance et de contrôle. Dans ce contexte, que peuvent bien signifier ces murs terriblement concrets, d'acier et de béton, grillagés ou couverts de barbelés, sortes de survivances d'un autre âge? S'ils se révèlent largement inefficaces sur le plan fonctionnel, leur pouvoir discursif, symbolique et théâtral est incontestable: ils fonctionnent comme les icônes d'un pouvoir souverain et d'une nation préservée. Mais là où l'interprétation dominante en déduit que ces murs sont les symptômes d'États-nations renforcés, Wendy Brown y décèle au contraire un déclin avancé de la souveraineté étatique. Et selon elle, celle-ci se redistribue au profit d'autres entités désormais plus puissantes: le capital et la religion.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 € -
Sagesse ou ignorance ? La question de Spinoza
Macherey PierreL'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 € -
La France et le procès de Nuremberg. Inventer le droit international
Tisseron Antonin ; Wieviorka AnnetteLe procès de Nuremberg (1945-1946) est devenu un symbole, celui d'un grand événement de justice internationale qui a permis d'affirmer que l'idéologie nazie ne devait pas rester impunie et relevait d'une nouvelle incrimination : le crime contre l'humanité. Cet ouvrage, qui place la focale sur la France, vient combler un important vide historiographique. La contribution française rappelle en effet que la justice internationale résulte d'un long travail de tractations politico-juridiques entre les Alliés, commencé dès 1941, et dans lequel les Français de Londres ont joué un rôle central. A Nuremberg, la délégation française dissone avec la logique américaine du procès. Elle s'inscrit dans une tradition humaniste remontant aux Lumières, critique certains choix juridiques et fait venir des résistants à la barre, quand les Anglo-Saxons ne jurent -ou presque- que par les documents écrits. Ainsi, Marie-Claude Vaillant-Couturier impressionne en évoquant les camps de concentration et la destruction des Juifs. Le procès de Nuremberg a été en partie emporté par la guerre froide et la décolonisation. Mais la contribution française reste une invitation à réfléchir sur la nécessité d'engagements clairs de la part de protagonistes décidés, si l'on veut faire advenir une justice internationale fondatrice d'humanité.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 € -
L'Occident, les indigènes et nous
Segré IvanA partir des années 1980, l'idée s'est peu à peu imposée : le clivage politique fondamental ne serait pas de nature idéologique - opposant le capitalisme au socialisme - mais civilisationnel. Cette conception, formulée notamment par Samuel Huntington, divise le champ politique entre d'un côté les tenants d'une vision sécularisée des rapports entre les hommes et les sociétés - "l'Occident" -, et de l'autre les défenseurs d'une conception religieuse ou "indigène" . Or de manière paradoxale, elle semble également s'être imposée au sein de courants intellectuels et politiques qui, considérant que l'accroissement de la domination de l'homme sur la nature est indissociable de celle de l'homme sur l'homme, érigent la pratique indigène en figure principale de l'opposition à la logique du capitalisme. Mais la perpétuation de la guerre et de la servitude dans l'histoire de l'humanité procède-t-elle vraiment de la diffusion des appareils conceptuels produits par l'Occident ? Etudiant les déterminants des trois mouvements historiques que sont le développement du capitalisme, la colonisation des Amériques et la traite atlantique, Ivan Segré montre qu'il n'en est rien, et que seul le recours à des facteurs d'un autre ordre - les comportements économiques prédateurs et la xénophobie - rend intelligible le cours de l'histoire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 €
De la même catégorie
-
Introduction à l'historiographie. 5e édition
Caire-Jabinet Marie-PauleHistoire de l'Histoire, l'historiographie analyse la manière dont chaque époque écrit l'Histoire, la comprend et l'utilise. Cet ouvrage permet de suivre l'évolution du rôle que l'Histoire a joué au cours des siècles. Il montre l'importance de sa fonction politique dans l'exaltation de la grandeur des rois, de la nation, puis de la République. Il met en évidence les lignes de continuité - et les ruptures - dans la manière dont s'est écrite l'histoire, ainsi que dans les progrès accomplis dans les méthodes critiques. Enfin, le rôle de l'historiographie dans la construction - parfois difficile - de l'image que la société a d'elle-même est mis en lumière. L'intérét pour l'historiographie s'affirme plus que jamais comme le montrent le dernier chapitre et les annexes qui présentent une synthèse des vingt dernières années d'écriture de l'Histoire. Cet ouvrage permet de comprendre l'évolution du rôle de l'étude de l'histoire en France de la période médiévale à nos jours et présente les plus récentes orientations d'analyse historique : l'histoire comme "roman national" , les migrations, le genre dans l'histoire... Un livre indispensable pour découvrir les grands mouvements historiographiques et les grandes figures qui ont marqué la discipline et pour mesurer le poids de l'histoire dans la construction politique et idéologique de la France au fil des siècles.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,41 € -
L'Histoire, la Guerre, la Résistance
Bloch Marc ; Becker Annette ; Bloch EtienneJ'avais lu bien des fois, j'avais souvent raconté des récits de guerres et de batailles. Connaissais-je vraiment, au sens plein du verbe connaître, connaissais-je par le dedans, avant d'en avoir éprouvé moi-même l'atroce nausée, ce que sont pour une armée l'encerclement, pour un peuple la défaite ? " Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien, 1942.ÉPUISÉVOIR PRODUIT33,00 € -
Ernst Kantorowicz, une vie d’historien
Lerner Robert ; Dalarun JacquesErnst Kantorowicz (1895-1963) est considéré à la fois comme un spécialiste d'histoire de l'art, de théologie médiévale et de droit canonique, de philologie et de droit patristique, de littérature et de philosophie médiévales. Peut-être le doit-il d'abord à sa nature artiste. Sa biographie de Frédéric II de Prusse parue en 1927 est devenue un best-seller et Les Deux Corps du roi (publié en 1957), une expression de la science politique et du langage courant. Sa vie elle-même traverse les tragédies du siècle. Né dans une famille juive industrielle de Poznán, il débute en ardent nationaliste, engagé volontaire au service du Kaiser, blessé à Verdun, volontaire encore pour la lutte contre les spartakistes. C'est à ce titre qu'après la Première Guerre il est étroitement lié au Cercle de Stefan George — considéré alors comme le plus grand poète vivant — qui avait constitué autour de lui une sorte de secte fanatique d'antimodernisme et d'antirationalisme dévouée au culte du héros et à la recherche d'une Allemagne secrète et souterraine. Nationaliste conservateur, Kantorowicz s'engage pourtant dans la lutte antihitlérienne dès 1933, ce qui le conduit à refuser de prêter serment au régime nazi et donc à devoir démissionner de son poste universitaire en 1934. Il échappe de peu à la Nuit de cristal en 1938 et réussit à fuir, par l'Angleterre, aux Etats-Unis où il trouve un poste à Berkeley. Il s'y attache, fait école jusqu'à ce que le maccarthysme fasse de lui un des défenseurs de l'indépendance universitaire (à l'allemande), un des premiers intellectuels à refuser le serment de loyauté. Déchu de nouveau de son poste universitaire, il est accueilli à Princeton au sein de l'Institute for Advanced Study. Mais c'est sa personnalité qui rend Kantorowicz fascinant : cet érudit avait l'élégance d'un dandy, un charme personnel qui lui valait toutes les conquêtes, féminines et masculines. Il s'est lancé dans des liaisons brillantes avec l'aristocratie allemande et fut tout proche, sa vie durant, du grand historien d'art d'Oxford Maurice Bowra, autour de qui se pressait une cour d'esprits brillants.ÉPUISÉVOIR PRODUIT36,00 € -
Le vol de l'histoire. Comment l'Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde
Goody Jack ; Durand-Bogaert FabienneRésumé : Une fois encore, comme hier à propos de la famille en Europe ou de la place de l'écriture dans notre civilisation, Jack Goody vient perturber la ronde des historiens emportés par leurs certitudes. A la question soulevée par l'anthropologue britannique, on devine déjà ce qu'argueront les esprits chagrinés par cette interpellation d'exigence : comparaison n'est pas raison. Or, c'est bien de cela qu'il s'agit. La question ? C'est le "vol de l'histoire", c'est-à-dire la mainmise de l'Occident sur l'histoire du reste du monde. A partir d'événements qui se sont produits à son échelle provinciale, l'Europe a conceptualisé et fabriqué une représentation du passé toute à sa gloire et qu'elle a ensuite imposée au cours des autres civilisations. Le continent européen revendique l'invention de la démocratie, du féodalisme, du capitalisme de marché, de la liberté, de l'individualisme, voire de l'amour, courtois notamment, qui serait le fruit de sa modernisation urbaine. Plusieurs années passées en Afrique, particulièrement au Ghana, conduisent Jack Goody à mettre aujourd'hui en doute nombre d'"inventions" auxquelles les Européens prétendent, sous les plumes de Fernand Braudel, Joseph Needham ou Norbert Elias notamment, alors que ces mêmes éléments se retrouvent dans bien d'autres sociétés, du moins à l'état embryonnaire. Economiquement et intellectuellement parlant, seul un écart relativement récent et temporaire sépare l'Occident de l'Orient ou de l'Afrique. Des différences existent. Mais c'est d'une comparaison plus rapprochée que nous avons besoin, et non d'une opposition tranchée entre le monde et l'Occident, au seul profit de ce dernier.ÉPUISÉVOIR PRODUIT11,20 €








