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Haine(s). Philosophie et politique
Le Cour Grandmaison Olivier
PUF
23,50 €
Épuisé
EAN :9782130526087
La haine, la vengeance, la colère, l'indignation, le mépris et l'envie... Que sont ces passions ? Où puisent-elles la force qui pousse parfois ceux qu'elles affectent à une démesure singulière, laquelle horrifie les observateurs et étonne parfois jusqu'aux auteurs des exactions commises lorsqu'ils les contemplent a posteriori ? Quelles sont leurs origines, leurs propriétés et leurs rapports ? En quoi peuvent-elles menacer, voire ruiner la cité au sein de laquelle elles prospèrent ? Quels sont les mécanismes qui président à leur exacerbation et à leur extension à l'intérieur d'une collectivité ou d'une société ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage, placé sous l'égide de Spinoza, ami de la vérité et de la sagesse, et farouche adversaire de la servitude, entend répondre pour parvenir à comprendre les conséquences individuelles, sociales et politiques de ces différentes passions qui ont souvent imprimé à l'histoire, et à notre présent, un cours fait de violences, de massacres et de génocides.
1870. Les troupes de Napoléon III sont défaites par les armées prussiennes ; la France perd l'Alsace et la Lorraine. 1871. Les "Rouges" triomphent à Paris. Au terme d'une nouvelle guerre civile, la Commune est écrasée. Autant d'événements dramatiques pensés par les contemporains comme des preuves de décadence. Pour arracher le pays à cette situation, il est indispensable de refaire le corps social, politique et symbolique de la nation. Les élites dirigeantes et universitaires de la Troisième République s'attèlent donc à la fabrication d'un extraordinaire roman national-républicain fondé, entres autres, sur l'invention de deux mythologies : "l'universalisme" et l'"exception" française. De là, aussi, la construction d'un puissant Etat éducateur et moralisateur, notamment voué à la domestication des classes "dangereuses". Olivier Le Cour Grandmaison revient ici sur la genèse de ces mythologies, leurs reprises successives et leur fonction politique, hier et aujourd'hui, où des politiques, des historiennes, des philosophes et des essayistes continuent d'exalter cette France fantasmée pour mieux occulter nombre de maux réels.
Élaboré avec le Réseau éducation sans frontières (RESF), Douce France est un livre engagé, rédigé par des spécialistes De façon méthodique et pluridisciplinaire, il explore la politique migratoire menée par la France. Approches historiques, sociologiques, psychanalytiques et juridiques se complètent ici pour dresser le tableau inquiétant d'une politique indigne.
Présentation de l'éditeur Au lendemain de la Commune de Paris, la France devient la deuxième puissance coloniale du monde. À la conquête succède l’exploitation des colonies, réputée profiter à la fois aux colons, à la métropole et aux « indigènes ». C’est dans ce contexte que se développent les sciences dites « coloniales », qui prospèrent comme des disciplines spécialisées au sein de la sociologie, de l’ethnologie, du droit, de la géographie, de l’histoire et de la médecine, en prenant pour objet spécifique les colonies et les autochtones qui y vivent. Marquées par des paradigmes biologiques et racistes – inégalité des races, transmission héréditaire des caractéristiques physiques et psychologiques… –, ces sciences contribuent à la diffusion d’une conception hiérarchisée du genre humain qui se traduit de manière très concrète : par une séparation stricte entre Européens et « indigènes » en vertu de considérations hygiénistes, par la pratique courante du travail forcé ou encore par le maintien de l’esclavage domestique malgré son abolition en 1848. Comme dans les deux premiers volumes de sa trilogie (Coloniser. Exterminer et La République impériale), l’auteur met au jour des aspects peu connus de la colonisation française en s’appuyant sur un corpus souvent négligé – ouvrages de médecine, manuels universitaires… – et en analysant les débats politiques qui eurent lieu tout au long de la période.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.