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Art public et projet urbain. Brest, 1970-2000
Le Couëdic Daniel ; Popescu Carmen ; Sattolo Rache
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753505377
Une vague de morosité s'abattit sur les villes françaises au cours des années 1970. En fait, depuis dix ans déjà, l'incertitude avait gagné les milieux de l'architecture et de l'urbanisme, laissant désemparés ceux qui s'étaient ralliés d'enthousiasme au Mouvement moderne et constataient brutalement que ses charmes s'étiolaient. Les vieilles villes y trouvèrent une rédemption. Mais cette brutale révision doctrinale, qui glorifiait la longue durée et proclamait que l'histoire garantissait l'avenir, compliquait évidemment la tâche de ceux qui ne pouvaient s'en prévaloir. Elle rendait spécialement angoissante la situation des villes qui avaient connu une brutale interruption de leur destinée et qu'il avait fallu reconstruire. Déjà, pour d'obscures raisons, leur souvenir était remisé dans la médiocre catégorie des réalisations de l'urgence, dépourvues d'inspiration et de ressources. Elles rencontraient même la défiance de leurs habitants taraudés par la nostalgie ou le regret et la critique des spécialistes dépités que leur relèvement rient manifesté plus d'audace. Pourtant, ces villes sans mérite apparent constituaient un remarquable laboratoire pour interroger les raisons mêmes de l'urbain et leur relation au passé. Surtout, leur incapacité hâtivement proclamée à offrir des conditions propices à l'épanouissement d'un espace public satisfaisant rejoignait l'actualité d'une question qui ne pouvait espérer un plus vaste champ d'élucidation. Brest fut alors pionnière. On y conduisit des recherches originales ponctuées d'hypothèses qui justifièrent des expérimentations inédites et à très grande échelle. La plus ambitieuse d'entre elles, la plus spectaculaire et la plus commentée, la plus polémique aussi, mit à contribution des artistes parmi les plus en vue de l'époque ou à l'aube de leur ?uvre, invités ou surgis spontanément. Bien loin en l'occurrence du rôle " d'enlumineurs " de la ville qu'on leur concédait parfois, ils furent promus acteurs principaux de sa transfiguration morale. A la reconstruction architecturale, jugée responsable de bien des maux réels ou psychosomatiques, on opposait ainsi une " reconstruction mentale " capable pensait-on d'apporter un supplément d'âme et de conduire à l'apaisement. En relatant et commentant les trois décennies de cette saga brestoise, l'intention est bien d'éclairer quelques questions universelles, auxquelles l'urbanisme se trouve confronté, et d'apprécier le secours que l'art et les artistes peuvent lui apporter.
Le Couëdic Daniel ; Guillouët Christophe ; Violeau
Bernard Guillouët (1929-2022) est né à Auray en Bretagne. Il suit des études d'architecture aux Beaux-Arts de Paris et à l'Institut d'urbanisme de l'université de Paris. Diplômé en 1961, il ouvre un cabinet à Vannes en 1963 et le transfère à Arradon en 1996. Il est membre du corps des architectes-conseils de l'Etat. Ses réalisations se situent essentiellement dans le Morbihan et dans la Sarthe et concernent tant le secteur privé que public. Parmi ces dernières on peut citer L'Orientis à Lorient (gare) ou dans le domaine de l'habitat social, de nombreux projets remarqués pour leur qualité, tel l'ensemble résidentiel Avel Mor à Cliscouët, Vannes, pour lequel il est lauréat du Palmarès national de l'habitat. On lui doit également le bâtiment des Archives départementales du Morbihan à Vannes, construit entre 1990 et 1993. Mais c'est aussi pour ses villas tout autour du golfe du Morbihan que Guillouët reste comme un grand nom de l'architecture contemporaine, qui suscite respect et admiration chez ses pairs et parmi les amateurs. De facture moderne, aux lignes marquées, parfois avec toit-terrasse, fondues dans le paysage, elles font penser à d'autres grands noms du XXe siècle, tel Franck Lloyd Wright. Ce beau-livre, le premier à être consacré à Bernard Guillouët architecte, traverse, illustre et commente toute sa production, au fil d'archives et de photographies très nombreuses. Avec une chronologie synthétique de l'ensemble de ses réalisations à la fin.
Résumé : Grands et petits gibiers de plaine, gibiers d'eau, oiseaux de passage, gibiers de montagne, sans oublier les prédateurs et les déprédateurs, le Grand livre Hachette de la chasse apporte une réponse à une question que se posent tous les chasseurs : quelle est la situation, par espèce, des populations de gibier en France susceptible d'assurer une chasse durable ? La passion de la chasse requiert de bien connaître les caractéristiques de chaque gibier. Le Grand livre Hachette de la chasse apprend à les identifier, à connaître leurs moeurs, leurs modes de vie, leur reproduction, leurs biotopes et leurs habitats. En France, la variété des paysages et de milieux a pour conséquence celle des gibiers. Pour bénéficier de cette richesse cynégétique sans pareil Le Grand livre Hachette de la chasse présente tous les modes de chasse adaptés à chaque gibier selon son territoire. A lire comme un guide pratique pour vivre les plaisirs forts de la chasse. Chasseur et chien forment un couple complémentaire. Un choix de coeur à confirmer en tenant compte du comportement, des performances, des qualités et des défauts de chaque race, sans oublier l'éducation et le dressage, l'alimentation et les soins. Le Grand livre Hachette de la chasse présente toutes les races de chiens de chasse : chiens d'arrêt, chiens courants, chiens leveurs, retrievers, chiens de terrier. Un fusil ou une carabine sont des outils qui doivent permettre au chasseur de tirer son gibier dans les meilleures conditions. Leur choix, leur utilisation et leur entretien répondent à des critères qu'il importe au chasseur de connaître. Le Grand livre Hachette de la chasse est indispensable pour une bonne connaissance de la maîtrise du tir de chasse. La chasse est un acteur du développement durable et gère la biodiversité, non seulement l'adaptation du niveau des populations de gibiers aux capacités des milieux en régulant l'accroissement par un prélèvement équitable mais encore peut être une chance pour les espèces menacées. A la suite de récentes études un nouveau chapitre a été ajouté sur le poids économique, social, culturel et environnemental de la chasse française et sur l'impact des activités bénévoles des chasseurs. L'écocitoyenneté est une réalité quotidienne au service de la vie des territoires. La valeur de ce don à la société a été quantifiée, connaître son détail est riche de sens.
Le Couëdic Daniel ; Texier Simon ; Voldman Danièle
Résumé : Victor, Robert et Pierre Lesage sont trois architectes actifs des années 1900 à nos jours. La saga qu'ils ont écrite illustre la constitution de la moderne profession d'architecte et l'évolution de la commande. Mais elle offre aussi des aperçus saisissants sur le XXe siècle et sa recomposition de la société. Rennais fixé à Paris, Victor inscrit en effet son existence dans un courant idéologique original : le solidarisme. La maison de la Mutualité, qu'il édifie dans le 5e avec son associé Charles Miltgen en 1931, en est l'expression et la récompense. Robert fait fructifier cet héritage durant la période de la Reconstruction, puis dans la réalisation d'ensembles de logements sociaux. Il est guidé lui aussi par des idéaux coopératifs. Pierre enfin prend son essor dans le courant de la loi d'orientation foncière de 1967.Préfigurant le projet urbain, il développe une méthode globale incluant les espaces publics, allant des études préalables à la conception architecturale puis au chantier. Cette capacité d'adaptation fait le succès de son agence, en France et à l'étranger. Ce voyage richement illustré, jalonné de projets et de réalisations majeurs, ne se cantonne pas dans le domaine bâti. L'action des Lesage auprès de l'émigration bretonne à Paris est éclairante, au moment où la cité est en proie à des tourments identitaires installant au premier plan la question du communautarisme.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.