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Philippe IV le Bel et les derniers Capétiens. 1268-1328
Le Clech Sylvie
TALLANDIER
26,27 €
Épuisé
EAN :9782235023153
Si les souvenirs que l'on garde du règne de Philippe IV le Bel sont nombreux et marquants, il y en a peu qui laissent une image flatteuse de ce roi. Souverain froid, distant, impitoyable, il est à juste titre surnommé " le roi de fer ". Mais, à la tête de la France de la fin du XIIIe et du début du XIVe siècle, qui n'a pas encore trouvé ses frontières définitives et dans laquelle le pouvoir royal se heurte à d'innombrables résistances, il fallait une personnalité forte. Ainsi s'expliquent les interminables conflits de Philippe IV contre Edouard Ier d'Angleterre, contre la Flandre, contre Boniface VIII... Confronté aux difficultés économiques héritées de ces luttes, Philippe prit aussi des mesures radicales et impopulaires : spoliation des biens des communautés juives et lombardes, manipulations et dévaluations des monnaies... La grande affaire des Templiers surtout, laisse de Philippe le Bel l'image d'un monarque cruel, voire criminel. Pourtant, Philippe IV fut un brillant administrateur, qui mit en place les structures d'un état moderne. Il fut aussi un grand roi, qui parvint finalement à soumettre ses vassaux révoltés, et un bon diplomate, qui sut éviter ce que ses successeurs immédiats ne purent empêcher : le début de la guerre de Cent Ans. Ebranlé par ses échecs, touché par le scandale de l'adultère de ses belles-filles, il mourut amer et désabusé. Ses trois fils, qui lui succédèrent sans descendance masculine, laissèrent finalement le trône de France à la dynastie des Valois.
Le nom de François Ier est associé à la date de 1515 et à la victoire de Marignan en Italie. Cette notoriété propulse le jeune roi dans le cercle très fermé des souverains prestigieux qui ont fait l'Europe de la Renaissance. Il est connu pour ses châteaux, les artistes et tableaux italiens qu'il a fait venir en France, dont Léonard de Vinci. François Ier est un personnage original qui ne se laisse pas enfermer dans les clichés réducteurs d'un autre temps. Son secret, c'est celui des métamorphoses que ce Protée connaît dans l'exercice de son métier de roi : depuis le jeune vainqueur de 1515 jusqu'à l'homme vieillissant, mais infatigable qui s'éteint en 1547. Il laisse derrière lui un espace géographique, politique, culturel, lui aussi métamorphosé. Il a cependant sous-estimé le phénomène majeur des affrontements religieux, ferment pour longtemps de la désagrégation du lien social dans le royaume de France et au-delà. L'ouvrage revient sur le parcours biographique du roi, l'héritage de ses prédécesseurs et fait la synthèse des nombreuses recherches qui lui ont été consacrées.
Au Moyen Âge, les établissements hospitaliers s'installent souvent près des lieux de culte. Au carrefour de l'imaginaire et du quotidien, la prise en charge des malades s'inscrit donc dans toute une thématique, médicale, religieuse et sociale. Réunissant des historiens, des archéologues et des anthropologues, cet ouvrage offre une vue d'ensemble sur la répartition géographique des établissements hospitaliers, la disposition de leurs bâtiments, leurs relations avec leur environnement, la vie quotidienne des malades, et bien sûr leur proximité avec la maladie et la mort.
Etienne Guillaume ; Le Clech Sylvie ; Carré Olivie
L'immigration constitue un paradoxe : à la fois invisible à plusieurs égards et hyper-visible depuis quelques décennies, notamment dans son traitement politique et médiatique. Partant d'objets du quotidien, évoquant souvenirs et parcours personnels, ce livre propose un itinéraire informatif et sensible à travers des témoignages d'individus déracinés. Par le biais d'un tel cheminement qui mène de l'invisible au visible et de l'intime au public, le lecteur appréhende le processus migratoire de l'intérieur.
Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Au cours de son voyage, il combine travail et plaisir: aux parties de chasse au gros gibier et expéditions touristiques, succèdent les rencontres avec des officiels, colons et chefs de tribus. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, décrivant du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle l'innocence et le charme des tribus qu'il rencontre tout en dénonçant les abus du colonialisme. Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya. Véritable oeuvre littéraire, ce texte n'avait jamais été traduit en français.
Société de pensée, ordre initiatique, association philosophique, communauté fraternelle ou simple réseau politique, la franc-maçonnerie demeure, pour beaucoup, environnée d'ombres, de secrets et de fantasmes. Née au début du XVIIIe siècle, d'une fondation britannique dont elle s'est affranchie très vite, la maçonnerie a su développer, en France, une identité originale et multiple. "Religion avortée" selon la formule du mathématicien Lagrange, attachée à des rites et des symboles plongeant dans un ésotérisme parfois déroutant, elle a aussi, et dans un même mouvement, fait place à l'esprit des Lumières en pratiquant les vertus du discours et de la raison critique. C'est pourquoi certains ont voulu y voir l'une des sources intellectuelles de la Révolution française. Au XIXe siècle, elle s'est résolument impliquée dans la vie sociale du pays, ce qui l'a conduite à exprimer des conceptions civiques et parfois politiques pour devenir, entre 1870 et 1940, une véritable "Eglise de la République". Au détour de la Seconde Guerre mondiale, après la terrible persécution subie sous l'Occupation, la franc-maçonnerie française, perdant peu à peu de son influence sur les lieux de pouvoir, s'est enfin définie jusqu'à nos jours comme une puissance morale, défendant la laïcité, la tolérance, la dignité humaine, la liberté de l'esprit. Première étude d'ensemble publiée sur ce sujet depuis une quarantaine d'années, ce livre va à la rencontre de ses pionniers, de ses héros comme de ses adeptes obscurs, en découvrant ses hauts faits comme ses petites misères, ses fulgurances comme ses moments les plus faibles, ses rêves inachevés comme ses accomplissements. C'est en effet de cette mosaïque inimaginable qu'est composée son histoire presque trois fois séculaire.
Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen: les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.Sir Steven Runciman (1903-2000), professeur à Cambridge, a été l'un des plus grands médiévistes du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur le monde méditerranéen, dont Le Grand Schisme d'Orient (Les Belles Lettres, 2005) et l'Histoire des croisades (Tallandier, 2006).
Goebbels Joseph ; Canal Denis-Armand ; Thiérard Hé
Son nom est synonyme de mensonge et de manipulation. Joseph Goebbels (1897-1945), propagandiste en chef du Parti et de l'État nazis, artisan de la guerre totale et ultime dauphin de Hitler, passe pour le Diable en personne.Ce «monstre» a tenu son journal de 1923 à 1945 : un document unique en son genre, témoignage exceptionnel de l'intérieur du nazisme. Ce livre présente au public français 860 journées des années 1923-1933. Il fait suite au volume 1943-1945 et précède deux volumes sur la période 1933-1942, à paraître en 2007. Ces passages sont presque tous inédits, car issus de l'édition allemande des plaques de verre conservées à Moscou et éditées depuis 1992 par l'Institut d'histoire contemporaine de Munich.Le Journal témoigne d'abord de l'ascension d'un criminel, emblématique de la montée du nazisme. À 26 ans, Goebbels est un auteur raté, qui vit aux crochets de son père. À 35 ans, il est le plus jeune ministre de l'histoire de l'Allemagne. C'est un homme extrême, complexe, mais aussi d'une effrayante banalité. Il célèbre la vie et aspire à la mort. Il s'apitoie sur son sort et rêve d'extermination. Le pied-bot, le fils à sa maman (il écrit : «Mère est si gentille avec moi», comme il dira plus tard : «Hitler est si gentil avec moi»), ce pédant anti-intellectuel, se voit en «guerrier déchaîné» d'une foi nouvelle, en poète néoromantique (ses vers médiocres en témoignent), en «fanatique de l'amour». Ses jugements littéraires et cinématographiques sont d'une éprouvante nullité.Le Journal souligne les contradictions du nazisme, amalgame invraisemblable de racisme, de nationalisme et de conscience sociale. Goebbels en est le porteur. Il est entré à l'aile gauche du Parti, celle des frères Strasser, pour qui capitalisme et «juiverie» étaient un seul et même ennemi. Il se voit en émancipateur des travailleurs, en Robespierre ou mieux, en Marat, mais il accepte l'argent et la société des patrons. Il appelle au meurtre des communistes et des socialistes, mais il dévore les Mémoires de Bebel et s'indigne que Marx, dans Le Capital, montre si peu de compassion pour le sort des ouvriers anglais. Il aime la brutalité plébéienne des SA, mais il écrase leur révolte en 1930, comme il approuvera la Nuit des longs couteaux.Le Journal, enfin, dépeint la mort d'une démocratie. L'acharnement politique en est tout autant responsable que le contexte économique ou politique. Goebbels parcourt sans trêve l'Allemagne entière, il quadrille la société allemande, des princes déchus aux chômeurs. Il allie les campagnes de presse agressives (son journal s'intitule Der Angriff, L'Attaque), les meetings soigneusement orchestrés, les violences contre les Rouges, les Roses, les Juifs. Il fait d'Hitler, «Chef» (en français dans le texte) d'un petit mouvement, le Führer d'une nation.Ce livre est une leçon d'histoire pour le présent. Ou comment un peuple hautement civilisé, vivant en démocratie, s'est jeté volontairement dans les bras d'hommes déterminés mais ordinaires, porteurs d'une idéologie meurtrière mais non sans faille.