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Les loisirs en espace agricole. L'expérience d'un espace partagé
Le Caro Yvon
PU RENNES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782753504981
L'espace agricole c'est d'abord des agriculteurs, mais il est aussi utilisé par les habitants locaux, par les visiteurs (en particulier des villes voisines) et par les touristes, pour exercer des loisirs tels que les promenades pédestres, équestres ou en VTT, la chasse, la pêche ou la cueillette. En un même lieu, l'agriculteur habite et travaille, le promeneur ou le chasseur circulent et se récréent. A l'échelle des territoires comme à l'échelle des parcelles, cela illustre et questionne la multifonctionnalité de l'espace agricole. Pour les individus, cela entraîne des contacts directs, et ces rencontres entre agriculteurs et usagers peuvent mettre leur tolérance à l'épreuve. Plus généralement, la fonction récréative de l'espace agricole concourt-elle à l'utilité sociale des agriculteurs ? Joue-t-elle un rôle significatif dans la qualité de vie des citoyens?. L'ouvrage, qui porte à la connaissance du public les résultats d'une décennie de recherches, balaie quelques idées reçues. Non, ce ne sont ni les touristes, ni les citadins qui fréquentent le plus l'espace agricole français, mais ce sont d'abord les habitants du coin ! Non, la fonction récréative n'est pas l'apanage des espaces agricoles montagnards, c'est au premier chef une fonction sociale essentielle des régions agricoles intensives du grand Nord-Ouest et des périphéries urbaines! Non, le droit de propriété n'est pas suffisant pour comprendre les règles d'usage, car il est mâtiné de tolérance et de jeu... Contrairement au tourisme à la ferme, les loisirs en espace agricole concernent quasiment toutes les exploitations, et les deux tiers de la population. Ils permettent aux agriculteurs et aux usagers, autour de valeurs comme le travail, la nature, la propriété, de construire une expérience de l'altérité dans un espace agricole effectivement partagé, hybridé d'espace privé et d'espace public. S'appuyant sur une connaissance précise du terrain et un faisceau d'enquêtes en Ille-et-Vilaine, l'auteur illustre de cartes originales la cohabitation entre loisirs et agriculture à l'échelle du parcellaire, et montre que les agriculteurs, en régulant les usages, construisent un assolement récréatif de leur exploitation. Il explique pourquoi les nombreuses gênes ressenties par les uns ou les autres se résolvent généralement en accords informels, et rarement en conflits ouverts. Avec une ouverture pluridisciplinaire, il développe les fondements géographiques de ces interactions sociales. L'ouvrage s'adresse aux médiateurs territoriaux et animateurs de territoires, aux chercheurs, enseignants, aménageurs et étudiants qu'intéresse une réflexion de fond sur la multifonctionnalité et le partage de l'espace (bien au-delà du seul espace agricole), mais aussi aux usagers des loisirs et aux agriculteurs qui souhaitent mieux maîtriser la dimension territoriale de leurs pratiques. . . Yvon Le Caro, agronome de formation, a été conseiller puis enseignant en économie agricole.. Depuis 1992, cherchant à élargir sa compréhension du monde rural, il mène des recherches en. géographie sociale au sein de l'UMR CNRS 6590 ESO Espaces et sociétés . Depuis 2005, il est enseignant-chercheur à l'université Rennes 2. Il signe ici son premier ouvrage. Avec Philippe Madeline et Geneviève Pierre, il a dirigé Agriculteurs et territoires, entre productivismes et exigences territoriales , publié aux PUR dans la collection Espace et territoires .
Si les divergences principales entre l'Orthodoxie et les confessions occidentales sont aujourd'hui connues d'un assez large public, leurs racines et leurs implications dans la vie spirituelle sont souvent ignorées. C'est cette lacune que vient compléter le présent ouvrage. Le père Placide pointe également du doigt "les fautes de mystique" du christianisme occidental - selon le pressentiment de Péguy -, tout en soulignant certaines convergences avec l'Orthodoxie. C'est aussi une histoire spirituelle succincte de la France, vue par un orthodoxe et une réflexion profonde et ouverte sur les problèmes actuels de l'Eglise orthodoxe. La sincérité et la profondeur de la démarche du père Placide, sa connaissance approfondie de la tradition spirituelle et théologique occidentale, et son expérience de l'Orthodoxie vécue en son coeur donnent à sa parole une autorité unique.
Résumé : Grands et petits gibiers de plaine, gibiers d'eau, oiseaux de passage, gibiers de montagne, sans oublier les prédateurs et les déprédateurs, le Grand livre Hachette de la chasse apporte une réponse à une question que se posent tous les chasseurs : quelle est la situation, par espèce, des populations de gibier en France susceptible d'assurer une chasse durable ? La passion de la chasse requiert de bien connaître les caractéristiques de chaque gibier. Le Grand livre Hachette de la chasse apprend à les identifier, à connaître leurs moeurs, leurs modes de vie, leur reproduction, leurs biotopes et leurs habitats. En France, la variété des paysages et de milieux a pour conséquence celle des gibiers. Pour bénéficier de cette richesse cynégétique sans pareil Le Grand livre Hachette de la chasse présente tous les modes de chasse adaptés à chaque gibier selon son territoire. A lire comme un guide pratique pour vivre les plaisirs forts de la chasse. Chasseur et chien forment un couple complémentaire. Un choix de coeur à confirmer en tenant compte du comportement, des performances, des qualités et des défauts de chaque race, sans oublier l'éducation et le dressage, l'alimentation et les soins. Le Grand livre Hachette de la chasse présente toutes les races de chiens de chasse : chiens d'arrêt, chiens courants, chiens leveurs, retrievers, chiens de terrier. Un fusil ou une carabine sont des outils qui doivent permettre au chasseur de tirer son gibier dans les meilleures conditions. Leur choix, leur utilisation et leur entretien répondent à des critères qu'il importe au chasseur de connaître. Le Grand livre Hachette de la chasse est indispensable pour une bonne connaissance de la maîtrise du tir de chasse. La chasse est un acteur du développement durable et gère la biodiversité, non seulement l'adaptation du niveau des populations de gibiers aux capacités des milieux en régulant l'accroissement par un prélèvement équitable mais encore peut être une chance pour les espèces menacées. A la suite de récentes études un nouveau chapitre a été ajouté sur le poids économique, social, culturel et environnemental de la chasse française et sur l'impact des activités bénévoles des chasseurs. L'écocitoyenneté est une réalité quotidienne au service de la vie des territoires. La valeur de ce don à la société a été quantifiée, connaître son détail est riche de sens.
Buisson Sylvie ; Le Diberder Anne ; Boivineau Caro
Protagoniste de la bohème des Montparnos, artiste de premier plan de ce que l'on a appelé plus tard l'Ecole de Paris, touche-à-tout génial, Léonard Foujita mourait il y a très exactement cinquante ans. Celui qui fut une des grandes figures du Montparnasse des Années folles compte parmi les grands noms de l'art moderne, aux côtés de ceux de Modigliani et de Soutine, ses deux amis les plus proches, de Chagall, de Zadkine et de tous ceux qui firent de cette période extraordinairement féconde de l'histoire de l'art une sorte de néo-Renaissance. Le jeune homme arrive à Paris en 1913. Rompu à la technique picturale occidentale enseignée à l'Ecole des beaux-arts de Tokyo, il élabore très tôt une synthèse remarquable entre les traditions issues de son pays natal et l'art moderne européen en pleine émergence. Très vite remarqué par de grands galeristes et marchands, ainsi que par ses pairs, de Renoir à Picasso, celui qui se dépeint lui-même comme "le plus japonais des Parisiens et le plus parisien des Japonais" fascine avec son allure de dandy excentrique et ambigu. Mais, derrière le noceur invétéré, figure emblématique du Paris des Années folles, se cache un travailleur acharné qui laissera derrière lui une oeuvre considérable.
Le Caro Yvon ; Madeline Philippe ; Pierre Genevièv
Après avoir longuement scrute les transformations de l'agriculture et ses conséquences sur les espaces ruraux, les chercheurs en sciences humaines et sociales s'interrogent désormais sur les ressorts d'un avenir agricole post-productiviste. Quelle agriculture encourage-t-on à travers la constitution de nouveaux territoires? Peut-on contrecarrer la course à l'agrandissement et à la productivité? L'agriculture et les agriculteurs sont investis d'attentes multiples qui dépassent la fonction productive: qualité des paysages, de l'environnement et de la vie. Or, ces exigences s'ajoutent à des contraintes fortes dans une profession très administrée, même si tous ne connaissent pas le même niveau de dépendance aux politiques publiques. Face aux attentes en perpétuelle évolution, les pratiques des agriculteurs ne s'inscrivent pas dans la même temporalité. En fonction des types d'espaces agricoles, des structures d'exploitation, de l'éventail des productions pratiquées, des politiques publiques et de l'histoire récente vis-à-vis de la logique productiviste, les capacités d'adaptation et d'évolution varient. Si l'étude des porteurs de projets innovants retient notre attention, l'ouvrage s'attache à saisir aussi les tendances de fond qui mobilisent la majorité des agriculteurs. Dans ce contexte, de quelle reconnaissance sociale bénéficient les agriculteurs et pour quel niveau de vie? Comment des demandes sociales multiformes, voire contradictoires et même conflictuelles peuvent-elles être assurées par des agriculteurs de moins en moins nombreux? Quelle place prennent-ils, quelle place leur donne-t-on dans les projets de territoire et dans les instances de décision? A l'évidence, la présence des agriculteurs dans l'espace et la société est porteuse d'enjeux territoriaux majeurs qui débordent largement la seule sphère agricole. Biographie de l'auteur Yvon Le Caro est maître de conférences à l'université Rennes 2 Haute-Bretagne. Au sein du laboratoire RESO (UMR CNRS 6590 ESO), il vient de publier Les loisirs en espace agricole. L'expérience d'un espace partagé, PUR. Il poursuit des recherches sur la médiation spatiale entre agriculteurs et non-agriculteurs. Philippe Madeline est maître de conférences à l'université de Caen. Ses travaux effectués au sein du CRESO (UMR CNRS 6590 ESO) portent sur les politiques publiques agricoles et rurales. Il co-dirige le pôle "Société, environnement et espaces ruraux" à la Maison de la Recherche en Sciences Humaines de l'université de Caen Basse-Normandie. Avec Jean-Marc Monceau, il a publié Acteurs et espaces de l'élevage du XVIIe au XXIe siècle (Bibliothèque d'Histoire rurale). Geneviève Pierre est maître de conférences à l'université d'Angers. Ses recherches effectuées au sein du CARTA (UMR CNRS 6590 ESO) portent sur les politiques agricoles et leurs implications territoriales, l'agriculture et les projets de territoires. En 2004, elle a publié Agriculture dépendante et agriculture durable, la PAC et les plateaux du Sud-Est du Bassin parisien (Publications de la Sorbonne).
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.