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Mathurin Méheut
Le Brun Dominique
TELEGRAMME
5,00 €
Épuisé
EAN :9782848332918
HISTOIRED'UNE VOCATION...Mathurin Méheut est né le 21 mai 1882 à Lamballe, au n° 15 de la rue Notre-Dame, dans la partie haute de cette pittoresque petite ville de l'actuel département des Côtes-d'Armor. Sa mère y tient l'auberge de la Tête-Noire, et son père, menuisier, possède un atelier où travaillent une dizaine d'ouvriers et d'apprentis. Cela comptera énormément dans la vocation de ce fils unique. Enfant, il se plaît à jouer dans la menuiserie où tout se travaille à la main. Il s'amuse avec des chutes de bois dont il intègre la couleur, le grain, le poids, si différents selon les essences; il s'enivre des parfums qui montent de la sciure et des copeaux; il s'émerveille de voir comment, sous les gestes précis des compagnons, les planches brutes se transforment en objets finis. Il perçoit la satisfaction des ouvriers devant l'oeuvre achevée et parfaite. Lui-même apprend à scier net et droit; à guider, d'une force contrôlée, la varlope dont il sait régler la lame avec précision. Ainsi Mathurin Méheut s'imprègne-t-il de la poésie et de la richesse de l'artisanat, qui tiendra une telle place dans son oeuvre. Et point n'est besoin de lui signifier que tout métier s'apprend, y compris celui d'artiste.Les premières esquissesSi le travail des menuisiers le fascine, dès son plus jeune âge, c'est le dessin qui le passionne: il ressent un besoin irrésistible de reproduire tout ce qu'il voit. Les lieux authentiques de la ville haute de Lamballe, tout d'abord, comme la rue Notre-Dame donnant sur la place du Martray dont la maison dite du Bourreau - qui abrite aujourd'hui le musée Mathurin-Méheut-est la plus belle d'une série de maisons à colombages. Mais le garçon s'essaie aussi à représenter les animaux du marché, et les gens qu'il croise... Plus grand, dès que l'occasion s'en présente, en compagnie de son cousin germain Claude Avril ou de son demi-frère Louis Boschat, il parcourt les alentours de Lamballe, à la recherche de sites pittoresques. Ils vont de plus en plus loin, à pied, se lançant dans de folles expéditions dont ils rentrent épuisés, souvent la nuit tombée. Tel est leur enthousiasme!Au plus près du sujetToute sa vie, Mathurin Méheut restera un inlassable randonneur, toujours en quête de lieux et de personnes à représenter. Son enfance passée en compagnie de travailleurs manuels lui aura donné la qualité rare de savoir se faire accepter par chacun, quel que soit son milieu. Marins, paysans, artisans au travail, femmes en costumes traditionnels dans les pardons bretons, militaires en permission... toutes les personnes qu'il croque ressentent que ce dessinateur n'est pas un voyeur mais qu'il appartient à leur monde. Malgré cela, la plupart du temps, Mathurin Méheut se dissimule pour dessiner. Mais peut-être simplement partage-t-il la modestie de ses sujets? Il fait cependant poser, mais seulement lorsque c'est nécessaire; afin de fixer les détails des broderies d'un costume, par exemple. En dehors de son don pour le dessin, le miracle est que Mathurin Méheut ait perçu la beauté de son quotidien, trouvant l'inspiration chaque jour et partout. Très tôt il a appris à déceler ce que les autres ne voient pas.Peintre... en bâtimentLe jeune Mathurin a quatorze ans lorsqu'il déclare à ses parents qu'il a l'intention de consacrer sa vie à la peinture, et que pour cela, il veut entrer à l'école des beaux-arts de Rennes. Il faut bien imaginer ce que cette demande signifie, à une époque où le baccalauréat lui-même relève de l'exceptionnel. Pensant lui offrir une alternative acceptable, ils lui proposent de quitter l'école pour entrer en apprentissage chez un artiste peintre de Lamballe. Il faut prendre le mot au sens où il se comprend à l'époque. Chez Guernion, il apprend à broyer les couleurs, il s'initie à l'art de dessiner des lettres en relief et de peindre faux marbres et imitations de vernis. Bon fils, Méheut fait preuve de bonne volonté. Il a reçu en héritage le sens de l'ouvrage qui ne peut être que parfait et il lui est impossible de faire autrement. Toute sa vie, Mathurin Méheut sera un travailleur acharné.
Résumé : "Serait-on citoyen si l'on ne préférait la satisfaction d'être utile à l'honneur d'être admiré ?". La vie de Louis Antoine de Bougainville (1729-1811) est un roman d'aventures. Militaire loyaliste, il a tout connu : les salons de la Pompadour ; la guerre au Canada en compagnie des Iroquois ; la création d'un établissement français aux îles Malouines ; le fameux voyage d'exploration scientifique rapporté dans Voyage autour du monde ; la préparation d'une expédition vers le pôle Nord ; le commandement du port de Brest tenu par les comités révolutionnaires ; l'emprisonnement sous la Terreur, échappant de peu à la guillotine, pour recevoir ensuite les plus grands honneurs de la République. Fait comte d'Empire par Napoléon, il dirigera, peu de temps avant sa mort, la commission chargée d'étudier l'intérêt, pour la marine de guerre, du premier sous-marin de l'histoire... et donnera son nom à la fleur violette du bougainvillier.
28 itinéraires pour découvrir une vingtaine de châteaux et plusieurs cités historiques ; pour traverser dix forêts domaniales, une demi-douzaine de parcs et de bois ; pour marcher le long de la Seine, de la Marne, de l'Oise et de plusieurs affluents ; pour saluer un certain nombre de villages qui donnent la sensation que le temps s'y écoule moins vite qu'ailleurs... En moins d'une heure de RER, de train ou de voiture, on oublie la capitale !
En une trentaine de petits récits, l’auteur propose d’interroger les mythes et légendes qui entourent le monde de la mer (le voyage d’Ulysse, le premier tour du monde par Magellan, le Triangle des Bermudes,…), pour en dégager les vérités historiques qui souvent les inspirent. Un voyage temporel, qui commence dans la nuit des temps et prend fin au XIXème siècle, à lire les orteils en éventail, avec vue sur mer.
Bien connue, croit-on, est l'histoire de la conquête du pôle Nord. Et pourtant... Le mot même est ambigu : conquête géographique ou conquête guerrière ? Les étapes de la progression des conquérants méritent un examen critique, auquel se livre ici Dominique Le Brun, spécialiste d'histoire et de littérature maritimes. On découvre ainsi que les noms qui ornent les cartes de l'océan Arctique ne sont pas toujours ceux des hommes qui ont réellement agi ? celui de Barents, par exemple, cache celui du Français Balthazar de Moucheron. On apprend qu'un mythe soigneusement entretenu, celui de " la mer libre du pôle ", a poussé les Etats à investir dans des expéditions coûteuses et mortelles. On s'étonne des prolongements de la querelle à la fois politique, financière et idéologique (voire raciale) qui opposait et continue d'opposer les partisans des deux expéditions Cook et Peary. On comprend que les exploits arctiques de l'Etat soviétique naissant étaient destinés, en fait, à ouvrir la route des goulags... Et l'on en arrive à constater que, aujourd'hui, près de 50% des territoires arctiques sont limitrophes de la Russie de Vladimir Poutine. Une longue histoire dont on se demande parfois si elle n'est pas la chronique d'une catastrophe annoncée.
Résumé : Parce qu'une cuisine de qualité est la garantie d'une croisière réussie, ce livre de recettes propose près de 70 entrées, plats ou desserts adaptés à la navigation. Des conseils et des astuces permettent de bien gérer l'approvisionnement à bord, de préparer des conserves "maisons" à emporter et même de faire du pain frais chaque jour tout en restant dans un budget raisonnable. Salades, tartes salées, plats en sauce ou en gratin ainsi qu'une grande variété de desserts sont réalisables à bord d'un voilier avec un minimum d'équipement et une petite cuisine, à condition d'être bien organisé et gourmand ! L'ensemble de l'équipage appréciera.
Comment résister au bonheur d'une escale ? En ce début de l'été, cap vers l'Île de Noirmoutier pour les peintres de la Marine. Onze d'entre eux se sont retrouvés en villégiature lors de cette halte insulaire croquant avec bonheur hameaux et villages, Barbâtre, l'Epine, la Guérinière et Noirmoutier-en-l'Île, s'arrêtant tour à tour dans les marais, au pied des moulins, le long des plages ou dans les dunes, au passage du Gois, dans les chantiers navals, le cimetière marin, à l'ombre des bois... Neuf peintres, un graveur et un photographe brossent avec talent un portrait sans cesse renouvelé de cette fille de l'Atlantique, escale des peintres depuis la fin du 19e siècle. Je viens de Noirmoutier, c'est un coin admirable, beau comme le midi mais avec une mer autrement belle que la Méditerranée déclarait avec enthousiasme Auguste Renoir en excursion au bois de la Chaise en 1892. Nul n'a oublié cette célèbre phrase et la ballade picturale des peintres de la Marine chante une fois encore les couleurs, les harmonies, les images de cette dame du vent et de la mer. Cet ouvrage vous invite à emprunter le regard des peintres pour découvrir ou redécouvrir l'Île de Noirmoutier.
Résumé : La vie et l'oeuvre de Sébastien le Pestre Vauban concepteur de génie dont les oeuvres architecturales et militaires ont traversé les siècles et ont été pour certaines classées au patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Les principales défenses maritimes édifiées par Vauban sur les côtes de France : Dunkerque, Saint-Vaast-la-Hougue, Camaret, Port-Louis, Fouras, Socoa, Antibes... Chaque forteresse est illustrée des magnifiques photographies de Camille Moirenc.
Avant-proposMathurin Méheut a été l'illustrateur de véritables encyclopédies naturalistes qui ont marqué le début de sa carrière: Études d'animaux en 1911, Étude de la mer et Encyclopédie artistique et documentaire de la plante en 1913, puis plus tard Étude de la forêt en 1927 et enfin La plante exotique en 1931. Pour ces travaux qui lui ont demandé une réelle approche scientifique, il a su s'entourer d'universitaires et de spécialistes. En ce qui concerne la vie marine, tant à Roscoff qu'à Honolulu, il a pu saisir les traits caractéristiques des espèces grâce à ses connaissances scientifiques, acquises auprès des zoologistes et des algologues. Les illustrations naturalistes sont une aide précieuse au scientifique car elles lui permettent de communiquer son savoir auprès du public. Mais les interprétations esthétiques des espèces ne répondent pas seulement à la curiosité de chacun, elles permettent d'aborder des concepts scientifiques très sophistiqués, comme cela a pu être le cas au sujet de la biodiversité avec l'Étude de la mer. L'esthétisme peut aider à la compréhension des structures de toutes dimensions et ainsi faciliter une démarche scientifique soucieuse de la description du vivant. Selon Lévy-Leblond «l'art n'est pas la science», mais c'est bien en mettant en évidence «leurs singularités et leurs différences» que l'art et la science peuvent s'enrichir mutuellement. La science, dans sa démarche, a pour but la recherche de la vérité, mais passé cette notion, il faut souligner qu'il existe aussi du beau dans la science. Ce n'est pas un caractère exclusif de l'art.L'architecture du vivant montre bien que les structures sont basées sur des principes simples de symétrie et qu'il peut être fait appel à des caractères géométriques pour les décrire. Le premier travail de Méheut à Roscoff a été de découvrir l'anatomie et la morphologie des espèces basées sur des types de symétrie différents. Ces observations lui servant de point de départ, il a pu ensuite s'en inspirer pour développer sa propre création artistique, dépassant la stricte illustration naturaliste des espèces ou des habitats. Ses croquis réalisés sur le terrain ou face aux aquariums ont nourri toute sa carrière. À partir d'une étude comportementale précise de certaines espèces, il parvient à les représenter de façon stylisée. Il développera ainsi peu à peu son art de décorateur, sous des formes très variées: illustrations d'ouvrages littéraires, céramiques, sculptures, décors. Dans le travail de Méheut en tant que décorateur marin, la recherche de la vérité domine. Les relations entre les espèces représentées semblent harmonieuses. Les compositions reposent sur des rapports entre proies et prédateurs qui existent nécessairement pour qu'un fonctionnement correct du système perdure. En tentant de décrypter scientifiquement le travail de décorateur de Méheut, il apparaît évident que l'artiste a su développer et maintenir un chassé-croisé entre l'art et la science tout au long de sa vie. Dans ce contexte, Méheut peut être considéré comme un passeur entre l'art et la science: c'est à la démonstration de cette affirmation que s'attache cet ouvrage.