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Les châteaux de la subversion. Suivi de Soudain un bloc d'abîme, Sade
Le Brun Annie
GALLIMARD
18,00 €
Épuisé
EAN :9782070438297
Voici rassemblés deux ouvrages majeurs qui aident à redéfinir ce qu'est la littérature. Dans Les châteaux de la subversion, Annie Le Brun explore les paysages imaginaires du roman noir de la fin du dix-huitième siècle et dévoile ce qui s'est mis en place à travers leur inquiétante dramaturgie. Sans doute n'aimons-nous que les énigmes. "Faut-il donc que les formes, les lieux, les êtres qui nous retiennent le plus, soient ceux qui livrent le moins leur secret et masquent le mieux le cours de notre vie? Comme si chaque séduction se déployait en écran où reviendraient toujours se jouer, en se jouant de nous, nos rares raisons d'exister." De fait, le roman noir, cette aberrante muraille d'ombre barrant le paysage des Lumières, pose encore des questions que notre époque ne veut pas ou ne sait pas poser. Echappant au temps qui les a vus naître, ces livres, inactuels comme la nuit d'où ils viennent, n'ont cessé de dériver au-devant de l'avenir. Ainsi est-ce de leur décor, dont le romantisme va émerger, que Sade prend possession, tout s'en distinguant absolument. Car, contrairement à ce que la plupart ont pensé, ce n'est pas une philosophie, ni un discours et encore moins une écriture que le marquis a inventés, mais un nouvel espace mental. Véritable "bloc d'abîme" qui, échappant toujours aux commentaires et interprétations qui se succèdent depuis son apparition, garde intacte sa violence poétique originaire, pour n'en pas finir de menacer les édifices de la raison raisonnante jusque dans leur fondement. En le révélant dans sa lumière propre, Annie Le Brun nous le découvre, tel qu'en lui-même enfin...
Bon vent, mal vent, je vous présente la Mariée du Vent. Qui est la Mariée du Vent? Sait-elle lire? Sait-elle écrire le français sans fautes? De quel bois se chauffe-t-elle? Elle se chauffe de sa vie intense, de son mystère, de sa poésie. Elle n'a rien lu, mais elle a tout bu. Elle ne sait pas lire. Pourtant, le rossignol l'a vue, assise sur la pierre du printemps, en train de lire. Et bien qu'elle lût en silence, les animaux et les chevaux l'écoutaient avec admiration. C'est qu'elle lisait La Maison de la peur, cette histoire écrite dans un langage beau, vrai et pur. Biographie: Leonora Carrington, née en 1917, peintre et écrivain anglaise devenue mexicaine, a été célébrée par le grand écrivain Octavio Paz, qui voyait en elle "une somnambule échappée d'un poème de Yeats", et André Breton l'a parée des deux dons que Michelet attribuait à la sorcière: celui de "l'Illuminisme de la folie lucide" et "la sublime puissance de la conception solitaire".
Le présent volume rassemble une trentaine de textes très divers d?Annie Le Brun. Constitué d?une vingtaine de chroniques libres parues dans la Quinzaine littéraire entre 2001 et 2007 et d?une dizaine d?autres écrits (préfaces, contributions à des colloques et des catalogues d?exposition, etc.), Ailleurs et autrement balaie un spectre très large. Des observations sur la langue des médias (« Langue de stretch ») côtoient des réflexions sur l?alimentation (« Gastronomie: qui mange qui? »), une tentative de réhabiliter des auteurs oubliés tels Éric Jourdan ou François-Paul Alibert (« De la noblesse d?amour ») alterne avec des attaques contre le « réalisme sexuel » et l?appauvrissement de nos horizons littéraires et culturels. Des expositions vues et des livres lus, souvent des rééditions d?oeuvres rares, alimentent une pensée en perpétuel mouvement qui s?intéresse autant à des figures comme José Bové (« La splendide nécessité du sabotage »), à la déforestation en Amazonie, la lingerie de Chantal Thomass ou encore les céréales transgéniques. Annie Le Brun puise le plus souvent ses références dans le surréalisme ou encore dans l?oeuvre d?Alfred Jarry pour mieux se moquer du ridicule de notre temps et s?insurger contre les insuffisances de notre société, et elle le fait avec un esprit critique aiguisé qui ne manque jamais d?humour. Son envie d?en découdre avecles modes intellectuelles de notre époque s?exprime avec panache, et ce petit volume devrait par conséquent ravir tous ses lecteurs.
À plusieurs reprises, on s'est déjà intéressé aux jeux de l'ombre et de la lumière chez Victor Hugo comme à son activité graphique indissociable du noir de l'encre. Mais sans doute n'a-t-on pas mesuré quelle puissance génératrice a chez lui l'obscur qui semble être l'équivalent d'une matière noire, tout aussi déterminante dans son oeuvre littéraire que dans son oeuvre graphique. Jusqu'à lester l'une et l'autre d'une gravité inédite qui les travaille pareillement de l'intérieur. S'ensuivent ce que j'appelle les arcs-en-ciel du noir irradiant pour mieux la déployer une inimaginable palette de thèmes et de points de vue qui paradoxalement apparaissent à cette nouvelle lumière venue des profondeurs pour redessiner le paysage poétique, dramatique, social, politique... c'est-à-dire l'horizon tout entier. Si cette exposition a pour objet de faire apparaître quelle interaction décisive s'opère chez Hugo entre ce qui s'écrit et ce qui se dessine, elle se propose aussi de montrer de quelle façon celui-ci revient continuellement à cet élément noir comme à autant de répliques souterraines de l'arc-en-ciel pour y puiser sa force de transfiguration à l'origine d'une "énormité poétique" qui n'a pas fini de nous sidérer. Cet ouvrage est publié à l'occasion de l'exposition du même titre qui se tiendra à la Maison Victor Hugo du 15 mars au 19 août 2012. L'exposition, réalisée exclusivement à partir du fonds de la Maison de Victor Hugo à Paris et d'Hauteville House à Guernesey, présente quelque quatre-vingt dessins de l'écrivain, des illustrations contemporaines que ses oeuvres ont suscitées, ainsi que des lettres (de Lautréamont, Baudelaire, Louise Michel...), objets et documents divers.
C'est la guerre. Une guerre qui se déroule sur tous les fronts et qui s'intensifie depuis qu'elle est désormais menée contre tout ce dont il paraissait impossible d'extraire de la valeur. S'ensuit un nouvel enlaidissement du monde. Car, avant même le rêve ou la passion, le premier ennemi aura été la beauté vive, celle dont chacun a connu les pouvoirs d'éblouissement et qui, pas plus que l'éclair, ne se laisse assujettir. Y aura considérablement aidé la collusion de la finance et d'un certain art contemporain, à l'origine d'une entreprise de neutralisation visant à installer une domination sans réplique. Car beauté et laideur constituent des enjeux politiques. Dans sa quête éperdue de Ce qui n'a pas de prix, Annie Le Brun se livre à une impitoyable critique des mécanismes par lesquels la violence de l'argent travaille à asservir notre vie sensible. Annie Le Brun est poète et essayiste. Elle a participé aux dernières années du mouvement surréaliste français et a publié de nombreux ouvrages sur l'art, dont Un espace inobjectif (Gallimard, 2019) et, en collaboration avec Juri Armanda, Ceci tuera cela (Stock, 2021).
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.