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Mes années cabossées (1945-1957)
Le Bobinnec Chantal
PARIS
14,00 €
Épuisé
EAN :9782846212021
Dans Ma drôle de guerre à 18 ans et dans Gen Paul à Montmartre, Chantal Le Bobinnec avait raconté son passé tumultueux. Mais demeurait une zone d'ombre entre son retour d'Allemagne en 1945 et sa rencontre, dans les années 1950, avec le peintre Gen Paul et sa bande. Après les années de l'Occupation et de la guerre, voici les années grises, années de pénurie où la France a froid et faim. Cabossée par la vie, n'ayant ni métier ni relations, Chantal tente de survivre. Les petits boulots vont se succéder, rebutants, mal payés : laveuse et peigneuse de queues de cheval, manutentionnaire en tout genre... S'y ajoutent un climat de jalousie entre employées, mais aussi les privautés que s'arrogent patrons et contremaîtres. Se loger n'est pas simple non plus. C'est souvent une chambre d'hôtel au confort spartiate. Quant à la nourriture, c'est une idée fixe à une époque où les tickets de rationnement ont toujours cours. Les loisirs se réduisent à une séance de cinéma où l'on cherche un semblant d'intimité. Mais les galants sont rares, peu fortunés, les liaisons fugaces et sans lendemain : Marcel, baptisé " Gros Nounours ", " le Grizzli ", Michel, un homosexuel, Lucien, Ramon... Dans une telle situation, comment bâtir un projet de vie, élever un enfant ? D'où la peur des grossesses intempestives qu'on doit assumer tant bien que mal. Pourtant, tout n'est pas désespéré et Chantal, forgée aux épreuves, reste incorrigiblement optimiste. Pour éclairer son quotidien monotone, elle apprend la guitare, rencontre Alexandre Lagoya et Ida Prestli et, par leur entremise, découvre Le Lapin agile, et bientôt Gen Paul. Montmartre, dès lors, est son oxygène, son refuge, dont elle donne, au final, quelques savoureux tableaux.
Si Chantal connut une enfance heureuse, notamment auprès de sa grand-mère maternelle, sa jeunesse va très vite s'avérer difficile. Dévoré par la passion du jeu, son père engloutira la dot maternelle, ce qui entraînera la séparation des parents. Ballottées, Chantal et sa s?ur Mathilde grandissent sans véritable vie familiale, leur mère se consacrant à son école d'équitation et la compagne de leur père ne les appréciant guère. Leur tante les recommande à une assistante sociale qui les place dans une institution religieuse, en réalité une maison de correction. Quand leur mère les en arrache, c'est pour les entraîner en Allemagne où elle s'est portée travailleuse volontaire. Fin 1942, elles se retrouvent à Bad Cannstatt, dans la banlieue de Stuttgart, et sont embauchées à l'usine Rossler. Chantal y découvre les baraquements des prisonniers russes, polonais, ukrainiens, français, la promiscuité, la quête de nourriture, les jalousies, l'amitié, les premiers flirts. Mais bientôt les bombes s'abattent sur l'Allemagne. C'est le moment que choisit leur fantasque de mère pour regagner la France, en laissant ses filles en otages. Dortmund, Cologne, Düsseldorf, Hambourg, Hanovre, Francfort, Berlin... les unes après les autres, les villes s'embrasent, et quand Stuttgart est frappée encore une fois, Chantal doit apprendre à survivre au milieu des ruines et des morts. En 1944, leur mère revient, abandonnant la France qui se libère, car elle craint des représailles. Elle gagne l'Autriche, tandis que Chantal, fuyant les combats, décide de rentrer en France avec Marc, son compagnon de travail. Empruntant des trains de marchandises, ils arrivent à Paris au printemps 1945. Chantal, malade, désespère, mais miraculeusement elle croise Yvonne, une compagne de baraquement, qui l'amène dans sa famille et la remet sur pied. Elle retrouvera sa s?ur, sa mère, son père même, mais désormais elle a rompu les ponts et veut être libre. Un récit prenant où l'humour vient sans cesse corriger le drame.
Le Thanh Taï-Marc ; Dautremer Rébecca ; Rostand Ed
Cyrano avait un gros pif. Quand il fumait, il se brûlait toujours le bout du nez, mais quand la pluie tombait, sa moustache n?était jamais mouillée.Il était aussi très amoureux de Roxane, sa cousine, qui, elle, était amoureuse de Christian. Comme Cyrano était laid mais intelligent, et Christian, beau mais stupide, ils décidèrent de s?allier pour séduire Roxane?Notes Biographiques : Né le 5 juillet 1967 à Antony (92), il s?oriente tout d?abord vers des études scientifiques, pour finalement étudier les arts graphiques, en premier lieu à L?atelier de Sèvres (Paris 6), puis aux Beaux-Arts de Rueil-Malmaison et enfin à l?EMSAT (école municipale supérieure des arts et techniques de la ville de Paris) où il passe son diplôme en 1995. Il intègre alors un groupe de presse informatique en tant qu?assistant de fabrication pendant 5 mois puis continue à travailler avec eux, mais cette fois en tant que graphiste indépendant. De fil en aiguille, il rencontre les Éditions Eyrolles avec lesquels il travaille de nombreuses années toujours en tant que graphiste pour finalement écrire un premier ouvrage sur le logiciel Photoshop. Rien à voir avec l?écriture pour enfants, pourtant c?est ce livre qui lui pose le pied à l?étrier. C?est à la même époque que Rébecca Dautremer lui propose d?écrire Babayaga. Il se lance et obtient un avis positif de l?éditeur mais surtout de l?illustratrice. Malgré le handicap d?une scolarité en français pas bien terrible, il persiste et finit par dire quand on lui demande son travail qu?il est aussi auteur de livre pour enfants. Il écrit ensuite « Le Voleur et le magicien » avec Aurélia Fronty (une commande qui devait être à l?origine une adaptation d?Aladdin) puis « Avalanche le terrible » et sa suite : « l?Odyssée d?Avalanche », fruit de sa rencontre avec Èlodie Nouhen. Il persiste aussi avec Rébecca Dautremer en adaptant « Cyrano » et avec un ouvrage plus personnel « Le grand courant d?air ».Depuis, il a écrit nombre d'albums en collaboration avec Gérald Guerlais, Benjamin Chaud, Jacques de Loustal, et Rébecca Dautremer. Rébecca Dautremer est née à Gap. Elle a suivi une formation à l?Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris (ENSAD). Ses professeurs la repèrent et l?encouragent à se tourner vers l?illustration. Elle publie son premier album en 1996 chez Gautier Languereau (La chèvre aux loups) et par la suite connaît de nombreux succès tel que Princesses oubliées et inconnues en 2004 et Alice au pays des merveilles en 2010. Passionné par la photographie, son style unique est caractérisé par des points de vue toujours très originaux et une maitrise de la gouache et de la mine de plomb. Grâce à ses succès et la qualité de ses ouvrages, elle a réussi à dépasser les frontières de l?univers jeunesse et de toucher et atteindre un public plus adulte.
Née en Bretagne en 1924, Chantal Le Bobinnec, issue d'une famille de hobereaux traditionalistes, connaîtra une jeunesse chaotique. A son retour d'Allemagne, en 1945, sans diplôme ni formation, Chantal Le Bobinnec a enchaîné les petits boulots jusqu'à sa retraite. Dans cette vie de labeur et de précarité, la musique et l'amitié - celles des habitués de l'atelier de Gen Paul à Montmartre-, furent pour elle des bouffées d'espoir. Curieuse de tout, elle a gardé intact son amour de la Butte et le souvenir des artistes qu'elle y connut.
Ses amis l'appelaient" Gégène ou Popaul ", Louis-Ferdinand Céline, dans Féerie pour une autre fois, l'a surnommé Jules. Moi je l'ai toujours appelé" Gen Paul ". J'avais du respect pour lui. Je le considérais un peu comme le père qui m'avait manqué". Ainsi commence le récit de Chantal Le Bobinnec qui, entre 1950 et 1964, fit partie du cercle des amis du peintre montmartrois né rue Lepic en 1895. Ayant appris à jouer de la guitare avec Alexandre Lagoya qui se produisait au Lapin Agile, elle intéressait Gen Paul qui était passionné de musique et avait joué du cornet à piston au cirque Médrano. Au début, il la surnommait "la môme Guitare", puis il la qualifia d'"Araignée" pour l'affection qu'elle avait su peu à peu tisser. C'est ainsi que Chantal entra dans l'intimité du peintre qui, sous un caractère colérique, aggravé par l'abus d'alcool, cachait infiniment de tendresse. Bientôt elle devint une habituée de l'atelier de l'avenue Junot, participant aux repas et aux fêtes les plus folles. Elle y côtoiera une faune typiquement montmartroise mêlant peintres, écrivains, acteurs, compositeurs, et y croisera nombre de célébrités, comme Daragnès, Marie Bell, Fernand Ledoux, Charles Aznavour, Francis Lai, Marcel Jouhandeau, Marcel Aymé,... sans oublier les joyeux musiciens, les francs buveurs et autres personnages pittoresques rompus à l'argomuche; toute une bohême bon enfant que Chantal restitue avec verve. Elle retrace l'itinéraire de Gen Paul, enfant de Montmartre, qui se souvenait de Toulouse-Lautrec, de la Goulue et du Désossé, comme du clown musicien qui avait commencé sa carrière au cirque, du soldat parti pour la guerre où, en 1915, il sera amputé d'une jambe, de la révélation de la peinture et des premières ?uvres. Et comment ne pas parler de Céline, que Gen Paul rencontra dans les années 1930, et de leur longue amitié? Amitié tumultueuse qui ne survivra pas à la guerre et aux accusations délirantes de l'écrivain. Enfin comment ne pas évoquer Utrillo, l'autre peintre montmartrois qui, avec Gen Paul, incarna au XXe siècle la poésie de la Butte? Biographie: Née en Bretagne en 1924, Chantal Le Bobinnec, issue d'une famille de nobliaux traditionalistes, connaîtra, après une enfance heureuse auprès de sa grand-mère maternelle, une jeunesse chaotique dont elle rend compte dans Ma drôle de guerre à 18 ans également publié aux Éditions de Paris, A son retour d'Allemagne, en 1945, Chantal Le Bobinnec, sans diplôme ni formation, a enchaîné les petits boulots jusqu'à sa retraite en 1981. Dans cette vie de labeur et de précarité, la musique et l'amitié furent pour elle des bouffées d'espoir. Curieuse de tout, elle a gardé intact son amour de la Butte et le souvenir des artistes qu'elle y connut.Claude Duneton, écrivain et historien du langage, a préfacé ce livre où bat le c?ur de Paris ouvrier, Paris bohème, Paris populaire qui lui est cher. Un Paris aujourd'hui disparu.
Lorsqu'on se lamente sur l'état de l'école aujourd'hui, sur l'existence d'élèves illettrés, démotivés, violents, de professeurs malmenés et déboussolés, se pose-t-on suffisamment la question de la formation de ceux sur qui, précisément, repose l'ensemble du système, "les enseignants"?Comment prépare-t-on aujourd'hui les jeunes professeurs à ce métier difficile? Loin du regard des médias et des parents, des institutions, mal connues du grand public, en sont chargées: les IUFM, Instituts universitaires de formation des maîtres.François Vermorel a été l'un de ces jeunes maîtres. Il avait choisi d'enseigner les Lettres, avec enthousiasme mais sans illusions: il savait le métier ardu et l'année de formation éprouvante. Mais ce qui l'attendait dans cet IUFM du Nord en ce mois de septembre plu vieux dépassait tout ce que la rumeur et les récits de ses prédécesseurs lui avaient laissé redouter. Sur un mode ironique et précis, son livre est un témoignage. Il nous entraîne dans un monde qui décourage même les plus motivés. Un monde ubuesque où, à l'issue d'un concours sélectif, on lui fait dessiner des arbres ou colorier des blasons. Où les mots: professeur, élèves, exercices, devoirs, discipline sont frappés d'interdits étonnants. Où on déconseille Le Cid au motif que Corneille y ferait l'apologie du racisme. Où on inculque que toutes les formes de communication se valent, de l'insulte au rap, dès l'instant qu'on peut leur accoler les étiquettes de "citoyenneté" et "d'autonomie". Que la syntaxe et l'orthographe sont la "science des imbéciles" et qu'il ferait à ses élèves une violence inadmissible en leur "imposant" sa "culture bourgeoise". Une institution rompue au lavage de cerveaux où il faut feindre la soumission à des "formateurs" au mieux incompétents, au pire malveillants...Un voyage étonnant qui ne peut manquer d'interpeller: devenue un gigantesque laminoir pour nos enfants, l'Education nationale le serait-elle, en amont, pour ses professeurs? Un livre décapant qui vient à point au moment où l'on s'interroge sur les responsabilités de ceux qui ont conduit à la faillite de l'enseignement et au développement de l'illettrisme.
De nombreux livres d'histoire et de fiction ont été écrits sur le hors-la-loi Jesse Woodson James (1847-1882) et son gang, mais l'ouvrage que son fils lui a consacré est un document unique et inédit en français. Publié en 1899, ce récit fait revivre la figure paternelle à travers souvenirs d'enfance et témoignages familiaux, et retrace aussi les aventures du Robin des bois américain : de sa participation à la guerre civile au Kansas et au Missouri jusqu'à sa mort chez lui tué dans le dos par un traître. Un meurtre qui suscitera bien des créations dont la dernière est le film L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford. Mais ce livre est aussi un plaidoyer pour un héros viril dont le fils cherche à réhabiliter la mémoire, en atténuant la portée de ses meurtres et la réalité de ses vols. D'ailleurs, Jesse James lui-même se pose en victime dans les lettres qu'il envoya aux journaux de son temps (traduites ici) et qui participèrent aussi de la fabrication de sa légende. . . Jesse Edwards James Jr (1875-1951), le seul fils survivant de Jesse James, fut lui-même accusé d'une attaque de train, et apparut dans le premier film dédié à l'histoire de son père, avant de devenir avocat à Los Angeles.
Biographie de l'auteur Professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin, BERNARD COTTRET occupe la chaire d'histoire des îles Britanniques et de l'Amérique coloniale à l'Institut universitaire de France. Il est, entre autres, l'auteur de La2000), d'un Calvin, biographie (Payot) traduit en cinq langues et d'une toute récente Histoire de la révolution américaine (Perrin, 2003).
Fruit d'une vingtaine d'années de recherches sur le rôle joué par les protestants français durant la Seconde Guerre mondiale, ce livre s'efforce de dégager la spécificité de leur contribution. Beaucoup s'illustrèrent très tôt dans la Résistance et le secours aux opprimés, un engagement dicté par leur foi et par leur passé de réfractaires et de proscrits. Le rapprochement camisards et maquisards fut souvent effectué dans le Midi cévenol et l'exemple de Marie Durand les inspira certainement. Une approche analytique fait de cet ouvrage un précieux dictionnaire à triple entrée. On y trouve en effet une centaine d'articles rédigés à partir de mots-clefs (Maquis, Cimade...), de grands thèmes (Résistance, Non-Violence...), de lieux de mémoire et de nombreux témoignages, comme sur le général de Gaulle, qui offrent un solide panorama de la période. Puis, un répertoire biographique rassemble 1 500 personnes, des plus célèbres (le pasteur Boegner, André Philip, Bertie Albrecht, Jean Cavaillès, André Trocmé...) aux héros ordinaires qui, bien souvent, payèrent de leur vie leur fidélité à un idéal. Enfin, un index recense les lieux, les réseaux et les organisations de résistance où se sont illustrées les personnes citées. Une importante contribution à la connaissance d'une période mal connue, par un historien du protestantisme français, lui-même acteur des dramatiques événements qu'il décrit.