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Lectures de César Vallejo
Le Bigot Claude ; Rovira José-Carlos ; Castro Idol
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753551701
Cet ouvrage réunit des approches transversales sur l'ensemble de l'oeuvre de César Vallejo, conçues par des enseignants français et espagnols, spécialistes de littérature hispano-américaine ou poéticiens, mais aussi le commentaire détaillé de plusieurs poèmes phares. A côté des sujets incontournables lorsqu'on aborde l'oeuvre du poète péruvien (dépassement du modernisme, avant-garde et langue populaire, engagement politique), une place particulière est faite à certaines thématiques comme "le travail de l'écriture" ou encore l' "assomption du quelconque", selon l'expression de Jacques Rancière. D'une façon plus générale, l'étude tend à expliciter la révolution du langage opérée par le poète et son aura au sein d'un véritable "poétariat". Derrière une formulation souvent difficile et ouverte à des interprétations divergentes, l'oeuvre de César Vallejo engage une politique du signe qui aboutit à la défense et illustration d'enjeux qui préfigurent les grandes orientations de la poésie du XXIe siècle : préserver la singularité, affirmer la conscience de sol de la poésie, redistribuer les critères de la légitimation, se libérer des contraintes idéologiques, dès lors qu'elles risquent de conduire au dogmatisme.
Le Bigot Claude ; Egger Carole ; Rivalan Guégo Chr
Existe-t-il une autre manière d'aborder l'étude de la littérature, qui soit avant tout une histoire des formes signifiantes ? Telle est la question à laquelle tentent de répondre les auteurs de ce manuel. Le fil conducteur de leur démarche a été de mettre en évidence ce qui fait la spécificité du texte littéraire, sans négliger ce qui dans une approche sociologique constitue les acteurs du champ de la littérature : institutions, monde éditorial, critique littéraire, politique culturelle. Ils ont aussi souhaité rendre au théâtre la place qui lui revenait et qui va bien au-delà de la littérature dramatique puisqu'elle englobe une réflexion sur les dramaturgies jusqu'à l'avènement du théâtre post-dramatique. Soucieux de ne pas perdre de vue l'approche concrète des oeuvres, les questions de morphologie liées au récit de fiction, à la poésie ou encore à l'essai occupent une place centrale dans la mesure où elles induisent un état du signifiant littéraire à une époque donnée. Dans cet ouvrage, les exemples ont été empruntés indifféremment aux patrimoines espagnol et latino-américain, puisqu'il s'agissait avant tout de bâtir la réflexion à partir des problématiques littéraires.
Résumé : Cet ouvrage répond à un double objectif. Dans un premier volet méthodologique, il décrit à l'aide d'exemples les différentes étapes de la dissertation littéraire : analyse du sujet, repérage de la problématique, recherche des idées et élaboration du plan. Une place importante est faite aux outils de la critique littéraire (concepts, bibliographie commentée...) dont la fréquentation permet d'étoffer la réflexion et de varier les modes de lecture d'une ?uvre. Dans le second volet, neuf sujets sont développés in extenso, en espagnol ou en français. Précédés d'une approche didactique, ils illustrent la méthode et offrent un panorama des grands moments de la littérature espagnole : l'épopée, la prose au Siècle d'Or, la comedia, l'esperpento, le théâtre réaliste, le lyrisme classique et contemporain...
Le présent livre offre un panorama à la fois dense et clair de l'évolution des relations Eglise-Etat en Espagne. Quel est le rapport de force entre l'Eglise et le pouvoir franquiste ? Indépendance ou alliance avec le régime ? Quels furent les rapports entre les responsables de l'Eglise catholique et les nouveaux partis démocratiques pendant la transition ? L'arrivée au pouvoir des socialistes en 1982 remit-elle en cause le caractère pacifique des relations Église-État ? L'auteur répond à toutes ces questions sur la base d'une abondante documentation française et espagnole. Sa démarche débute avec le Concile Vatican II et la déclaration solennelle des pères conciliaires selon laquelle l'Eglise devait retrouver son indépendance en supprimant les liens qu'elle avait eu avec l'Etat. L'Eglise espagnole devint en peu de temps une force critique remettant en cause les règles juridiques qui présidaient au fonctionnement du catholicisme d'Etat. La mort de Franco donna véritablement le signal d'un changement d'époque dans les relations Eglise-Etat. L'identification séculaire de l'Eglise au conservatisme social et politique cessa définitivement de marquer le destin politique de l'Espagne. À partir de l'analyse d'événements importants telle l'adoption de la Constitution de 1978, des accords Église-État de 1979 et des grandes lois sur le divorce, l'avortement ou l'enseignement, l'auteur rend compte d'un aspect fondamental de la mutation de la société espagnole.
Le présent traité de versification vise à donner aux étudiants et à tous les amateurs de poésie espagnole l'essentiel des règles qui la régissent : caractéristiques du vers, types de mètre, construction de la strophe et du poème. La connaissance des figures de rhétorique, objet d'un second traité, est aussi fort utile à qui veut appréhender en profondeur le poème et l'expliquer avec un solide savoir technique. L'ouvrage se veut en outre un voyage dans le temps, de l'époque lointaine où le premier troubadour accorda sa vihuela jusqu'à la poésie vivante d'aujourd'hui. Un guide indispensable pour tout hispaniste, particulièrement pour les étudiants candidats aux concours de l'agrégation et du CAPES.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.