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La Fédération unitaire de l'enseignement (1919-1935). Aux origines du syndicalisme enseignant
Le Bars Loïc
SYLLEPSE
37,00 €
Épuisé
EAN :9782847970975
La Fédération unitaire de l'enseignement a joué un rôle déterminant dans la genèse du syndicalisme enseignant contemporain. Née de l'ouverture de la Fédération des syndicats d'instituteurs à tous les enseignants, cette organisation de la CGTU expérimenta un fonctionnement fondé sur l'existence de tendances organisées statutairement reconnues que la Fédération de l'éducation nationale adoptera par la suite. La survivance de plusieurs tendances se réclamant du syndicalisme révolutionnaire est une autre spécificité du syndicalisme enseignant qui fait aussi partie de l'héritage de la Fédération unitaire. Mais son histoire ne se résume pas aux affrontements inhérents à ce mode de fonctionnement. Ses militants ont aussi été confrontés aux questions fondamentales qui n'ont cessé de se poser au syndicalisme enseignant. Il en est ainsi de la place qu'il fallait accorder dans leur lutte à la pédagogie. Partisans des méthodes de l'"Éducation nouvelle", ils ont volontiers mis en avant les réalisations de la Fédération dans ce domaine. Mais la méfiance puis la véritable hostilité avec lesquelles ses dirigeants ont accueilli l'émergence du mouvement initié par l'un des leurs, Célestin Freinet, amène à s'interroger sur la réalité de cette image d'un syndicalisme à la pointe de l'innovation pédagogique. Ils ont surtout été confrontés à un problème qui remettait en cause l'existence même de la Fédération: comment et pourquoi maintenir une organisation "avant-gardiste" et donc nécessairement minoritaire face au puissant Syndicat national des instituteurs héritier des amicales du début du 20, siècle? Si la Fédération a pu survivre jusqu'à la réunification syndicale de 1935, elle le doit à un groupe de militants désireux de démontrer qu'il était possible de réunir les diverses catégories d'enseignants au sein de syndicats départementaux regroupés dans une "fédération d'industrie" et d'éviter ainsi toute dérive "corporatiste". Ils se sont aussi évertués à empêcher la bureaucratisation de leur organisation en limitant par exemple à deux ans le mandat de ses dirigeants. Mais l'histoire de la Fédération unitaire de l'enseignement démontre que de telles mesures ne suffisent pas à elles seules à garantir un fonctionnement réellement démocratique. Autant de problèmes qui n'ont pas fini de susciter des débats au sein du mouvement syndical contemporain!
Présentation de l'éditeur Appelez-moi Plume raconte le vécu d'un soin de l'anorexie. Ecrit sous la forme d'un abécédaire, vous n'y trouverez pas les vingt-six lettres de l'alphabet mais vingt-six regards différents portés sur la maladie. Regards différents mais qui se complètent. Lettre par lettre se dévoile l'histoire de Lucia, jeune fille de dix-huit ans. Le plus souvent c'est elle la narratrice. Cependant son entourage proche prend tour à tour la parole, et c'est ainsi que père, mère, frère, amie et thérapeute s'expriment sur leurs peurs, leurs incompréhensions et leurs espoirs. La route vers la guérison est longue et difficile mais cherchez bien à travers ces mots la présence de la lumière au bout du tunnel.
L'arbitrage international est devenu l'instrument par excellence de résolution des litiges du commerce international. Dans un contexte de mondialisation croissante et de multiplication d'opérateurs évoluant dans des environnements juridiques diversifiés, aux cultures différentes, cet outil de résolution des conflits souple et évolutif en fonction des droits applicables s'est imposé comme le mode par excellence de règlement des conflits. De nature volontaire, l'arbitrage ne s'impose aux parties que lorsqu'elles ont choisi de l'utiliser pour résoudre leurs différends potentiels. Aussi, dans l'accompagnement de la fonction de juger confiée à l'arbitre, le rôle du juge national, chargé du contrôle de la sentence ou de son exécution forcée, est essentiel. Ce rôle du juge de droit commun est d'autant plus fondamental, en ce qui concerne la jurisprudence française, qu'il vient au soutien de la dynamique très forte de la première place d'arbitrage international dans le monde qu'est Paris. Ce positionnement est en grande partie lié à l'élaboration, par plusieurs générations de magistrats français, de grands arrêts posant les principes de fonctionnement de l'arbitrage international, en France et au-delà. C'est pourquoi, plutôt que de commenter les arrêts de manière isolée, chaque thème identifie les aspects structurants de l'arbitrage commercial international et les analyse par les commentaires conjoints de la jurisprudence propre à chaque thématique. Le regard de l'arbitre et du conseil n'est jamais très loin, pour mettre en perspective les principes jurisprudentiels par rapport aux problématiques concrètes auxquels toute procédure arbitrale peut confronter celui qui s'y intéresse. Ainsi chaque lecteur, qu'il soit praticien, étudiant, enseignant, français ou étranger, est accompagné parmi les principes de l'arbitrage commercial international pour en découvrir les fondements et les perspectives, les bases solides comme les évolutions en devenir. Dans un monde où les frontières s'estompent de plus en plus par un accroissement régulier des opérations du commerce international, ces repères sont essentiels pour que chacun puisse jouer son rôle.
Ce recueil "Harmonies" est un voyage musical où les mots sont sculptés sur une partition idéale. Ils lancent des étincelles douces, symphoniques, polyphoniques. Et René Le Bars d'écouter l'harmonie de la terre et du ciel, et même de l'au-delà céleste. Il ressent la poésie des choses et des êtres. Il faut lire ces poèmes comme un bréviaire d ela vie et rêver sur ses pages, tel un homme assis sur un rocher, au bord de la mer...
Très peu parmi les très nombreux ouvrages publiés à l'occasion du centenaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale ont abordé la question du pacifisme, particulièrement mal vu en une période où le nationalisme belliqueux, parfois revanchard, et l'aspiration à l'Union sacrée étaient dominants, y compris à gauche. La majorité des instituteurs mobilisés n'y échappaient pas. Généralement sous-officiers et officiers subalternes, ils ont payé un lourd tribut à la guerre. Ce sont eux en effet qui, à la tête de leurs compagnies, montaient à l'assaut, en fait à la boucherie. Seule une minorité dans laquelle figuraient beaucoup d'institutrices a refusé de se rallier à l'Union sacrée et occupé une place importante dans le mouvement pacifiste. Cette minorité était aussi celle qui était syndiquée à la CGT, à une époque où les fonctionnaires n'avaient pas encore légalement le droit de le faire. Comme l'écrira Pierre Monatte, un dirigeant de la CGT alors, ces enseignants animaient " la seule fédération restée fidèle durant la guerre à l'internationalisme ouvrier, prouvant ainsi la vigueur de son esprit révolutionnaire " . Ce livre retrace la façon dont ces institutrices et instituteurs ont vécu la guerre, notamment à travers les lettres qu'ils ont envoyées à celles et ceux qui partageaient leur engagement.
L'année 2015 marquera l'histoire de la Grèce, de l'Europe et de la gauche. Ce livre constitue un guide pour les lecteurs et les lectrices qui ne se contentent pas de la narration dominante présentée par les grands médias et les créanciers, qui ne se satisfont pas non plus de la version donnée par Yanis Varoufakis, l'ex-ministre des finances du premier gouvernement Syriza, dans son livre Conversations entre adultes et adapté au cinéma par Costa-Gavras. Il est essentiel de prendre le temps d'analyser la politique mise en oeuvre par Yanis Varoufakis et le gouvernement d'Alexis Tsipras car, pour la première fois au 21e siècle, un parti de gauche radicale a été élu en Europe pour former un gouvernement. Comprendre les échecs et tirer les leçons de la manière dont ce gouvernement a affronté les problèmes qu'il a rencontrés sont de la plus haute importance si on veut éviter un nouveau fiasco. Eric Toussaint, qui a coordonné les travaux de la Commission d'audit de la dette mise en place par la présidente du Parlement grec en 2015, a vécu de près les évènements qui ont secoué l'Europe cette année-là, il en maîtrise les tenants et les aboutissants. Comme l'écrit l'historien britannique Adam Tooze, auteur de Crashed : " Que l'on sympathise ou non avec l'orientation qui y est défendue, le livre de Toussaint permet à tout un chacun d'approfondir la compréhension de la scène politique grecque dans laquelle Varoufakis et Tsipras ont opéré. " Un objectif majeur du livre est de montrer qu'à chaque étape cruciale du chemin de croix qui va de février à juillet 2015, il y avait la possibilité d'opter pour une alternative. Les mesures qu'il aurait fallu mettre en pratique et les initiatives qu'il était possible de prendre sont bien identifiées et clairement argumentées. Elles dépassent le cadre national et alimentent la réflexion stratégique sur les batailles politiques pour l'émancipation sociale. L'auteur démontre de manière convaincante qu'une victoire était possible et que ce qui s'est passé n'était pas inéluctable.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
En 2010, Lula quittait la présidence du Brésil avec 80% d'approbation et des indicateurs économiques au beau fixe. Moins d'une décennie plus tard, Dilma Rousseff qui lui a succédé est destituée par un coup d'Etat parlementaire et Lula est emprisonné à la suite d'un procès politique. Pire, l'élection présidentielle de 2018 a livré le pays à un militaire d'extrême droite. Que s'est-il donc passé? ? fabio luis barbosa dos santos tente d'y répondre en brossant le portrait des mandats du Parti des travailleurs à la tête du pays. Il montre la dérive d'un parti qui fut le centre de gravité des luttes sociales au début des années 1980 pour finir par devenir le "bras gauche" de l'ordre en vigueur au cours des années 2000. Essai sur l'histoire récente du Brésil, ce livre revient aussi sur l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro et scrute le chapitre brésilien du glissement mondial vers un néolibéralisme toujours plus violent, autoritaire et inégalitaire.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.