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LA QUESTION JUIVE
LAZARE BERNARD
ALLIA
15,20 €
Épuisé
EAN :9782844854377
On ne pourra jamais détruire l antisémitisme; on pourra momentanément en enrayer les manifestations violentes, mais on le verra réapparaître suivant les circonstances. Le Juif est trop nécessaire aux peuples chrétiens, l antisémitisme trop utile pour les possédants, les chefs d État, les dirigeants des nations chrétiennes. Le Juif n existerait pas pour qu on puisse détourner sur lui les colères de ceux qu on spolie et sauver ainsi les coffres-forts qu ondoya l eau du baptême, qu assurément on l inventerait.Ce volume rassemble tous les textes consacrés par Bernard Lazare à la question juive. S y dessine l itinéraire d un Juif si bien intégré dans la société française qu il n a d abord que mépris pour les Juifs de l Est émigrés et qui, peu à peu, prend conscience de sa judéité en même temps qu il s engage dans le combat social. Itinéraire qui le conduira jusqu au sionisme; mais, refusant de sacrifier son idéal libertaire, Lazare se brouillera rapidement avec Herzel. Son talent extraordinaire de polémiste éclate à chaque page de ce livre, notamment dans les textes consacrés à Drumont.
Là, de l'autre coté de la porte, sur le seuil de la vie, un frère mort. Imbéciles, nous sortons du nid où nous avions rêvé le monde et à peine nous dévalons la pente qu'il nous faut des béquilles.
Résumé : Bernard Lazare (1865-1903) fut le premier des dreyfusards. Grande figure du judaïsme français, il fut un temps proche de Herzl sans jamais pour autant se départir de ses convictions anarchistes. L'Antisémitisme, son histoire et ses causes est l'ouvrage fondamental de Lazare, dans lequel il s'emploie à penser le rapport des juifs au politique. Cette histoire politique du judaïsme est devenu un classique pour pour ceux qui s'intéressent à l'histoire de la religion juive et ses relations à la politique et aux Etats.
Simone Weil (1909-1943) est engagée dès 1927 dans le syndicalisme révolutionnaire. Elle rejoint le monde ouvrier en 1934-1935 pour vivre sa condition, soutient le Front populaire, participe à la guerre d?Espagne, rallie enfin la Résistance et meurt en Grande-Bretagne en laissant une masse d?écrits inédits dont sa Note sur la suppression générale des partis politiques. Pour que le peuple vive dans la justice et la vérité qui ne peuvent être qu?une, deux grandes conditions sont requises selon elle : l?absence de passion collective et la possibilité d?exprimer une pensée sur les problèmes fondamentaux de la vie publique. Or, les partis politiques comme les Églises s?opposent systématiquement à cette double exigence. Ayant un dogme, ils fonctionnent sur la base de la discipline et leur seul mobile réside dans leur propre développement. Autrement dit, ils sont " décerveleurs ", d?où l?urgence de supprimer les partis qui enferment le peuple dans le danger manichéen du pour et du contre et qui l?empêchent de penser par lui-même.
La Chine est de plus en plus présente dans le monde, mais elle en est en même temps comme absente. Nous n'entendons pas sa voix. Jean François Billeter
Publiées de façon posthume en 1845, ces Pensées sur le caractère des hommes et leur conduite dans la société présentent, sous forme d'aphorismes, d'anecdotes significatives ou de sentences lapidaires, l'essentiel des conclusions léopardiennes sur la morale.
Résumé : Nous avons perdu notre foyer, c'est-à-dire la familiarité de notre vie quotidienne. Nous avons perdu notre travail, c'est-à-dire l'assurance d'être de quelque utilité en ce monde. Nous avons perdu notre langue, c'est-à-dire le naturel de nos réactions, la simplicité de nos gestes, l'expression spontanée de nos sentiments. Hannah Arendt.