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Le feu de nos empreintes
Laye Barnabé
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782336474656
Lorsque l'âme du poète se conjugue au souffle créateur du sculpteur, nait un dialogue entre le verbe et la matière. L'alchimie de l'intime transmute la Parole et transcende la matière. Comme l'écrit le poète Hafid Gafaïti "Poèmes de l'élan, textes déroulés comme un éloge de l'union, les mots de Barnabé Laye sont un hymne aux chemins des amants vers l'amour et la tendresse pendant que les sculptures de Franceleine Debellefontaine nous offrent une sublimation de la femme au rythme des incantations et des offrandes du poète." Ce recueil à deux voix né de longs silences à l'orée de leurs sentiers créatifs frôle l'intime. Michel Bénard (Lauréat de l'Académie Française) ajoute "L'un sculpte ses textes, mot après mot, émotion après émotion, certitude après certitude jusqu'à la création absolue. L'autre grave dans la pierre l'image du verbe révélateur de la Parole annonciatrice de la beauté pure et absolue. Ainsi au terme d'un long cheminement, d'incertaines errances, le poète poursuit son chemin de vérité et s'en retourne au silence en transmettant le fruit de sa Parole au geste du sculpteur, qui, signe après signe, trace après trace, immortalise dans le marbre le poème de la complicité."
Le poète béninois Barnabé Laye poursuit avec ce recueil, une oeuvre poétique qui interroge l'histoire de l'Afrique et le monde. C'est à travers ce qui peut influer culturellement sur la personnalité de chaque être que l'auteur signifie les valeurs qui le rattachent au reste de l'Humanité. C'est une poésie de la rencontre de soi autant que de l'autre.
Par les métamorphoses de la poésie Barnabé Laye reconstruit l'homme inachevé, l'homme stigmatisé par son histoire implacable et cruelle. Ici, on ne peux s'empêcher d'y superposer ce concept nietzschéen de l'homme qui se sculpte lui-même. Qui se construit ! Barnabé Laye a bien compris qu'il faut demeurer dans la prudence des mots, et que c'est bien dans les sphères de l'expérience et les épreuves que s'émiettent les déchirures de la vie pour que l'âme puisse s'y épanouir...
Le chant des cannes à sucre résonne comme un hymne, une cantate aux accents de gospels. Et c'est le blues qui envahit la mémoire... Dans l'agitation du port de Ouidah, un galion est aux amarres. Sur le pont montent les hommes du jeune roi d'Abomey chargés d'une mission : aller rechercher la reine-mère, vendue comme esclave au Brésil, il y a une vingtaine d'années suite à des intrigues de cour. Dans les cales, on entasse les captifs pour un voyage sans retour. Après un périple côtier de El Mina à Gorée, le vaisseau entamera sa longue traversée de l'océan jusqu'à Bahia. Aventure au coeur de l'Afrique en 1822, le récit nous entraine dans l'organisation sociale du royaume, on partage la vie des Européens à Ouidah, on assiste au commerce des armes et des denrées de toutes sortes venues d'Europe en échange du commerce des esclaves. Mais peu à peu, on découvre une Afrique profonde, ses coutumes et ses rites, ses croyances et ses dieux. La reine-mère reviendra-t-elle dans son pays ? Nul ne connait l'histoire de la prochaine aurore, dit le proverbe. Ce récit est en définitive l'histoire de l'Homme, ballotté, tel ce bateau au milieu des flots, entre humanité et barbarie, entre bonté et cruauté, entre amour et haine. L'Homme, toujours entre ombre et lumière...
De livre en livre, de poème en poème, Barnabé LAYE raconte une histoire, son histoire, à la manière des griots de son enfance africaine. Les métamorphoses de sa vie et de son être profond se déroulent et se dévoilent comme sur un écran noir que les mots illuminent. L'oeuvre forme un ensemble que l'anthologie "La Parole et le Feu" nous laisse entrevoir comme s'il s'agissait d'un seul livre. C'est le roman de la vie d'un enfant d'Afrique parti vers des horizons au-delà des mers, emportant dans son cur toute la poésie des mots essentiels.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.